dimanche 29 décembre 2013

Music For The Masses #26/ Les gens m'appellent l'idole des jeunes (19 - Preview) - Austin Mahone : Banga! Banga!


Austin Mahone, seulement 17 ans et une bouille adorable, est promis à un bel avenir depuis que les producteurs ont compris qu'il avait le potentiel pour être aussi adulé que Justin Bieber.
Après le très réjouissant "What About Love" qui ressuscitait le "Bye, Bye, Bye" des NSync (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre...), ce deuxième single ,annonciateur de son premier album attendu pour le début 2014, est peut être le point de fusion ultime entre le RnB et la pop, cet instant où les deux genres se mélangent pour donner un truc fluide et entrainant.
Bon la vidéo ne sert pas à grand chose si ce n'est à convaincre encore les plus réticent du potentiel de cutie du jeune Austin qui reste adorable en toute circonstance, même attifé de cette ignoble veste aux manches en peau de léopard; parce que c'est plutôt ce qui dégage du jeune homme : il joue la carte de l'ado mignon tout plein plutôt que celle du chanteur sexy, se démarquant de son "modèle" canadien en paraissant également beaucoup plus humble, simple.
Attention, pour l'avoir vu sans tee-shirt, Austin est supra baisable, mais il ne donne pas l'impression de vouloir jouer là dessus et c'est tout à son honneur du coup puisque ça lui offre une certaine fraicheur bienvenue dans le monde des "idoles teenage".
Et puis difficile de résister à ses yeux ou à son sourire.
Définitivement, l'ultra mainstream a le vent en poupe rayon artistes pour pucelles.


samedi 28 décembre 2013

Music For The Masses #25/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (18 - Preview) - Justin Bieber : All That Matters.



Alors que le Canadien déchaine encore les passions, en bien ou en mal, traqué par des paparazzis avides de n'importe quelle frasque du chanteur pour remplir leur papier chiotte qu'ils appellent magazines, Justin sortira son nouvel album l'an prochain, avant de peut être prendre sa retraite, de surement faire une pause.
"All That Matters" ressemble fortement à "Boyfriend", le premier single du dernier album en date : même minimalisme au niveau de la mélodie, même volonté de sensualité... sauf qu'on va pas se mentir, "Boyfriend" c'était de la daube intersidérale.
Ici ça fonctionne quand même beaucoup mieux, grâce notamment aux quelques notes de guitares qui parviennent à être beaucoup plus convaincante que la rythmique RNB de son ainé (même s'il faut encore se taper les tics inhérent au genre, vous savez les fameux "yeah, yeah" en plein milieu qui nique tout).
Bon ça va toujours pas chercher bien loin et le titre est assez pauvre musicalement parlant mais ça fait le boulot au moins... même si on aurait encore une fois préféré un Justin moins prétentieux en vidéo (mais est ce qu'il arriverait à singer l'humilité?).
Niveau vocal, il confirme l'impression que des titres comme "As Long As You Love Me" m'avait laissé : Justin semble avoir perdu en puissance et sa voix parait souvent nasillarde.
On se consolera avec les quelques instantes où il apparait torse-nu (soit environ 5 secondes de la vidéo) mais j'avouerais que je suis pas forcément hyper fan de son physique fin et musclé (et encore moins de ses gouts vestimentaires plus que douteux) mais beaucoup plus intéressé parce qu'il a dans le fut)

mercredi 4 décembre 2013

Music For The Masses #24/ Les gens m'appellent l'idole des jeunes #17 - One Direction : Midnight Memories.


L'année dernière, à la même époque, les One Direction balançaient Take Me Home, leur second album, peut être l'album pop parfait, qui leur permettait de confirmer tout le bien qu'on pensait d'eux (malgré un premier album que je trouve toujours peu convainquant).
En plein succès, sans aucune réelle concurence pour les menacer (The Wanted sont toujours loin derrière, Union J ou Emblem 3 devraient connaitre une carrière assez confidentiel et cantonné à leur pays d'origine...), le groupe enchaine donc avec Midnight Memories, alors qu'on a encore l'impression que le précédent album est sorti hier.
Difficile de placer la barre plus haut alors quand on ne peut pas faire mieux, quel choix reste t'il? les 1D auraient pu faire un copier coller et être à peu près certains d'en vendre des tonnes, mais ils ont préférés prendre le risque d'un virage.
Ils nous avaient promis un album plus rock et surtout plus mature, une promesse dont il faut toujours se méfier avec ce genre de groupe, la maturité étant toujours très relative. Et à l'écoute des deux premiers singles dévoilés, on ne peut pas dire qu'on ait vu une trace de cette fameuse maturité.
Mais ces 5 petits enfoirés ont bien cachés leur jeu : si vous pensez que l'album est à l'image de ces deux avant gouts, vous allez être surpris, voir déçus.


