C'est officiel, en attendant le début de la guerre entre les deux Corée pour palier à toutes les rediffusions merdiques d'Asterix qu'on va se taper durant Noël, l'hiver est en avance : fin novembre et il fait déjà aussi froid que dans le grand nord (sauf qu'on a pas les vikings, faudra faire avec) et la neige a déjà fait son apparition.
Les SDF et les vieux vont crever plus tôt que prévu donc, et pendant ce temps, il va bien falloir de quoi rythmer nos longues soirées d'hiver.
Certains albums étant bien plus appropriés en hiver que sous le soleil, certaines chattes aiment aussi les disques aussi froid qu'une nonne au couvent, aussi vivant que les bébés Courjault, aussi joyeux qu'un orphelinat en Roumanie, petit passage en revue de la collection hivernale, histoire de ne pas être pris au dépourvu quand la bise sera venu et de pouvoir déprimer tranquillement seul dans sa chambre pendant que votre famille se pinte au Mister Cocktail.
Enjoy!!!
Les mormons de Low ne sont pas les plus déconneurs, faut croire que le quotidien au Minnesota doit être plutôt morne et grisailleux. Le premier album d'Alan Sparhawk et Mimi Parker (un joli couple de dépressif) donnait déjà le ton : lent, froid... si vous cherchez un peu de chaleur, c'est pas ici que vous le trouverez.
Celui ci est devenu intouchable, tant la beauté y côtoie une guitare triste et plaintive, sur un rythme arrosé par le Tranxène, qui vous berce dans un cocon glacial.
On notera l'emploi du conditionel dans le titre de l'album, "je pourrais vivre dans l'espoir", mais il faudrait déjà le trouver, et visiblement c'est pas demain la veille, dieu merci!
Si le dégout du monde suffisait à lui seul à conférer la sainteté, je vois pas comment je pourrais eviter la canonisation.
samedi 27 novembre 2010
jeudi 25 novembre 2010
Constant Shallowness Leads To Evil [12] - The Angelic Conversation (1994)
Coil a très souvent travaillé en colaboration avec Derek Jarman, cinéaste anglais underground à qui l'ont doit notamment le sublime Caravaggio, et cet album est le témoignage de leur première collaboration.
Le film de Jarman divisera surement autant que la B.O, puisqu'il ne consiste qu'en la juxtaposition d'une série de tableau homo-romantique/homo-érotique, sur une cadence ralentie.
L'album de Coil qui lui sert de fond sonore est à l'image du long métrage, une musique très lente, sensuelle, voire minimaliste, qui n'est pas sans rappeler parfois les tout premiers travaux du groupe ("Angelic Stations" et ses bruits de gongs accompagnés de bourdonnements rotatifs), une musique rituelle, quelques fois des bruits naturels (de l'eau sur "Escalation") et sur ces quelques étranges éléments, Judi Dench (l'actrice que l'on connait pour avoir joué le rôle de M dans les adaptations cinématographiques des James Bond) qui récite des sonnets de Shakespear, d'une voix hypnotisante.
Le rythme se fait soudain plus martial au milieu de "Escalation", et on notera aussi "Montecute" en conclusion qui se détache du lot mais reste une version épurée de "At The Heart Of It All" que l'on trouvait sur Scatology.
On peut trouver ça intéressant, curieux, poétique et envoutant, mais on peut très bien trouver ça très schiant aussi, c'est pas interdit, mais il n'y aura pas de demi mesure avec cet album qui est un sans vraiment en être.
Veillée Mortuaire.
Pay your respect to the vultures, for they are your future.
THE LAST AMETHYST DECEIVER
Il y a quelques semaines, on célébrait l'anniversaire de la mort de John Balance, génie irréel, l'une des deux têtes pensantes du groupe Coil, qui aura su bercer les nuits de ceux qui connaissaient leur travaux.
Aujourd'hui, c'est l'autre face de la pièce qui s'en est allé, dans la nuit de mercredi à jeudi, Peter Christopherson est mort, s'en allant rejoindre son ancien compagnon parmi les astres, dans ce palais où John devait attendre impatiemment son arrivée, mais pas si tôt.
