mercredi 11 mai 2011

Reign of TV Shows #2 : Queer As Folk by Russel. T. Davies.



Si aujourd'hui l'homosexualité est très présente sur le petit ou grand écran, on ne peut pas dire que les séries "gay" soient légions (pas que ce soit un reproche, juste un fait) : à l'esprit comme ça, on pense à Noah's Ark (pas la plus connu et axé pour un public afro-américain), The L World et évidemment la célèbre Queer As Folk.
Concernant cette dernière, le remake américain est beaucoup plus connu que l'original britannique : plus long (5 saisons de 83 épisodes contre 8 épisodes + une seconde saison en forme de film de 1h30 pour la série anglaise ), plus diffusée et donc chaque fois que l'on fait référence à la série, c'est plutôt le remake qui est évoqué, laissant dans l'ombre la série originelle anglaise pourtant non seulement bien meilleur, bien plus concise mais surtout encore aujourd'hui une référence, et pas seulement pour un public gay.



Queer As Folk (dont le nom provient d'une expression) narre les aventures de trois personnages : Stuart, playboy à l'assurance magnétique, qui navigue de plans sexe en plans sexe, sans jamais s'attacher à qui que ce soit, vortex qui attire tous ceux qui gravitent autour de lui; Vince, son meilleur ami, l'exact opposé, plus discret, moins confiant et fan invétéré de la série Docteur Who (dont Russel T. Davies s'occupera du remake par la suite avec la qualité et le succès qu'on connait); et Nathan, jeune homme de 15 ans, qui commence à découvrir son homosexualité et rencontre Stuart alors qu'il se ballade sur Canal Street (quartier gay de Manchester).
Autour de ces personnages gravitent d'autres figures secondaires tels que Hazel, l'exubérante mère de Vince ou la "queen" Alexander, chacun incarnant de près ou de loin une des multiples facettes de l'homosexualité.



Si la série est aujourd'hui une référence, c'est parce qu'elle reste l'une des rares à aborder une grande diversité de sujets, plus ou moins grave, toujours avec justesse, humour et sans dramatisme exacerbé, échappant à tous clichés et finalement toute tentative de communautarisme.
Si la série se veut d'une certaine manière le témoignage d'un certain mode de vie gay, elle est surtout simplement une fiction plus ou moins inspirée de la réalité (on se doute que certains éléments font partie du vécu du créateur) qui n'a jamais pour but de militer pour une quelconque cause gay, lorsqu'elle a un message à passer, Queer As Folk procède plutôt par petites touches, pas de grandiloquence dans la tragédie (voir la scène de la saison 2 dans laquelle Nathan répond à son professeur en lui reprochant de rester inactif aux insultes qu'on lui lance),  la série se veut un divertissement présentant trois personnages, trois tranches de vies qui prennent chacun un chemin différent tout en se croisant.



Et c'est en cela que Queer As Folk est une très bonne série, s'adressant autant à un public gay que hétéro, doté d'une énergie réjouissante que l'on retrouvera bien plus tard dans des productions tels que Skins ou Misfits, et abordant les sujets sans tabous, de la différence d'âge entre Nathan et Stuart (l'un à 15 ans, l'autre le double), le threesome, le sexe pur... Queer As Folk évite tous les écueils que l'on peut trouver aujourd'hui en choisissant de s'adresser à un public adulte comme plus jeune, sans niaiserie, sans hypocrisie, sans alarmisme, et surtout de donner une vision de l'homosexualité au quotidien foncièrement positive, ce qui manque peut être aujourd'hui.

dimanche 8 mai 2011

Heres Come a New Challenger #6 : King Night.

Dans la famille des groupes mystérieux qui font le buzz en attendant leur album, après la jeunesse apocalyptique de WU LYF, voici venir un groupe au nom intriguant : Just A Number 05272011. Un nom (est-ce vraiment le véritable nom de leur groupe) et une date qui suffise déjà à titiller la curiosité et à se demander ce qu'il se passera à cette date fatidique.
L'identité du groupe (d'ailleurs est-ce bien un groupe) est tout aussi obscur, tout au plus apprend-on par-ci par-là qu'ils sont originaires de l'Ile de Man, un archipel britannique situé vers l'Irlande mais leur son rappelle furieusement les suédois de The Knife ou Fever Ray, une pop mâtiné d'électronique, nocturne, sorcière.
Quelques titres sont déjà écoutables sur le net, notamment le dansant The Business ou He Didn't Want A Love Song aux atmosphères envoutantes et dont le clip très minimaliste (un cutie esquisse quelques mouvements face à la caméra sur fond noir) captive totalement l'attention et donne envie d'en savoir plus : rendez vous le 27.




mercredi 4 mai 2011

How Is Your Life Today?