"Best Song Ever" et "Story Of My Life" étaient les deux singles le plus logiques : le premier par son rythme entrainant rappelle inévitablement les premiers singles des albums précédents, toujours en forme d'hymne pour le groupe, le second est un joli titre qui porte pourtant déjà en lui les germes de ce qui va suivre, de par ses paroles déjà plus mature.
"Diana" aurait pu lui aussi figurer sur Take Me Home, de par sa mélodie pop et ses paroles légères, mais la transition s'arrête là.
Le reste de l'album est surprenant et loin d'être aussi accessible que leur précédent effort, et à la première écoute, on aurait très vite fait d'être déçu et de le considérer comme nettement moins bon que son prédécesseur; mais il faut bien 4-5 écoutes pour pouvoir vraiment saisir toute la qualité de Midnight Memories.
Il est autant difficile de parler de cet album titre par titre que de le comparer avec le second album : Midnight Memories s'appréhende comme un tout au milieu duquel aucun titre n'est vraiment supérieur ou plus faible que les autres, de même qu'il est l'exact opposé de Take Me Home puisque l'un est direct, très facile d'accès, hyper pop et mélodique, avec des tubes immédiats qui restent en mémoire tout de suite après leur écoute, alors que l'autre demande du temps pour révéler ses richesses.
Alors oui, j'ai bien quelques titres préférés, notamment "Better Than World", titre euphorique à la mélodie irrésistible et surtout "Strong", facilement le plus beau titre de cet album, voir le plus beau titre du groupe, avec son alternance de rythme. L'album oscille toujours entre tubes efficaces et ballades émouvantes mais quelque chose à changé.
Désormais l'efficacité passe exclusivement par des morceaux ouvertement plus rock, qu'il s'agisse du très rythmé "Why Don't We Go There" ou bien de "Little Black Dress" et son petit coté oldie, ou alors de "Alive" qui rappelle un peu le son plus rock que leurs ainés McFly avaient arboré sur leur 4e album (sauf qu'ici c'est plus réussi...avec tout le respect et l'amour que je porte aux McFly). On voit aussi très bien le potentiel en live du titre éponyme qui trouvera tout son sens reprit par la salle entière.
Du coté des ballades, ce qui a changé c'est l'écriture et l'immédiateté; En apparence, "You and I" ou "Something Great" ont l'air un peu faiblarde mais au final, chaque fois qu'on y revient, on se rend juste compte que l'émotion est moins facile, moins directe : un titre comme "Something Great" réussi le pari de mêler émotion et tristesse sans jamais tomber dans le pathos.
Et c'est le cas d'autres titres qui au départ peuvent sembler moins bon mais finissent par conquérir les plus réfractaires.


Une petite chose reste curieuse, c'est les auteurs des différentes titres. Si on regarde bien, on s'aperçoit que la plupart des titres sont co-écrits principalement par Louis Tomlinson et Liam Payne, à l'exception de quelques titres où on retrouve Harry en complément ou en solo.
On se rappelle qu'au tout départ, lors du X-Factor, le leader naturel qui s'était dégagé, c'était Liam, parce qu'il était déjà connu des spectateurs de l'émission. Puis Harry est venu lui aussi s'imposer, semblant parfois même se la jouer un peu solo et manger l'espace de ses petits camarades; puis le timide Zayn a visiblement pris conscience du potentiel de sa voix, rejoignant une espèce de trio de tête qui laissait les 2 autres derrière. Ce fut d'ailleurs l'une des réclamation des fans concernant le premier album, mécontents de ne pas entendre assez Louis et Niall.
L'erreur fut réparé ensuite mais on ne peut toujours pas s'empêcher de remarquer que la presse et peut être le management semblent vouloir faire de Harry une sorte de leader alors que le garçon ne semble absolument plus vouloir s'imposer d'une quelconque manière que ce soit. On se rappelle aussi que récemment, Harry avait écrit un titre en solo, provoquant des rumeurs de séparation ou de carrière solo du coté des torches merde de la presse tabloïds.
C'est donc toujours assez curieux de voir que ceux qui ont co-écrits la plupart des titres et donc ceux qui,  d'une certaine manière, donnent la direction de cet album ne sont pas ceux qui semblent diriger devant les caméras.

Avec cet album, les One Direction gagnent le pari de paraitre plus mature, sans perdre leur pouvoir mélodique, ni leur fraicheur; et même finalement, d'avoir l'air désormais plus proche d'un groupe à part entière, et plus juste un boys band.
Alors evidemment, on trouvera toujours quelques connards de journalistes (ou du moins des gens qui s'attribuent ce statut par on ne sait quelle légitimité) qui diront que l'album n'a rien de spécial et qu'il est vite oubliable, qui diront aussi que les garçons sont devenus adultes trop vite et que cet album est trop mature pour leur fan-base... c'est incroyable le nombre de connerie que la presse peut débiter et on se demande combien de fois ils ont écouter l'album pour balancer de tels inepties et essayer d'en faire des vérités.
Midnight Memories est un vraie bonne surprise, pour un groupe qui a pris un risque payant et qui semble vouloir de plus en plus se prendre en main. Si tout ça contribuait à les détacher progressivement de leur management vampirique, ce serait une double bonne nouvelle.
On sent bien que les titres sont beaucoup mieux écrits et composés et ne sont plus seulement de banals tubes pop. Et même si on ne peut pas vraiment le comparer à Take Me Home, j'ai l'impression que cet album bénéficiera d'une meilleure durée de vie.
Une chose est certaine, les One Direction ont montré qu'ils n'avaient pas peur d'évoluer, sans avoir besoin que des contraintes extérieures ne les y obligent, et ils ont prouvés une fois de plus qu'ils étaient bel et bien la meilleur chose qui soit arrivé à la pop mainstream et qu'ils étaient encore là pour un moment.

mercredi 27 novembre 2013

David DeCoteau est un saint homme #1 : Dreamaniac (1986).