Descendant direct de Throbbing Gristle, Coil a exploré une voix plus mélodique, magique, onirique... la volonté des deux membres était de créer une musique qui s'adresse autant au corps qu'à l'esprit, de trouver l'essence magique du son, des mélodies; au fil des années, ils ont créer des cauchemards (la première période industrielle), des nouvelles portes de perception, chimiques (la période LSD) puis des rêves, des créatures magnifiques d'autres dimensions, des êtres qu'ils ont enfantés dans la beauté d'une musique qui ne ressemblait à aucune autre (la période "Music To Play In The Dark).
Coil n'est donc plus de ce monde, mais est désormais réuni comme deux frères, comme deux anciens amants, en une étoile plus brillante que jamais, qui continuera malgré tout à éclairer notre chemin.
And to the crows, and to the carrion crows, and to the raven...
THE LAST AMETHYST DECEIVER
Il y a quelques semaines, on célébrait l'anniversaire de la mort de John Balance, génie irréel, l'une des deux têtes pensantes du groupe Coil, qui aura su bercer les nuits de ceux qui connaissaient leur travaux.
Aujourd'hui, c'est l'autre face de la pièce qui s'en est allé, dans la nuit de mercredi à jeudi, Peter Christopherson est mort, s'en allant rejoindre son ancien compagnon parmi les astres, dans ce palais où John devait attendre impatiemment son arrivée, mais pas si tôt.
Descendant direct de Throbbing Gristle, Coil a exploré une voix plus mélodique, magique, onirique... la volonté des deux membres était de créer une musique qui s'adresse autant au corps qu'à l'esprit, de trouver l'essence magique du son, des mélodies; au fil des années, ils ont créer des cauchemards (la première période industrielle), des nouvelles portes de perception, chimiques (la période LSD) puis des rêves, des créatures magnifiques d'autres dimensions, des êtres qu'ils ont enfantés dans la beauté d'une musique qui ne ressemblait à aucune autre (la période "Music To Play In The Dark).
Coil n'est donc plus de ce monde, mais est désormais réuni comme deux frères, comme deux anciens amants, en une étoile plus brillante que jamais, qui continuera malgré tout à éclairer notre chemin.
And to the crows, and to the carrion crows, and to the raven...
mardi 16 novembre 2010
Here's Come A New Challenger #3 : Winter Ghost.
Voilà une belle brochette que le trio constituant l'entité Former Ghost : Nika Rosa Danilova aka Zola Jesus, nouvelle Siouxsie, impératrice d'une cold wave nocturne et fantomatique + Jamie Stewart de Xiu Xiu, amateur de mélodies barrées et expérimentales + Freddy Rupert, tête pensante du trio et maitre à bord de This Song Is A Mess But So Am I, qui chantait déjà ses fantômes et ses peurs en solitaire.
On mélange et on obtient Former Ghost, un groupe dont on se demandait bien ce qu'il allait en ressortir.
Bonne nouvelle : l'hiver arrive, le froid, la nuit et les fantômes, et qui plus est, si coté coeur c'est le naufrage total, les deux albums de Former Ghost (l'abyssal "Fleur" et le tout frais, un peu plus lumineux mais tout aussi froid "New Love", très nuits scandinaves) vont vous tenir compagnie dans votre spleen hivernal.
Entre Joy Division (la voix de Freddy Rupert fait gravement penser à Ian Curtis) et la mélancolie electro-pop de New Order, avec des textes qui tournent autour de la perte ou des amours enfuies, une ambiance très nocturne et spectrale, urbaine, Former Ghost risque fort d'être le compagnon idéal de l'hiver à venir, celui à qui on va venir raconter toutes ses peurs, parce qu'on sait qu'il nous comprendra et, surtout, qu'il est encore plus dépressif que nous.
Et avec ceci, vous devriez prendre une petite louche du dernier The National, le bien nommé High Violet, moins éléctronique mais tout aussi froid, solitaire et triste.
Allez l'hiver ce n'est que trois mois, après faudra attendre encore une année pour aller se lover une nouvelle fois au coeur des étendues enneigées... c'est long.
Libellés :
Former Ghost
,
Freddy Rupert
,
Ghost Days
,
Jamie Stewart
,
Zola Jesus
lundi 15 novembre 2010
Second Report (part 1): I'm Not A Girl...Not Yet A Woman.
