dimanche 25 décembre 2011

Music For The Masses#3 / Girls Do It Better#2 - Kylie Minogue : Enjoy Yourself (1989)



Comme on ne change pas une équipe qui gagne, notre jeune et pimpante australienne revient avec un second album, un an plus tard, avec le même trio de scélérats à la production.
Difficile de faire la différence entre celui ci et son prédécesseur, tant on a la désagréable impression d'un copier collé, à la seule différence qu'on a ici moins de ballades niaises et chiantes et plus de titres catchy... enfin qui essaient d'être accrocheur.
Car si le premier album on trouvait encore quelques tubes qui sont restés légendaires (Kylie pourra toujours me demander de faire la "locomotion" avec elle, je serais toujours partant), ici on peine à trouver des titres intéressants.
Ce n'est pas faute d'essayer, on sent que les mélodies essayent d'être aussi pop et accrocheuse que possible, Kylie minaude autant qu'elle peut et sa voix parvient à faire le boulot mais impossible de ressentir vraiment de l'intérêt pour ce clone fadasse, tout au plus devra t-on se contenter de Never Too Late, Nothing Too Lose ou le titre éponyme qui conclut, trois morceaux qui parviennent (non sans difficultés) à se hisser un peu au dessus de cette mélasse sans saveur mais c'est vraiment parce qu'on a pas grand chose à se mettre sous la dent.
Vous pouvez facilement faire l'impasse sur celui ci.

dimanche 11 décembre 2011

Music For The Masses #2/ Girls Do It Better#1 : Kylie Minogue : Kylie (1988)





Kylie Minogue est une chanteuse intéressante parce qu'elle est parvenu à sortir du marasme de la variété 80's pour devenir une artiste à part entière et aujourd'hui encore, une icône pop qui n'a rien à envier aux nouvelles prétendantes (la totalement artificielle Lady Gaga en tête).
Pourtant au départ, c'était pas gagner et pas seulement à cause de son passif télévisuelle (un soap, Street Fighter...) mais aussi à cause de ses premiers albums.
Sobrement intitulé Kylie, le premier album de l'Australienne (et les suivants) sont placés sous la houlette d'un trio de producteurs tristement célèbre pour avoir enfanté beaucoup de cauchemars sonores de l'époque. Stock, Aitken et Waterman produisent les premiers efforts de la toute jeune et pimpante Kylie, à peine 20 ans et on retrouve sur cet album deux titres, deux gros singles qui restent encore dans toutes les mémoires encore aujourd'hui.
Le premier c'est "I Should Be So Lucky", méga tube pop enjoué sur le thème très récurent de l'amour, typiquement 80's avec ses synthés kitch et qui est devenu un classique entendu des milliers de fois et qui se réécoute partagé entre douce nostalgie et légère nausée.
Le titre à tout de même bien vieillit, la faute à un son bien kitch, une production sonore que l'on entendra dans à peu près tous les albums des chanteuses de l'époque, et en grande partie de celles qu'on aimerait oublier.
Le reste de l'album se partage entre titres sympa mais sans grand intérêt, souvent sur le thème de l'amour chanté avec des paroles bien niaises, des titres qui ont très mal vieillit, assez pauvres au niveau de la mélodie.
On citera à la rigueur "Got To Be Certain" qui s'échappe un peu du lot mais rien de mémorable comparé au GROS tube de l'album, celui qui a lancé la carrière de Kylie Minogue : "The Locomotion".
Kylie nous ordonnait "Do the locomotion with me" et on aurait toujours envie de la suivre. Parce que la vérité, c'est que cette reprise d'un titre des 60's n'a pas aussi mal vieillit que les autres, ça reste toujours de tube pop à la mélodie imparable, vendu par une Kylie teenage en état de grâce, c'est frais, joyeux, estival, dansant, catchy, imparable et 30 ans plus tard, ça fonctionne toujours!!

mercredi 7 décembre 2011

Music For The Masses #1 - Hadouken : Music For An Accelerated Culture (2008) - For The Masses (2010)



Aujourd'hui plus que jamais, le clivage mainstream/ indépendant & underground déchaine les passions. Il est de bon ton de fustiger la facilité des groupes mainstream, de louer la supériorité musicale des groupes indés et UG face à la superficialité de ces groupes qui passent en radio.
Et pourtant, les deux camps peuvent coexister en tout pacifisme et harmonie.
Dans les eaux boueuses du mainstream, il y a aussi des bonnes choses.