Il y a quelques semaines de cela, un ami évoquait au détours d'une conversation le nom de ce saint homme qu'est David DeCoteau.
Injustement conspué par les cinéphiles de tout bords, relégué sur la TNT (le soir même, je tombais sur l'un des volet de Brotherhood, très tard dans la nuit, sur NRJ12), DeCoteau n'en a pas moins inventé un genre à part entière : le soft porn gay d'horreur, soit un budget ridicule pour de jeunes éphèbes qui se baladent en sous-vêtement blanc avant de se faire zigouiller.
Des films qui révèlent toute leur saveur avec une bande de potes assez ouverts d'esprit, gay friendly (ou qui se cherchent encore sexuellement) et beaucoup d'alcool à côté.
Mais David DeCoteau a beaucoup tâtonné avant de trouver sa propre sa voix, et ses premiers films n'était pas encore forcément emprunts de cet homo-érotisme sous-jacent.
Reprenons donc les choses depuis le début.

En 1986, Dreamniac lorgne quand même beaucoup du côté de Freddy Krueger... et l'affiche même sur son affiche, délicieusement 80's. Sauf qu'ici, le grand brulé est remplacé par une succube, pas forcément super joli.
Résumer le scénario du premier film de DeCoteau est déjà en lui même un calvaire; parce qu'il faut bien l'avouer, on comprend pas exactement tout... et même on s'en fout un petit peu parce que je crois que les scénaristes (enfin la scénariste visiblement) eux mêmes n'ont pas tout compris à leur histoire.
Adam est un garçon qui n'a pas beaucoup de chance dans la vie, déjà parce qu'il ressemble à une version 80's de Tobey McGuire (ce qui est loin d'être d'être un cadeau vous en conviendrez), ensuite parce qu'il est sensé être musicien dans un groupe de Heavy Metal. Il faut bien avouer que le jeune Adam n'a pas vraiment le profil pour jouer du métal (essayer d'imaginer Tobey McGuire jouant du Métallica... vous avez compris maintenant).
Cette vie trépidante lui cause quelques soucis de sommeil : Adam fait des rêves chelous. C'est d'ailleurs par l'un de ses rêves qui commencent le film : un mec nu traverse un couloir embrumé pour se diriger vers une lumière rose, comme celle d'un vieux sex-shop la nuit; en fait, il rejoint une meuf à poil dans la douche, qui lui roule une pelle comme si elle avalait un plat de spaghettis, avant de lui lacérer le dos.

Ouais, on sait pas trop ce qu'il prend le pauvre garçon mais c'est puissant.
Sa copine s'inquiète un peu pour lui, de le voir tout seul dans cette maison alors pour le consoler, elle fait l'amour avec lui sur une musique sirupeuse digne d'un boulard du dimanche soir sur M6.
Ensuite, on sait pas exactement trop si il prononce une invocation ou s'il s'agit des paroles de l'une des chansons, mais notre joyeux luron invoque une succube.
La suite du film se résume à un groupe de jeunes qui baisent avant de se faire tuer par la méchante succube, et au début par le fumeux concept de l'illusion entre rêve et réalité (qui sera complètement abandonné en cours de route).


Dreamaniac accuse son age et trahit bien (le pire de) son époque. Entre les vêtements cheap (dont le fameux pull Mir Laine rose), la B.O ignoble et le scénario très simpliste...
On retrouve l'obsession du réalisateur pour les confréries étudiantes et pour les mecs en petite tenue, encore que ce soit pas encore vraiment flagrant et qu'il y'en ait un peu pour tous les gout (même si la succube est loin d'être ultra bonasse et qu'il s'améliorera par la suite sur ce point).
Mais on notera tout de même des meurtres qui s'améliorent progressivement et des sfx pas trop dégueu, surtout sur la fin (la scène de la  perceuse dans la main est plutôt réussie et assez gore).
On retiendra aussi cette fameuse définition du succube "It's a succubus. That means she fucks men and then she kill them. Not always in that order" (ça résume assez bien le truc).
Et si vous pensez qu'à la fin, il y a un duel gigantesque entre les protagonistes du film et le succube, vous allez être déçu : un mec sort de nul part et demande gentiment à madame le succube d'arrêter ses conneries, comme si elle avait 9 ans (véridique).

Bref, Dremaniac est hautement dispensable, assez laid et même pas vraiment drôle au second degré. Si DeCoteau montre qu'il quand même été formé à bonne école (il a appris aux cotés du grand Roger Corman) et qu'il sait produire des effets visuels plus que correct, l'ensemble est quand même trop cheap pour vraiment rester mémorable.

mercredi 20 novembre 2013

Music For The Masses #23/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes #16 - The Wanted : Word Of Mouth.

Par où commencer concernant The Wanted, qui arrive à la fois au bon et au mauvais moment.
Au bon, parce que l'époque est plus que jamais favorable aux boys band ou à tout autre formation musicale à dominante masculine; au mauvais parce que malheureusement pour eux, les One Direction sont arrivés au même moment et que la comparaison leur est forcément défavorable.

Alors oui, la différence, c'est que les cinq garçons de The Wanted n'ont pas eu la chance d'avoir un gros télé-crochet comme tremplin, ce qui explique peut être en partie pourquoi leurs deux premiers albums ne sont pas vraiment sorti du cadre de la Grande Bretagne. Ce troisième album, qui devait s'appeler Third Strike au départ, et qui devait sortir normalement il y a déjà un an avant d'être repoussé, est l'album qui doit leur permettre de diffuser leur musique à l'échelle mondiale.