L'été approchant à grand pas, les premières chaleurs achevèrent de consolider mon amitié et ma collaboration durable avec le Dr Benway; les quelques sujets sur lesquels nous avions eu l'occasion de collaborer avaient prouvés l'efficacité de notre tandem, un peu comme Batman et Robin lui avait-je fait remarquer; ou comme Stone et Charden m'avait-il répondu le plus sérieusement du monde : je dois avouer que ma comparaison etait quand même un peu plus glorieuse...à moins que les seconds n'ait eu une identité secrète bien cachée mais j'avais de sérieux doute.
Benway créchait je ne sais où mais n'avait aucune habitation fixe attitrée : à ce que j'avais pu comprendre au détour de phrases énigmatiques, il logeait dans des chambres d'hôtels plus ou moins miteuses (comprendre que lorsqu'il y avait de l'eau chaude et aucun cafard, c'était du grand luxe) jusqu'à épuisement de son budget déjà bien dépenser en substances illicites.
Après cela, il côtoyait les SDF et la soupe populaire :
— C'est pas si mal que ça, c'est parfois meilleur que certains plats qu'on m'a servi et les clochards ont un sens de l'humour hilarant doublé d'une solidarité à rendre jaloux Jésus lui même.
— T'as jamais pensé à écrire un article sur le sujet, rien ne vaut l'expérience du terrain.
— Parce que tu crois que je suis trop con pour y avoir pensé? mais la misère humaine, tout le monde s'en fout, en été les gens aiment les scandales, savoir que le dernier chanteur qui fait mouiller toutes les pucelles qui jouissent devant Twilight s'est tapé la dernière pouf qui couine tout droit sorti d'American Idol ou que le fille du premier ministre est en cure de désintox...
Je ne répondit rien, je n'avais rien à répondre, Benway avait raison et on ne pouvait rien y changer: mon boulot c'est pas de changer le monde, c'est d'écrire les articles qu'on me demande (enfin la plupart du temps).
Quant à moi, je logeais chez un pote après des divergences d'opinions avec mon ancien proprio, un catholique intégriste qui considérait mon virulent cynisme à l'égard d'un mec qui même cloué continue de prêcher l'amour de son prochain comme de l'hérésie et de la possession démoniaque.
Un excès de Desperates Housewives menaçait de mettre fin à notre entente cordiale, je décidai donc de prendre un appartement en colocation avec Benway, me ramenant ainsi quelques années en arrière, notre tandem se transformait en simulacre de couple (Dieu merci ce n'était qu'un semblant), ça en devenait presque effrayant.
On ne peut pas dire qu'on ait cherché longtemps ce qui allait devenir en quelque sorte notre batcave attitrée, batcave du pauvre, batcave du journaliste en territoire hostile et regressif (l'Europe), on apris le premier truc à peu près potable qu'on trouvait, persuadé que l'agent immobilier habillé comme Hervé Dumont nous avait arnaqué mais sans savoir à quel degré on s'était fait entubé.
L'appart avait la taille d'un placard à balai dans un grand hotel de luxe, impossible de faire une partouze à l'intérieur sans craindre d'effondrer les murs par manque de place, mais ça ferait l'affaire jusqu'à ce qu'on écrive l'article du siècle, la bombe à retardement et qu'on puisse enfin se payer une villa de luxe...ou bien jusqu'à ce que 2012 règle tous les problème (sale année : la fin du monde et les élections présidentielles, tout s'explique donc, ils sont fort ces mayas).
Benway avait une garde robe impressionnante constituée de costumes divers et variés, de plus ou moins bon gout, des robes de chambres piqués dans des cures de thalasso...
—Des vestiges de mon ancienne vie, avant mon divorce.
— T'as été marié !? Toi!?
—Un mariage rapide à Las Vegas, j'avais dilapidé mon maigre budget journaliste people, alloué pour poursuivre Britney Spears, dans les casinos, tout mes espoirs s'était effondré dans un magazine musical de merde qui a perdu toute son intégrité lorsque les conasses pré-pubère ont choisie allemand Lv1 au collège, Pascal Obispo etait numéro un des charts en France : le monde dans lequel j'ai cru s'écroulait et moi je sombrais avec... mais elle, elle m'a pris sous son aile.
Elle s'appelait Jacqueline, on avait 30 ans de différence environ, elle ne savait pas quoi faire de son fric, je ne savais pas quoi faire de ma queue, on a trouvé un arrangement.
—Quelle belle histoire d'amour, on dirait le scénar pour la prochaine comédie sentimentale pour quinquagénaire, ça s'est terminé comment ?