Quelqu'un a dit un jour que chacune de nos actions, de nos décisions, chacun de nos actes, de nos choix se situait soit dans le domaine de la raison, soit dans le domaine de la passion. Notre vie entière pourrait se résumer à ces deux seules concept : d'un coté le bon sens prudent, de l'autre la déraison folle et fougueuse.
Dans quel domaine se trouve t'on lorsque l'on cherche inlassablement sans trouver? Lorsque l'on traque une chimère sur une base d'éléments réduit à l'obsession?
La quête est une espèce de voyage solitaire que personne ne peut comprendre à part celui qui cherche, et encore parfois lui même à du mal à comprendre le sens de tout cela, si tant est qu'il y en ai un, si tant est qu'il y ait un sens à toute chose.
L'intérêt évolue par cycle et par strates, par paliers : l'émulation marque le départ, l'excitation de démarrer les recherches marquée par les espoirs naïfs que l'on nourrit... Rien n'est jamais aussi facile que vous le pensez, c'est une règle à ne jamais oublier, et que la suite de l'aventure se charge de vous rappeler : il y a toujours un truc que vous avez oublié, des obstacles plus ou moins gros qui se dresseront sur le chemin, on obtient jamais l'objet que l'on convoite aussi facilement qu'on le voudrait, c'est frustrant mais c'est ce qui fait la valeur de l'objet.
A ce moment vient donc la phase de remise en question et du brutal retour à la réalité : vous avez beau chercher et persévérer, la réussite de la quête est toujours incertaine; plus on cherche, moins on semble trouver et c'est à partir de là qu'on en vient à se demander si tout ça est bien sensé, si tout ça n'est pas un peu stupide, surtout si ça ne repose sur pas grand chose.
Surtout la quête demande de la disponibilité, du temps à lui consacrer, de la détermination : le simple fait de chercher, d'essayer différents moyens d'arriver au but, ronge votre temps mais vous ronge aussi d'une certaine manière.
C'est à ce stade que les chemins se séparent : certains abandonnent, à cause de l'échec répété, ou parce qu'ils sont passés à autre chose, ou parce que finalement ils ont décidés que tout ceci était idiot; d'autres continuent envers et contre tout et certains oublient pour un temps lorsqu'ils ont trouvés un objet de compensation mais finissent irrémédiablement par y revenir. Pourquoi? Parce qu'ils ont trop investi pour lâcher aussi facilement. Parce que la passion l'emporte finalement. Parce que certaines questions exigent des réponses, même très lentes. Ou bien il n-y a aucune raison logique, ils sentent juste au fond d'eux le besoin de continuer, même si cela semble contredire la raison.
 Alors lorsque l'on s'évertue à traquer une chimère sans vraiment savoir si on réussira à la retrouver au final, sans avoir quand on l'aura trouver si on pourra conserver le trésor, se situe t-on dans le domaine de la raison ou de la passion.
Depuis l'aube de l'histoire, chaque homme à cherché quelque chose : il a pu s'agir d'un élément d'une importance universelle comme le feu, d'un objet matériel ou d'un trésor comme Le Graal, d'un concept abstrait comme La Vérité ou d'une personne. Les Hommes ont toujours cherché, et si l'on devait donner l'une des caractéristique d'un être humain ce serait ça qui me viendrait à l'esprit, la Quête, la recherche éternelle, la poursuite d'un but.
Si quelques entités extra-terrestre ou quelques puissances supérieures, caché dans les replis sombre de l'espace nous observait, de si haut, nous agiter comme des fourmis, constamment, est ce qu'il nous trouve amusant ou intéressant?
C'est ce que nous sommes, des humains, à l'échelle de fourmis face à nôtre environnement et aux forces qui dirigent nos vies, des humains sans cesse tirailler par des questions dont nous n'aurons pour la plupart peut être jamais les réponses, mais nous continuerons de chercher, je continuerais de chercher, jusqu'à la fin de nôtre vie, parce que c'est ce que nous avons toujours fait, et parfois on a finit par trouver, et la joie qui en a découlé n'a aucun égal.

mardi 3 mai 2011

Interlude - Post d'Inutilité Publique.



Parce que Patrick Roy n'est pas mort, depuis 18 ans il fait une belote dans une grotte du Groenland en compagnie de Hitler, Elvis Prestley  et désormais Oussama Ben Laden... autant dire que ça doit être le gros délire tous ensemble.