Sauf que jusque maintenant, je peux pas dire que leurs deux premiers efforts soit vraiment digne d'intérêt. J'aurais d'ailleurs du mal à vous en parler parce que je n'en ait rien retenu, si ce n'est les singles et deux titres qui se baladent par là. Et pas de chance pour eux, Word Of Mouth est à l'image du reste : globalement mauvais et chiant.


Commençons au moins par les points positifs : ils savent quels sont les titres les moins à chier et ont donc conscience qu'il faut les foutre en single. On retrouve donc "Chasing The Sun", "Satellite" ou encore "I Found You" qui sont des titres plutôt sympa, bien rythmés et assez catchy pour s'imprégner durablement dans le tympan, surtout ce dernier qui restera pour moi surement leur meilleur titre.
Bon ça veut aussi dire qu'il faut se taper l'insipide "Walks Like Rihanna" (même si je peux comprendre ce qu'ils leur a semblé correct dans ce titre) et le dernier single en date "Show Me Love", qui commence par des violons bien mièvre et continue sur une mélodie et des paroles tout aussi neuneu.
D'ailleurs, les ballades c'est pas trop leur truc. Faut bien dire que quand on choisi une direction assez dance, c'est difficile de faire dans l'émotion. Si vous cherchez une ballade correcte à vous mettre dans les esgourdes, vous allez être déçus : tout au plus pourra t-on sauver "In The Middle" si on est pas trop exigent, ou bien "Could This Be Love" qui ,malgré sa mièvrerie et ses mélodies qui rappellent des truc bien vieillots, peut encore passer par rapport au reste.
Pourtant le groupe essaie de pondre de l'émotion digne de ce nom avec "Heartbreak Story", en ayant visiblement conscience qui leur faudra se séparer de leur côté éléctro pour y parvenir, mais alors ils deviennent d'un chiant : si jamais il sorte ce titre en single, qu'ils fournissent le Red Bull avec.

Bon, tout n'est pas à jeter et à de rares moments, quand ils parviennent à allier l'efficacité dance avec le sens de la mélodie pop, on trouve des belles choses, comme sur "Drunk Of Love", et surtout avec "Summer Alive" (pour moi, le meilleur titre de l'album); ces deux titres ont beaucoup de similarités : ce sont deux morceaux entrainant, enjoués, et qui parviennent à trouver un bon équilibre.
Mais le reste de l'album est tellement mauvais, souvent mièvre et surtout extrêmement vieillot, on a l'impression de se retrouver 20 ans en arrière. Ce n'est pas frais, ce n'est pas moderne.

Au delà du problème musical, ce qui cloche chez The Wanted, c'est surtout une impression globale d'absence complète de direction. Je pense qu'un boys band ne peut pas fonctionner sur le mode dance : quel intérêt pourrait-il y avoir à écouter des titres que beaucoup de DJ réussissent tout seul. Quand le groupe parvient à concilier la dance et la pop, comme je l'ai déjà dit, le résultat est plutôt réjouissant, mais on parle de 2 ou 3 titres sur un album de 19 morceaux, le reste on a l'impression d'avoir entendu ça des milliers de fois à la radio, en tellement mieux.
Et puis l'image du groupe manque cruellement de cohérence : quoi qu'on en dise, le physique des membres du groupe compte énormément dans ce genre de formation, et à part Nathan, les autres ont déjà l'air d'être trop vieux pour ça. Et c'est la même chose au niveau vocal : les solos de Nathan sont un vrai régal, mais le reste du groupe est un peu à la peine.
Ils leur faut très vite de vrais producteurs, quelqu'un derrière qui saura les orienter, qui saura trouver de vrais auteurs/compositeurs; si on regarde de plus près, on s'aperçoit que pour un seul titre, ils y a quelques fois presque une dizaines d'auteurs et aucun titres qui serait écrits par l'ensemble des membres du groupe lui même. D'où cette absence de cohérence et de cohésion au sein d'un groupe qui ne sait pas trop de quel coté pencher, avec une tendance musicale en totale opposition avec l'apparence du groupe.
En l'état, l'album est un gros ratage encore une fois, avec quelques morceaux qu'on pourra réécouter en repeat, mais un nombre impressionnant de déchets, sans vraiment de renouveau.

mercredi 6 novembre 2013

Music For The Masses #22 / Les gens m'appellent l'idöle des jeunes (15 - Preview) - One Direction : Story of my Life.


Après l'entrainant et très efficace "Best Song Ever", il était logique que le second single du 3e album du groupe, qui sortira fin novembre et s'appellera "Midnight Memories" (joli nom), soit une ballade. "Story of my Life" confirme donc ce que je pouvais penser du groupe : ils sont là et bel et bien pour durer. 
Le titre fait penser parfois à "Little Things" et c'est l'occasion de voir que les membres du groupe vieillissent plutôt bien, mention spéciale à Louis qui, les cheveux en bataille et arborant une petite barbe, semble avoir choper le syndrome Zayn lors du précédent album (comprendre "il a maigri").
Bon le tout est un peu trop Harry centric mais donne furieusement envie d'écouter ce fameux 3e album.

samedi 2 novembre 2013

jeudi 26 septembre 2013

Music For The Masses #20/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (13 - Preview) : Connor Maynard : R U Crazy.