— Une belle histoire qui se transforme en tragédie, mon drame est Shakespearien : je me la suis fait voler par un vieil italien de 70 ans travaillant dans le prêt-à-porter, il l'a conquise avec un string en plume.
Impossible de savoir si Benway était sérieux tant le plus improbable des scénarios devenait plausible le concernant : avec Benway tout devient possible, beaucoup plus qu'avec l'UMP.
L'été commençait avec deux événements télévisuels majeurs, qui monopolisèrent tout notre attention de journaliste :
1.)La fin de Lost. On aura beau couiner en protestant que Lost pars parfois complètement en freestyle, que les scénaristes ne savent pas du tout où ils vont et que maintenant ils essayent tant bien que mal de recoller les morceaux... la vérité, c'est que malgré ses défauts, Lost nous aura captivé jusqu'au bout pendant 6 saisons à tiroirs. Alors même si l'histoire de Jacob et de son frère ça sent la grosse arnaque à plein nez, c'était quand même la seule série dont on pouvait parle avec ses collègues (même ceux qu'on ne pouvait pas blairer) devant la machine à café.
2.)L'Eurovision. On ne va pas se mentir, il y'a encore quelques années, l'Eurovision c'était un show TV pour nous montrer ce qu'il y avait de pire en Europe et se rassurer en constatant qu'au niveau musical l'herbe n'était pas plus verte de l'autre coté de la frontière. Mais depuis qu'une bande de mongols finlandais ont confondu ce concours avec un bal masqué d'Halloween et se sont même payé le culot de remporter le trophée, ce truc qui sentait la naphtaline et la dentelle de mémé a été réhabilité. Faut bien dire que depuis chaque année, c'est désormais un festival du gros n'importe quoi, y'a à boire, à manger et un peu à vomir généralement : entre un transsexuel ukrainien, fils illégitime d'un accouplement entre les vamps, et Sheila période Spacer, un exhibitionniste russe et l'année dernière un choupinou norvégien, c'est pratiquement le sans faute, il a juste fallu qu'une conasse allemande vienne jouer les intruses cette année.
Mais tout ça ce n'était qu'un avant gout pour se mettre en condition pour l'événement de l'année (enfin au moins du mois de Juin) : plus fort que le dernier single de Justin Bieber, encore pire que la dernière comédie musicale de Kamel Ouali, mais moins insupportable que le prochain tube de Lady Gaga.
Faut dire que l'été avait plutôt bien commencé, même si mon pessimisme habituel avait atteint un niveau critique dû à l'approche de mon anniversaire, date fatidique qui devait normalement signifié la résolution de plusieurs problèmes d'ordre existentiels dont l'un crucial concernait les retrouvailles avec un vieux fantôme qui avait repointé le bout de son nez à la fin du rude hiver qui a tué tant de SDF.
J'aime beaucoup le concept de l'hiver, bien plus que celui de l'automne, l'hiver c'est un concept darwinien, seul les plus forts survivent.
Bref, cet hiver avait apporté avec lui le retour d'un vieux fantôme et des questions laissées en suspens 3 ans auparavant; j'avais seulement oublié un truc important : les choses sont toujours plus compliquées qu'on ne le pense, même quand tout semble facile, y'a toujours un truc qu'on a oublié.
D'où une certaine crise de la de la quarantaine 20 ans plus tôt.
Associé mon humeur instable au cynisme légendaire de Benway, et on aurait pu organiser le suicide d'une troupe de clowns hippies.
A peine le temps de me lamenter sur mon sort et on nous envoyait dans l'hémisphère sud, direction l'Afrique du Sud pour la coupe du monde de football, l'événement que tout homme normalement constitué attend (c'est à dire principalement de bière et de bouffe bien grasse) et le seul qui parvient à rendre les habitants d'un pays plus solidaire que lors du tremblement de terre au Pakistan.
Aimant moyennement l'Afrique, le foot et les tremblements de terre, je n'étais pas super euphorique de partir. — Ils pouvaient par organiser une coupe du monde ailleurs que là-bas, c'étaient quoi les arguments en faveur du choix de l'Afrique : paludisme, malaria, sida (et d'autres trucs finissant par "a" genre Nelson Mandela ou Al-Qaïda...)?
— C'est en Afrique du Sud, la partie civilisé de l'Afrique si tu préfère, enfin c'est comme ça que c'est présenté, ça aurait été au Mali t'aurais pu te faire du souci.