Hadouken est un groupe anglais qui a émergé en 2008 avec un premier album plébiscité par les critiques et la jeunesse anglaise. Directement rattaché à ce mouvement nu-rave dont ont fait parti notamment les Klaxons et qui est pratiquement mort-né, le groupe (dont l'âge moyen n'est pas très élevé et qui sont très fluo-kids dans le style) propose une musique entre rock et éléctro, puissante, dopée par le phrasé hip-hop de leur chanteur James Smith.
Au premier abord, Hadouken à tout pour énerver, surtout les nombreux détracteurs du courant nu-rave. On dira que la musique de Hadouken veut trop passer en puissance, quelle est destiné à ces "ignobles fluo-kids" qui écoutent cette "ignoble musique nu-rave" pour teenager voulant se sentir hype...
La vérité c'est que Hadouken est une pute. Pas une pute de luxe comme les poulains de l'écurie Kitsuné, juste une pute tout simple, aguicheuse, qui remue du cul pour attirer le client, parfumé comme une vendeuse de chez Séphora. Elle a des manières un peu vulgaire, un peu putassière, mais on va pas lui reprocher, c'est une pute. Et la seule chose qu'on demande à une pute, c'est de nous donner du plaisir. Et sur ce plan là, Hadouken fait les choses vraiment bien.



La musique est efficace, puissante, certes musicalement parlant y'a rien de bien recherché, mais les mecs ont tout compris : leur musique est calibré pour plaire à la jeunesse du XXIe siècle. Aucun teenager ne peut résister. Ils ont le sens de la formule efficace, vaguement contestataire, mélodiquement addictif et dévastateur comme le krokodil en Sibérie.
Pourtant au détours de certains titres, le groupe prouve qu'il sait composé de vrais mélodies, et pas juste de l'éléctro-rock-hip-hop surboosté aux stéroïdes : Driving Nowhere par exemple sur le premier album ou House Is Falling sur le second laissent entrevoir un vrai potentiel pour des mélodies pop.
Hadouken c'est un peu comme si Crystal Castles avait des relations sexuelles arrosée de viagra avec les Klaxons, comme si les feu Test Icicles s"offraient un gang-bang avec Atari Teenage Riot, comme si les mecs de Prodigy venaient partouzer avec ceux de N.E.R.D, comme si on venait de découvrir l'enfant illégitime de Bomfunk MC's (ne crachez pas sur ce truc, les 90's ont enfanté des trucs bien plus dégueus) et Pendulum.
On va quand même pas cracher dessus.







mardi 6 décembre 2011

Videodrôme #15 : The twins illusion.

Je parlais du fantasme des jumeaux dans l'article précédent, et quoi de plus fuckable que des jumeaux next door, cette catégorie d'amateurs qui fleurissent un peu partout sur le net.
Et histoire de ne pas trop sombrer dans le porno, gardons les habillés mais en train de faire les fous sur YouTube.
Et lorsque vous aurez pleinement apprécier la vidéo, dites vous que tous cela n'est qu'un gros fake, qu'il s'agit du même garçons dédoublé grâce à un logiciel informatique, que c'est bien dommage mais qu'importe, on aura eu 5 minutes de plaisir et on continuera à faire comme si on ne savait pas.


lundi 5 décembre 2011

Pleasure Is Our Business (4) - Double The Pleasure.



Dans l'éventail extrêmement fourni des fantasmes alimentant constamment l'industrie télévisuelle du plaisirs entre mecs, les hétéros que l'ont a évoqué précédemment arrivent en bonne place mais pas en tête de podium, squattée par les jumeaux.
N'importe quel studio de porno gay digne de ce nom sait que dénicher sa propre paire de mecs identiques est synonyme de succès garantie et offre aussi une vitrine non négligeable.




Le fantasme des jumeaux relève de plusieurs explications : déjà la curiosité puisque les jumeaux ont toujours intrigués et alimentés les légendes (connections génétiques, le coté pratique de l'interchangeable...) mais si n'importe quel gay normalement constitué rêve de se taper des jumeaux, c'est pour le côté transgressif de pouvoir coucher avec deux frères en même temps et parce que tout simplement si on trouve un mec parfaitement adapté à nos gouts, ça ne peut être qu'un avantage de l'avoir en double exemplaire.



Plus récemment les jumeaux Milo et Elijah Peters ont franchi une frontière en couchant ensemble devant les caméras, inaugurant la tendance pour le moment encore unique et propre aux deux acteurs du twincest, qui possède ses détracteurs autant que des partisans.