Conor Maynard faisait parti de ces clones de Bieber apparu sur le tard l'année dernière par une bande de producteur anglais peu scrupuleux. Son album s'était finalement révélé assez différent du style du Canadien sans pour autant être resté mémorable malgré quelques bons titres (majoritairement les singles).
Le jeune homme revient avec la volonté d'afficher un son plus mature et je dois avouer que je ne sais pas trop quoi penser.
De prime abord, on dira que ça ressemble à du Justin Timberlake, dans le son autant que dans le clip; la vérité c'est que ça ne ressemble pas à grand chose, si ce n'est peut être à Labrinth, nouvelle gloire musicale outre-manche qui m'en touche une sans bouger l'autre et avec qui Conor à écrit et produit le titre.
Dans le fond, on pourrait dire que c'est une qualité que de ne ressembler à personne, sauf que ça en serait une s'il avait la trentaine. Là le pauvre Conor à 20 ans et s'il veut exporter sa musique, il faudrait qu'il fasse des trucs de son âge. Et par pitié qu'on arrête de lui coller une image de bad boy, c'est non seulement gonflant mais aussi très ridicule : un peu d'humilité ne lui ferait pas de mal.
Force est de constater que si le titre finit par être vaguement sympa au bout de 10 écoute, le pauvre garçon ne sait pas s'habiller et à déjà perdu tout son potentiel de cutie.
L'album sort fin octobre, et je doute que le succès ce soit encore pour cette fois.

samedi 14 septembre 2013

Music For The Masses #20 : Girls Do It Better?.


Lady Gaga a toujours fait de la merde sauf que cette fois, elle assume et n'essaie pas de l'enrober dans un emballage trompeur. Et elle le dit même dans les paroles. Le clip par contre est toujours aussi laid que les précédents


Voilà donc la vidéo qui a choqué l'Amérique puritaine : Miley Cyrus, l'ex égérie Disney, à poil, en train de faire de la promo érotique pour des outils de chantier... que ne ferait-on pas pour qu'on parle de soi? A peine célèbre, déjà en mal de notoriété : cette époque va vraiment trop vite pour moi je crois.


Katy Perry c'est deux très bons titres au début de sa carrière ("I Kissed A Girl" et "Hot N Cold") soit avant qu'elle ne se se prenne trop au sérieux. Ensuite, c'est un second album de merde. Il semblerait qu'elle ait repris le bon chemin, "Roar" est bien plus supportable que ses précédents singles. Même si elle même n'est pas devenu plus intéressante, et que la "lyrics video" est bien meilleure (ne serait ce que parce qu'on a pas à se taper une Katy Perry qui doit être planquée sous une tonne de maquillage vu comme elle semble en plastique)

jeudi 12 septembre 2013

Music For The Masses #19/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes #12 : Cody Simspon - Surfers Paradise.




Voilà, la rentrée a enfin sonné et l'automne semble avoir démarré presque en même temps : terminé le temps des ballades sur la plage sous 40° à mater tous ce qui bouge : il fait nuit à 20h, on est obligé de ressortir les pulls : putain de vie de merde.
Pour compenser ces affreux mois qui vont suivre, voilà donc un nouvel arrivé au rayon des teenagers baisables qui font de la pop pour adolescentes en pleine crise hormonale.

Cody Simpson vient tout droit du pays des kangourous (l'Australie donc pour ceux qui seraient nuls en géo) et à commencé sa carrière en 2010 et sorti son 1er album l'année dernière, surtout remarqué dans son pays et par quelques pucelles à travers le monde qui n'ont pas été insensibles à sa jolie crinière blonde.
Bon autant le dire tout de suite : si Cody était très mignon (mais largement underrage), son premier essai était relativement insipide, une espèce de sous Justin Bieber avec quelques trucs potables par moment mais globalement assez ignobles.




Le jeune Australien revient donc un an plus tard, complètement métamorphosé : où est passé l'ado au visage de gamin et à la chevelure de boucle d'or? Le garçon a pris du muscle et soudainement, j'envisage enfin des trucs digne du meilleur du porno en le voyant.
Musicalement aussi, Cody affiche clairement une volonté de montrer sa vraie personnalité et de ne pas rester cantonné dans la case "clone de Bieber". L'album est bien plus mature, bien plus écoutable, à l'image des deux premiers singles : le RNB/pop "Pretty Brown Eyes" et la très jolie ballade "Summertime Of Our Lives" (dans lequel on avait envie d'aller se balader au bord de la mer avec le blondinet).
Quand je dis que l'album est à l'image de ces deux titres, je parle littéralement : on a donc droit à de jolies ballades pop acoustiques qui sentent l'été, le sable et les embruns... quoique étrangement celles ci se trouvent surtout en fin d'album et ne soit pas ce qui m'est marqué le plus : "Rainy Day" est plutôt classique, pas désagréable à écouter mais pas ultra mémorable non plus, "Awake All Night" est totalement acoustique pour le coup et plus efficace, même si après avoir vu le clip, je ne peux effacer de mon cerveau l'image du jeune homme torse nu sur son sofa (et j'aurais tendance à penser que ça joue dans l'appréciation du titre...)