— Pourquoi le Mali? Ca a pourtant l'air d'être une destination touristique, tout le monde en vante les mérites, d'Amadou et Mariam à M...
— Et ben ça prouve qu'on a une belle brochette d'abruti dans la chanson française, enfin quoi qu'avec M on avait déjà des doutes : le dimanche à Bamako y'a peut être des mariages mais y'a aussi des otages visiblement. Enfin t'as rien à craindre, ils sont pauvre mais ils sont pas stupides, ils n'auraient rien à y gagner si ils t'enlevaient.
— Tu ne paierais pas ma caution?
— Avec quel argent? Je m'appelle pas PPDA, je les paierais avec quoi?
L'aéroport D'Orly etait bondé, plus que pendant les soldes chez Tati, plus que pour un concert des Jonas Brothers, et même en tant que journalistes exceptionnels et dernier espoir d'une humanité lobotomisée par Claire Chazal et Harry Roselmack (Ooooooh, c'en est un que les allemands n'ont pas gazés pendant la guerre ça... Harry Roselmack qui non content de nous pourrir notre dimanche soir en racolant à mort dans "7 à 8" [vous remarquerez les dimanches télé c'est à se suicider, la grille des programmes du dimanche est faite par un dépressif], la première émission sponsorisée par les chômeurs, les pédophiles et les consanguins [big up à mes camarades du nord, les bébés congelés, c'était leur idée], s'amuse désormais à faire du tourisme en banlieu puis chez les soldats en Afghanistan, sans que l'on parvienne à déceler l'intérêt d'une telle d"marche...), nous n'avions pas droit à un pass spécial pour doubler tout le monde et payer les douanes pour pouvoir passer de la coke en douce, une honte!!!!
mardi 2 novembre 2010
McFly : Above The Noise
Dire que le nouvel album du groupe était attendu relèverait de l'euphémisme; pas attendu comme le messie mais plutôt attendu au tournant.
On savait que cet album allait marquer un tournant dans le son du groupe, et le premier single extrait n'avait fait que confirmer cette information : le nouvel album allait sonner bien plus éléctro.
Dès lors, les fans se sont divisés en 3 clans bien distinct : ceux qui les aimerait quoi qu'ils puissent faire, ceux qui considérait déjà que ce virage éléctro était une trahison et un retournement de veste scandaleux (réaction compréhensible mais un peu excessive) et ceux (dont je fais partie) qui n'était pas forcément totalement convaincu par "Party Girl" mais attendait de juger sur pièce pour rendre un avis aussi affirmatif.
Mais cet album se révèle important, pas seulement parce qu'il marque un changement musical mais parce qu'il est lié à d'autres événements qui rentrent forcément en compte lorsqu'on l'écoute.
"Radio : Active" portait déjà les stigmates d'un événement assez conséquent : le groupe quitte sa maison de disque (Universal / Island Records) pour se produire eux même; "Radio : Active" est donc censé être un album beaucoup plus représentatif de l'identité propre de McFly.
Le groupe a déjà conscience de la mutation de l'industrie du disque et essaye de nouvelle forme de commerce : l'album est mis a disposition des fans, en version 10 titres, deux mois avant sa sortie matérielle, qui elle comprendra 14 titres, 1 DVD compilant la préparation du disque en Australie et un live, plus un livret de 32 pages pour 10£.
Une bonne opération commerciale pour un album qui se vendra moins que les précédents et objectivement, un peu plus faiblard.
McFly a plus que jamais conscience que le "music business" est en train de changer et qu'ils doivent s'adapter : Evolve or Die en somme.
Le groupe demandera même à ses fans de répondre à un questionnaire pour connaitre leurs attentes : sont-ils toujours intéressé par un album concret ou plus par le digital, les singles sont-ils encore une bonne idée...
On pouvait déjà flairer les inquiétudes (légitimes) des quatre garçons et le changement prochain.
Alors quand "Party Girl" débarque et montre une facette bien plus "dance" (malgré des guitares encore présentes), les réactions sont souvent excessives mais la balance s'équilibre : certains fans de la première heure (incapable d'accepter le changement, tout ça ressemble de plus en plus à une parabole sur le progrès technologique...) crient à la trahison et jure de ne plus acheter d'album, d'autres qui n'appréciaient pas la période teenage de McFly prévoient d'aller écouter l'album... le principe des vases communicant en somme.
