jeudi 26 septembre 2013

Music For The Masses #20/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (13 - Preview) : Connor Maynard : R U Crazy.



Conor Maynard faisait parti de ces clones de Bieber apparu sur le tard l'année dernière par une bande de producteur anglais peu scrupuleux. Son album s'était finalement révélé assez différent du style du Canadien sans pour autant être resté mémorable malgré quelques bons titres (majoritairement les singles).
Le jeune homme revient avec la volonté d'afficher un son plus mature et je dois avouer que je ne sais pas trop quoi penser.
De prime abord, on dira que ça ressemble à du Justin Timberlake, dans le son autant que dans le clip; la vérité c'est que ça ne ressemble pas à grand chose, si ce n'est peut être à Labrinth, nouvelle gloire musicale outre-manche qui m'en touche une sans bouger l'autre et avec qui Conor à écrit et produit le titre.
Dans le fond, on pourrait dire que c'est une qualité que de ne ressembler à personne, sauf que ça en serait une s'il avait la trentaine. Là le pauvre Conor à 20 ans et s'il veut exporter sa musique, il faudrait qu'il fasse des trucs de son âge. Et par pitié qu'on arrête de lui coller une image de bad boy, c'est non seulement gonflant mais aussi très ridicule : un peu d'humilité ne lui ferait pas de mal.
Force est de constater que si le titre finit par être vaguement sympa au bout de 10 écoute, le pauvre garçon ne sait pas s'habiller et à déjà perdu tout son potentiel de cutie.
L'album sort fin octobre, et je doute que le succès ce soit encore pour cette fois.

samedi 14 septembre 2013

Music For The Masses #20 : Girls Do It Better?.


Lady Gaga a toujours fait de la merde sauf que cette fois, elle assume et n'essaie pas de l'enrober dans un emballage trompeur. Et elle le dit même dans les paroles. Le clip par contre est toujours aussi laid que les précédents


Voilà donc la vidéo qui a choqué l'Amérique puritaine : Miley Cyrus, l'ex égérie Disney, à poil, en train de faire de la promo érotique pour des outils de chantier... que ne ferait-on pas pour qu'on parle de soi? A peine célèbre, déjà en mal de notoriété : cette époque va vraiment trop vite pour moi je crois.


Katy Perry c'est deux très bons titres au début de sa carrière ("I Kissed A Girl" et "Hot N Cold") soit avant qu'elle ne se se prenne trop au sérieux. Ensuite, c'est un second album de merde. Il semblerait qu'elle ait repris le bon chemin, "Roar" est bien plus supportable que ses précédents singles. Même si elle même n'est pas devenu plus intéressante, et que la "lyrics video" est bien meilleure (ne serait ce que parce qu'on a pas à se taper une Katy Perry qui doit être planquée sous une tonne de maquillage vu comme elle semble en plastique)

jeudi 12 septembre 2013

Music For The Masses #19/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes #12 : Cody Simspon - Surfers Paradise.




Voilà, la rentrée a enfin sonné et l'automne semble avoir démarré presque en même temps : terminé le temps des ballades sur la plage sous 40° à mater tous ce qui bouge : il fait nuit à 20h, on est obligé de ressortir les pulls : putain de vie de merde.
Pour compenser ces affreux mois qui vont suivre, voilà donc un nouvel arrivé au rayon des teenagers baisables qui font de la pop pour adolescentes en pleine crise hormonale.

Cody Simpson vient tout droit du pays des kangourous (l'Australie donc pour ceux qui seraient nuls en géo) et à commencé sa carrière en 2010 et sorti son 1er album l'année dernière, surtout remarqué dans son pays et par quelques pucelles à travers le monde qui n'ont pas été insensibles à sa jolie crinière blonde.
Bon autant le dire tout de suite : si Cody était très mignon (mais largement underrage), son premier essai était relativement insipide, une espèce de sous Justin Bieber avec quelques trucs potables par moment mais globalement assez ignobles.




Le jeune Australien revient donc un an plus tard, complètement métamorphosé : où est passé l'ado au visage de gamin et à la chevelure de boucle d'or? Le garçon a pris du muscle et soudainement, j'envisage enfin des trucs digne du meilleur du porno en le voyant.
Musicalement aussi, Cody affiche clairement une volonté de montrer sa vraie personnalité et de ne pas rester cantonné dans la case "clone de Bieber". L'album est bien plus mature, bien plus écoutable, à l'image des deux premiers singles : le RNB/pop "Pretty Brown Eyes" et la très jolie ballade "Summertime Of Our Lives" (dans lequel on avait envie d'aller se balader au bord de la mer avec le blondinet).
Quand je dis que l'album est à l'image de ces deux titres, je parle littéralement : on a donc droit à de jolies ballades pop acoustiques qui sentent l'été, le sable et les embruns... quoique étrangement celles ci se trouvent surtout en fin d'album et ne soit pas ce qui m'est marqué le plus : "Rainy Day" est plutôt classique, pas désagréable à écouter mais pas ultra mémorable non plus, "Awake All Night" est totalement acoustique pour le coup et plus efficace, même si après avoir vu le clip, je ne peux effacer de mon cerveau l'image du jeune homme torse nu sur son sofa (et j'aurais tendance à penser que ça joue dans l'appréciation du titre...)




Le reste de l'album est composé de titre pop au fond desquels on peut encore entendre les anciennes influences RNB du premier album, mais la fusion des deux donne des trucs pas trop dégueu, même si on zappera "Love", tentative mineure de pop/reggae en duo avec Ziggy Marley et "Better Be Mine", un titre qui n'a pas grand chose pour lui, que ce soit au niveau des paroles ou de la musique (cet ignoble refrain...même si je serais prêt à tout lui pardonner quand il dit "It doesn't matter what they say, imma do it anyway" avec ce délicieux petit accent).
"Imma Be Cool" joue la carte de l'ultra décontraction mais reste encore trop mineur malgré un refrain simple mais très efficace. Il vaut mieux se pencher sur les premiers titres : de l'ouverture "La Da Dee" qui aurait pu sombrer dans la mièvrerie mais qui trouve le juste milieu pour être le titre le plus charmant de l'album au très "Ed Sheeranien" "Sinkin'It", en passant pas le très catchy "No Ceiling", voilà une paire de titres qui fonctionnent vraiment bien sans jamais être putassier ou lourdingue.
Le meilleur titre reste paradoxalement "If You Left Him For Me" : le côté dance aurait pu tout gâcher, le titre joue la carte de l'efficacité sans vraiment faire dans la légèreté et c'est le genre de paroles qu'on aurait imaginer habituellement plutôt dans une ballade mais étrangement ça marche et il passe très bien en repeat.




"Summertime Of Our Lives" n'est surement pas encore l'album qui fera connaitre Cody Simpson hors de ses frontières océaniques mais c'est en tout cas un bel essai de la part de l'Australien pour offrir quelque chose de plus consistant et de plus mature. C'est déjà bien meilleur que son précédent album et c'est surtout plus cohérent avec sa personnalité. Un album encore imparfait mais qui sent l'été et les plages ensoleillés et comporte son lot de tubes. Certes pas encore de quoi faire de l'ombre aux grosses pointures de l'usine à liquide séminal mais un sympathique outsider qui mériterait un peu plus d'attention.