Le reste de l'album est composé de titre pop au fond desquels on peut encore entendre les anciennes influences RNB du premier album, mais la fusion des deux donne des trucs pas trop dégueu, même si on zappera "Love", tentative mineure de pop/reggae en duo avec Ziggy Marley et "Better Be Mine", un titre qui n'a pas grand chose pour lui, que ce soit au niveau des paroles ou de la musique (cet ignoble refrain...même si je serais prêt à tout lui pardonner quand il dit "It doesn't matter what they say, imma do it anyway" avec ce délicieux petit accent).
"Imma Be Cool" joue la carte de l'ultra décontraction mais reste encore trop mineur malgré un refrain simple mais très efficace. Il vaut mieux se pencher sur les premiers titres : de l'ouverture "La Da Dee" qui aurait pu sombrer dans la mièvrerie mais qui trouve le juste milieu pour être le titre le plus charmant de l'album au très "Ed Sheeranien" "Sinkin'It", en passant pas le très catchy "No Ceiling", voilà une paire de titres qui fonctionnent vraiment bien sans jamais être putassier ou lourdingue.
Le meilleur titre reste paradoxalement "If You Left Him For Me" : le côté dance aurait pu tout gâcher, le titre joue la carte de l'efficacité sans vraiment faire dans la légèreté et c'est le genre de paroles qu'on aurait imaginer habituellement plutôt dans une ballade mais étrangement ça marche et il passe très bien en repeat.




"Summertime Of Our Lives" n'est surement pas encore l'album qui fera connaitre Cody Simpson hors de ses frontières océaniques mais c'est en tout cas un bel essai de la part de l'Australien pour offrir quelque chose de plus consistant et de plus mature. C'est déjà bien meilleur que son précédent album et c'est surtout plus cohérent avec sa personnalité. Un album encore imparfait mais qui sent l'été et les plages ensoleillés et comporte son lot de tubes. Certes pas encore de quoi faire de l'ombre aux grosses pointures de l'usine à liquide séminal mais un sympathique outsider qui mériterait un peu plus d'attention.


dimanche 25 août 2013

Videodrôme #25/ Music For The Masses #18/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes #11 - One Direction : Best Song Ever.


On peut ne pas aimer les One Direction (ce qui est normal si vous n'êtes pas de sexe féminin et que vous avez plus de 15 ans) mais on ne pourra pas leur reprocher de faire le boulot correctement.
Que ce soit bien clair, je me fout royalement de "This Is Us" et le groupe aurait pu se contenter de reprendre des images du film pour promouvoir ce titre (extrait donc de "This Is Us") mais ils jouent la carte de l'auto-dérision envers leur management, allant jusqu'à se grimer pour les besoins de la vidéo.

Le résultat est juste parfait : Louis en Less Grossman, accompagné par Niall, campent des producteurs sans scrupules; Zayn est aussi baisable en meuf qu'en mec, Harry est toujours aussi mignon même déguisé en nerd... seul le personnage de Liam est raté mais peu importe : même quand ils jouent la carte du fun pur et simple, ils sont plus crédibles que la plupart de leur concurrent. Et même quand ils sortent un single hors album, c'est musicalement toujours aussi plaisant.

En attendant le prochain album, les 1D prouve une fois encore (si c'était vraiment nécessaire) qu'ils ont toujours une longueur d'avance et que le trône de la pop mainstream en Grande Bretagne est toujours bien occupé.

Videodrôme #24/ Music For The Masses17 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (11 - Preview) : The Wanted : We Own The Night.


Le troisième album de The Wanted sera dispo le 23 septembre et ne s'appelle plus "Third Strike" mais "World of Mouth". Pour patienter, le groupe offre donc un nouveau single intitulé "We Own The Night" (sans qu'on sache désormais si les singles précédents seront bel et bien sur l'album puisqu'au moins 5 collaborations sont annoncés, en plus des 4 singles déjà dévoilés... ce qui va faire un album à rallonge).
Moins dance que les précédents, les anglais jouent la carte de l'amitié virile entre potes, dans un bar le samedi soir, avec visiblement tous le village d'invité, dont beaucoup de meufs bonasses pour jouer les pseudos girlfriends le temps d'une vidéo (et vous remarquerez qu'il y a aucune moche visiblement dans ce village, je me demande où ça se trouve).

Bon, on va pas se mentir, c'est bien meilleur que "Walks Like Rihanna" (même si c'était pas tellement difficile) mais on ira pas jusqu'à avoir envie de foutre le titre en repeat. Le clip lui est d'une certaine platitude, même s'il rassure sur un point : le Nathan gonflé sous cortisone du précédent single n'était qu'une illusion, le seul cutie du groupe est toujours aussi choupinou... mais il est bien le seul.
Et puis, honnêtement, je sais pas trop qui sont les mecs de leur management mais ils sont surement pas très intelligent tant le clip n'est pas ce qu'il y a de plus vendeur : vous pensez vraiment que les pucelles qui constitue leur fan-base ont envie de voir leur groupe fait mumuse avec des mannequins, même le temps d'une vidéo, même pour de faux... c'est déjà chiant pour moi qui n'en ait pas grand chose à foutre.

Je vais pas m'étaler ici sur ce qui ne va pas dans ce groupe (et ce qui causera surement leur perte) mais y'a quand même des trucs assez curieux dans leur stratégie commerciale.
Bref, un nouveau single encourageant mais encore loin de leur assurer une place durable au soleil...et il faut croire que le compteur de vue YouTube me donne raison.

vendredi 21 juin 2013

Videodrôme #23/ Music For The Masses #16 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (10 - Preview) : Cody Simpson - Pretty Brown Eyes.


L'Australien revient avec un titre plus pop, moins acoustic que le précédent (vous savez, celui où il joue de la guitare à moitié nu sur un canapé), un morceau idéal pour l'été, qui adopte un style différent du premier album, pas désagréable sans être non plus extraordinaire. 