Les réactions négatives sont tout de même compréhensibles : moi même, je n'était pas très fan de "Party Girl" la première fois, et puis finalement le titre a acquis un capital sympathie durable, les guitares sont toujours présentes, même si l'éléctronique est venu s'inviter, et pas sur la pointe des pieds.
Mais ce premier single est associé à un autre événement : "Nowhere Left To Run", court métrage vampirique dont les extraits constituent le clip de "Party Girl", un truc horror & sex pas forcément de très bonne augure pour qui en a un peu ras le bol de la Twilight-hype.
Enfin le clip est aussi l'occasion de s'apercevoir que les quatre garçons se sont mis à la muscu (quelqu'un a dit récemment que la muscu plus que l'âge massacrait les cuties, c'est on ne peut plus vrai, cf : Dougie, dommage) parce que pour eux, devenir plus adulte c'est devenir plus musclé : mouais, bon on ne s'étendra pas sur cette philosophie un peu étrange.
Mais ce qui agite le microcosme des fans, c'est surtout Super City, soit McFly 2.0, un hyper-site permettant aux inscrits (pour 6£ par mois, 40£ par année... un prix pas franchement excessif) d'avoir droit à de nombreux avantages (web-chat avec le groupe, pré-vente de ticket, réduction sur les produits dérivés...) dont le premier est celui de pouvoir écouter et télécharger gratuitement l'album 15 jours avant tout le monde.
Une idée assez intéressante et novatrice et je pense, peut être la meilleur idée pour pouvoir s'adapter aux changements qu'à apporter Internet dans la vente d'albums : un bon rapport qualité/prix, une bonne opération commerciale doublé d'un joli cadeau pour les fans... reste à voir si le projet tiendra la route sur le long terme.
A tout cela vient s'ajouter le retour à la case départ (tout ne pouvait pas être rose) puisque le groupe renoue avec son ancienne maison de disque pour un partenariat 50/50 : une ombre qui vient un peu ternir le tableau et dont on aimerait en savoir les raisons (l'auto-production ne marche donc pas?).
Bref, l'album n'est pas encore sorti qu'il porte sur ses épaules un nombre conséquent d'événements qui gravitent tous autour de la nébuleuse McFly.
Le deuxième single "Shine A Light" continue de diviser les fans : l'éléctro y est amené avec plus de finesse et pourtant on a du mal à y entendre les guitares, la présence de Taio Cruz (que je n'aime pas soit dit en passant) n'éclipse pas l'identité du groupe et pourtant, le clip étant tellement à chier, le titre parvient difficilement à convaincre.
Alors concrètement, que vaut ce nouvel album aussi attendu que décrié?
Première chose, rassurez-vous, McFly est toujours McFly, ils sont toujours aussi pop, d'ailleurs ils n'ont jamais été aussi pop, pas pop/rock mais pop, très pop. Oui, l'éléctronique est présente tout au long de l'album mais plutôt que d'aller lorgner du coté putassier d'une Lady Gaga ou d'un Black Eyed Peas ou d'un Taio Cruz, le groupe à préféré aller pioché dans la new-wave des années 80/90 pour un coté léger : pas de lourdeur, pas de mastodonte dance-floor comme on pouvait légitimement le craindre, plutôt un coté sucré comme sur "Motion In The Ocean", l'éléctro en plus.
"End Of The World" possède un coté très 90's et représente un hit potentiel, on passera juste sur leur délire super-héroïque un peu puéril et un peu contradictoire avec leur volonté de s'éloigner du coté teenage.
"If U C Kate" est un pur plaisir, légère comme de la barbe à papa, avec une pointe de mélancolie, peut être l'un des meilleur titre composé par le groupe, et qui tourne en boucle depuis hier.
La version de "Shine A Light" semble être sans morceau de Taio Cruz et étonnamment, ça passe beaucoup mieux (comme quoi j'avais bien raison, c'est bien ce gros bolos de Taio Cruz, ses infâmes lunettes et sa voix de crécelles qui pourrissent la chanson).
"Nowhere Left To Run" se rapproche de "Party Girl" et "End Of The World" pour son coté gros hit, sans forcément se révéler plus accrocheur que ça par manque de finesse.
