Voilà, la rentrée a enfin sonné et l'automne semble avoir démarré presque en même temps : terminé le temps des ballades sur la plage sous 40° à mater tous ce qui bouge : il fait nuit à 20h, on est obligé de ressortir les pulls : putain de vie de merde.
Pour compenser ces affreux mois qui vont suivre, voilà donc un nouvel arrivé au rayon des teenagers baisables qui font de la pop pour adolescentes en pleine crise hormonale.
Cody Simpson vient tout droit du pays des kangourous (l'Australie donc pour ceux qui seraient nuls en géo) et à commencé sa carrière en 2010 et sorti son 1er album l'année dernière, surtout remarqué dans son pays et par quelques pucelles à travers le monde qui n'ont pas été insensibles à sa jolie crinière blonde.
Bon autant le dire tout de suite : si
Cody était très mignon (mais largement underrage), son premier essai était relativement insipide, une espèce de sous
Justin Bieber avec quelques trucs potables par moment mais globalement assez ignobles.
Le jeune Australien revient donc un an plus tard, complètement métamorphosé : où est passé l'ado au visage de gamin et à la chevelure de boucle d'or? Le garçon a pris du muscle et soudainement, j'envisage enfin des trucs digne du meilleur du porno en le voyant.
Musicalement aussi,
Cody affiche clairement une volonté de montrer sa vraie personnalité et de ne pas rester cantonné dans la case "clone de Bieber". L'album est bien plus mature, bien plus écoutable, à l'image des deux premiers singles : le RNB/pop
"Pretty Brown Eyes" et la très jolie ballade "
Summertime Of Our Lives" (dans lequel on avait envie d'aller se balader au bord de la mer avec le blondinet).
Quand je dis que l'album est à l'image de ces deux titres, je parle littéralement : on a donc droit à de jolies ballades pop acoustiques qui sentent l'été, le sable et les embruns... quoique étrangement celles ci se trouvent surtout en fin d'album et ne soit pas ce qui m'est marqué le plus : "
Rainy Day" est plutôt classique, pas désagréable à écouter mais pas ultra mémorable non plus, "
Awake All Night" est totalement acoustique pour le coup et plus efficace, même si après avoir vu le clip, je ne peux effacer de mon cerveau l'image du jeune homme torse nu sur son sofa (et j'aurais tendance à penser que ça joue dans l'appréciation du titre...)
Le reste de l'album est composé de titre pop au fond desquels on peut encore entendre les anciennes influences RNB du premier album, mais la fusion des deux donne des trucs pas trop dégueu, même si on zappera "
Love", tentative mineure de pop/reggae en duo avec
Ziggy Marley et "
Better Be Mine", un titre qui n'a pas grand chose pour lui, que ce soit au niveau des paroles ou de la musique (cet ignoble refrain...même si je serais prêt à tout lui pardonner quand il dit "
It doesn't matter what they say, imma do it anyway" avec ce délicieux petit accent).
"
Imma Be Cool" joue la carte de l'ultra décontraction mais reste encore trop mineur malgré un refrain simple mais très efficace. Il vaut mieux se pencher sur les premiers titres : de l'ouverture "
La Da Dee" qui aurait pu sombrer dans la mièvrerie mais qui trouve le juste milieu pour être le titre le plus charmant de l'album au très "Ed Sheeranien" "
Sinkin'It", en passant pas le très catchy "
No Ceiling", voilà une paire de titres qui fonctionnent vraiment bien sans jamais être putassier ou lourdingue.
Le meilleur titre reste paradoxalement "
If You Left Him For Me" : le côté dance aurait pu tout gâcher, le titre joue la carte de l'efficacité sans vraiment faire dans la légèreté et c'est le genre de paroles qu'on aurait imaginer habituellement plutôt dans une ballade mais étrangement ça marche et il passe très bien en repeat.
"
Summertime Of Our Lives" n'est surement pas encore l'album qui fera connaitre
Cody Simpson hors de ses frontières océaniques mais c'est en tout cas un bel essai de la part de l'Australien pour offrir quelque chose de plus consistant et de plus mature. C'est déjà bien meilleur que son précédent album et c'est surtout plus cohérent avec sa personnalité. Un album encore imparfait mais qui sent l'été et les plages ensoleillés et comporte son lot de tubes. Certes pas encore de quoi faire de l'ombre aux grosses pointures de l'usine à liquide séminal mais un sympathique outsider qui mériterait un peu plus d'attention.