Videodrôme #22/ Music For The Masses #15 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (9 - Preview) : Jonas Brothers : Pom Poms


J'étais prêt à dire du mal des égéries Disney Channel mais en fait, la vérité c'est que ce nouveau titre est meilleur que tous ce qu'ils ont pondu jusqu'à maintenant. Rythmé tout en gardant un coté pop rock, entrainant et sexy sans être vulgaire... ces cons là ont enfin réussi un truc potable et m'ont gâchés toutes mes vannes méchantes en stock.
Pas grave, je me réserverais pour l'album.

jeudi 13 juin 2013

Videodrôme #21/Music For The Masses #14 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (8 - Preview) : Austin Mahone : What About Love.


J'avais déjà parlé du jeune Austin Mahone, aussi qualifié de "second Justin Bieber" pour certaines ressemblances avec le Canadien. Repéré sur YouTube (comme le seront désormais 90% des futurs gloires mainstream) à travers des vidéos dans lesquelles il reprend certains titres d'artistes qu'il apprécie, le jeune Texan se forge rapidement sa petite réputation et sa fan-base.
Après deux single sympa mais pas mémorable, le premier album devrait être dispo d'ici cet automne, devrait s'appeler "Junior Year" mais le nom pourrait changer, et il est précédé de ce premier single qui affiche clairement le positionnement qu'ont choisi les producteur : un mix d'influences oldies à la Backstreet Boys ou N'Sync, mixés avec des choses plus dance, dixit Mahone lui même.
A l'écoute de "What About Love", on ne pourra pas lui reprocher d'avoir menti. Et finalement c'est un premier single assez réjouissant et efficace, bien plus intéressant que ce qu'on avait pu attendre jusqu'à maintenant.

Même s'il est encore trop tôt pour tirer des plans sur la comète, Austin Mahone pourrait bien être promis à une jolie carrière : même s'il marche sur les traces de Bieber, le garçon possède sa propre personnalité et s'éloigne du style de son idôle; et puis il affiche un certain naturel et une décontraction assez rafraichissante.
Il est certain que les pucelles qui ont succombé au physique du Canadien auront du mal à résister au charme de Mahone, qui a 17 ans est déjà bien mieux gaulé que son modèle.  

Videodrôme #20 / Music For The Masses #13 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (7 - Preview) : The Wanted : Walks Like Rihanna.


Alors que leur 3e album, qui sera le premier à bénéficier d'une sortie internationale, est attendue pour la rentrée prochaine (à cause de l'opération de Nathan?), les 5 membres de The Wanted sortent donc un troisième single, le bien nommé "Walks Like Rihanna", une forme de déclaration d'amour pour la chanteuse de RNB. 
Un titre dont le groupe semble particulièrement fier, et on se demande bien pourquoi. Si "I Found You" était une bonne surprise, par des éléments musicaux assez originaux et des paroles plus mures, accompagné d'un clip beaucoup moins ridicule que les autres, celui ci en est l'exact contraire. Non seulement il est musicalement inintéressant, mais les paroles sont d'une mièvrerie insupportable (faudra qu'on m'explique exactement ce que la démarche de Rihanna a de si particulier) et le clip est un somment de mauvais gout : je ne sais pas si ça se voulait un hommage aux boys-band singés dans la vidéo, mais ça ressemble plus à de la moquerie, et même au second degré, ça n'en reste pas moins très laid et hyper ridicule.
On pourrait même décerner un prix à Nathan, qui a visiblement prix quelques kilos, ce qui associé à sa coupe de cheveux très courte, le fait ressembler... à pas grand chose; et comme Nathan est la seule caution cute du groupe, la perdre ne leur laisse plus de nombreux atouts en main.
Espérons que ce single ne soit qu'un égarement temporaire, réponse dans quelques mois.

dimanche 5 mai 2013

Music For The Masses #12 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (6-BONUS) - McFly : Room On The 3rd Floor.




En l'absence de nouveautés concrètes rayons "producteur de liquide séminal pour adolescentes en fleur" (l'attendu 3e album de The Wanted, d'abord prévu pour Novembre 2012 puis repoussé au printemps 2013 ne sortira finalement qu'en Septembre... il va finir par devenir une légende urbaine), j'occupe mon temps en faisant des retours sur investissement; un retour vers le passé vers une époque où Internet n'occupait pas encore 75% de nos pauvres vie de jeunes chômeurs européens.
Nous voici donc en 2004, les mots "torrents" ou "peer2peer" ne sont encore réservé qu'à une élite calé en informatique, le haut débit n'est encore qu'un fantasme d'écrivain de SF et on est encore obligé de mater Canal + en crypté le dimanche soir pour s'offrir du porno gratis (enfin pour les plus hétéros d'entre vous).
Justin Bieber est encore un illustre inconnu qui joue de la batterie seul chez lui au milieu des caribous et en Angleterre, le groupe Busted affole toutes les pucelles anglaises comme aucun groupe ne l'avait fait depuis longtemps, et même si leur popularité a du mal à émerger dans le reste de l'Europe et du monde, peu importe, un petit article dans One ou dans Star Club, ça suffit à faire le bonheur de n'importe quel fan français.
Dans l'ombre, McFly est en gestation depuis un petit moment. En fait, depuis la création de Busted, Tom Fletcher (10 kilos de plus qu'aujourd'hui, et pourtant il a pas eu besoin de montrer ses pectoraux tous les 15 jours pour faire crier les pucelles de son pays) travaille avec James Bourne (fondateur de Busted) sur l'écriture et la composition des titres qui composeront son premier album, et sur la recherche d'autres musiciens.
Sa rencontre avec Danny Jones cimentera les fondations du projet futur; le recrutement par casting du batteur Harry Jude et du bassiste Dougie Poynter entérinera la construction du groupe et le succès du premier album.