"I'll Be Your Man" et "I Need AWoman" semblent traduite cette volonté de vouloir paraitre adulte, on efface les termes boy et girl, désormais les McFly sont des "hommes" et cherchent des "femmes" : malheureusement, les deux titres tombent à plat, en particulier sur les refrains ("I'll Be Your Man" a fait pleurer Harry, désolé moi je n'ai fait que bailler, dommage parce que la mélodie et la rythmique sont intéressantes) où on croirait entendre un boys-band, va falloir trouver autre chose les amis si vous tenez tant à vouloir être adulte parce que pour l'instant c'est raté.
Bon le point positif, c'est que les deux titres sont beaucoup moins chiant au bout de la deuxième écoute.
Idem pour "That's The Truth", très boys-band dans l'âme et anecdotique.
Dieu merci, la fin de l'album se révélera bien plus intéressante que ces quelques passages à vides, "Take Me There" renoue avec la légère mélancolie de "If U C Kate", en un peu plus tubesque mais tout aussi addictif, allez hop en repeat.
Ca sent le soleil, l'été et les vacances sur "This Song" et son refrain qu'on se verrait bien chanter en voiture sur le trajet pour la plage.
Et même si "Foolish" n'a pas la même fougue, c'est un titre de conclusion pas franchement désagréable.
On craint parfois quand Mcfly s'engouffre sur les lisières du R'n'B mais dans l'ensemble, le groupe évite les écueil dans lesquels on avait peur qu'il puisse tomber. On sent des influences différentes des albums précédents, moins pop/rock, mais loin d'être putassier, le groupe réussit à se renouveler tout en gardant son identité, Above The Noise est moins accessible, on se surprend à découvrir des petites choses cachées au fur et à mesure des écoutes, il manquerait juste une perle acoustique comme le "Walk In The Sun" jamais égalé de Motion in The Ocean.
Alors Above The Noise n'est peut être pas le meilleur album du groupe, mais il n'est surement pas le plus mauvais, le groupe propose quelque chose de différent, qui ne parviendra pas à conquérir les plus récalcitrants mais qui devrait ravir les autres
Countdown To McFly New Album J-J
THE HEART NEVER LIES.
Une bien jolie chanson, trèèèèès romantique mais ça marche finalement. Et un clip qui nous montre ce qu'il ne faut absolument pas faire : jouer sous la pluie. Des dangers de l'éléctrocution...
DO YA .
Les zombies, c'est toujours cool. Quant au reste, euh, faudrait embaucher un scénariste à plein temps pour concevoir leur clip parfois.
PARTY GIRL.
Le sous titre de ce morceau aurait pu être "The Division Bell" tant il a divisé les fans du groupe. Outre le morceau, le clip surf sur la vague vampirique, dans une sorte de Twilight un peu plus sex, extrait du court métrage "Nowhere Left To Run"...pas vraiment fan de ce genre de pisse froide horrifique, mais avec le morceau derrière, ça finit par passer.
SHINE A LIGHT .
Etrangement je trouve ce titre bien plus éléctronique que le précédent, est ce que c'est la présence de Taio Cruz qui m'induit en erreur?
En tout cas, c'est pas ce titre qui va ressouder les trois clans de fans;
Le clip est un monument de glamour lisse et sans personnalité, on peine à retrouver l'âme du groupe tant on est en face d'un clip inintéressant comme on en a rarement vu.
Une bien jolie chanson, trèèèèès romantique mais ça marche finalement. Et un clip qui nous montre ce qu'il ne faut absolument pas faire : jouer sous la pluie. Des dangers de l'éléctrocution...
DO YA .
Les zombies, c'est toujours cool. Quant au reste, euh, faudrait embaucher un scénariste à plein temps pour concevoir leur clip parfois.
PARTY GIRL.
Le sous titre de ce morceau aurait pu être "The Division Bell" tant il a divisé les fans du groupe. Outre le morceau, le clip surf sur la vague vampirique, dans une sorte de Twilight un peu plus sex, extrait du court métrage "Nowhere Left To Run"...pas vraiment fan de ce genre de pisse froide horrifique, mais avec le morceau derrière, ça finit par passer.
SHINE A LIGHT .
Etrangement je trouve ce titre bien plus éléctronique que le précédent, est ce que c'est la présence de Taio Cruz qui m'induit en erreur?
En tout cas, c'est pas ce titre qui va ressouder les trois clans de fans;
Le clip est un monument de glamour lisse et sans personnalité, on peine à retrouver l'âme du groupe tant on est en face d'un clip inintéressant comme on en a rarement vu.
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