Autant vous prévenir tout de suite, il m'est impossible d'être (totalement) objectif sur ce groupe qui a marqué mon adolescence. L'affect l'emporte évidemment sur mon honnêteté.
Mais au programme donc, 13 titres, majoritairement écrits et composés donc par James Bourne, Tom Fletcher et Danny Jones, et dans lesquels l'influence des deux premiers se ressent; et si on sent bien la présence du frontman de Busted, l'album n'en est pas pour autant un copié/collé de ses ainés.
On est dans de la teen pop, ça parle de filles, de fun, d'amour, c'est léger et c'est surtout un curieux mélange de modernité et d'influences plus anciennes (les Beach Boys sur Sufer Babe par exemple, les Beatlles des débuts sur les ballades). Point d'éléctro ici, point de dance, juste du pop rock pur, enjoué, et qui n'a d'autre but que de servir de bande son à l'été anglais.
Il y a bien sur des tubes qui font tout de suite mouche : That Girl ou Down By The Lake s'impose d'emblée, et sont restés d'une efficacité redoutable même 10 ans après; d'autres titres réussissent leur pari alors que ce n'était pas forcément gagné, notamment le titre éponyme qui reste toujours agréable, même lors du passage des "na,na,na", risque périlleux qui ne sombre pas dans le ridicule ou la mièvrerie ici. et comme on oublie jamais une première fois, Obviously a une importance très particulière pour moi et ça me fait toujours quelque chose de réentendre ce titre, ça ravive des souvenirs d'une époque révolue et c'est un sentiment étrange, entre nostalgie et révulsion (de l'époque, pas du titre).
Et puis il y a ces ballades aux influences oldies qui m'avaient laissé un gout étrange et qui finalement aujourd'hui, sans atteindre des sommets d'émotions extraordinaire, se laissent écouter.
On leur pardonnera facilement la conclusion assez futile Broccoli, un titre dont je n'ai jamais compris l'intérêt, ni aujourd'hui, ni maintenant, mais les conclusions d'album en demi teinte semblent être une constante anglaise.




Si l'album est inévitablement emprunt de souvenirs pour moi, il n'en reste pas moins un bon début, qui n'essaie jamais de péter plus haut que son cul ou de singer les groupes anglo-saxons de l'époque. L'album peut trahir son époque, on sent bien qu'il n'a pas été conçu hier mais il ne souffre pas à la réécoute. Le groupe prouve qu'il sait composer de bons titres, et même si ce premier album est encore un peu faible, le bonheur à la réécoute reste encore intact.

jeudi 11 avril 2013

Videodrôme #19 : Food will kill you!




Espace Schengen Je T'aime - Countdown To eurovision 2013 #7 : Biélorussie.



EZEK' :  C'est pas désagréable, je la vois bien terminé dans les 10 premiers... et je dis pas ça juste parce que Alexander Rybak fait une (trop) brève apparition vers la fin de la vidéo

DOCTEUR BENWAY : Elle ressemble à un mélange entre Cameron Diaz et Madonna jeune... (quoi, que voulez vous que je dise de plus, c'est déjà pas mal un compliment sur le physique...à défaut de pouvoir en faire sur la musique...y'en a qui n'ont ni l'un ni l'autre et c'est pas encore Noël)

mercredi 10 avril 2013

Videodrôme #18/ Music For The Masses #11 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes #5 - Aussie Cutie.



Je ne chroniquerais pas son album parce qu'il date de 2012 (mais si vous voulez savoir ce que j'en pense, c'est assez ignoble) mais dans la guerre des teen idols, Cody Simpson est un nouveau venu importé du pays des kangourous.
Alors qu'il fera la première partie de Justin Bieber prochainement (ce qui est assez logique tant sur scène on a quand même une grosse impression de mimétisme), le jeune homme de tout juste 16 ans balance donc ce nouveau titre et cette nouvelle vidéo.
Outre le fait que musicalement, c'est déjà moins insupportable, c'est surtout cette vidéo qu'on retient, dans laquelle on voit Cody torse nu en train de chanter et jouer son titre acoustique sur un canapé; et force est de constater que pour seulement 16 ans, l'australien peut donner du souci à se faire physiquement à ses concurrents (et des fantasmes à beaucoup d'autres).
On peut remercier la natation pour ça, Cody étant un nageur émérite gagnant de plusieurs médailles.
Perso je veux bien qu'il me chante des ballades acoustiques à moitié nu sur un canapé en noir et blanc toute l'année.

mardi 9 avril 2013

Oldies But Goodies #3 - Daft Punk : Da Funk/Around The World (1998/1999)



Les plus méchants (ou les plus réalistes c'est au choix) diront qu'il s'agit des deux meilleurs titres du groupe, issus du seul album potable du duo français, on pourra difficilement leur donner tort, tant "Discovery" a tellement été martelé en radio à l'époque de sa sortie qu'on ne peut plus réentendre "One More Time" ou "Harder, Better, Faster, Stronger" sans avoir du subits envie de violence conjugale (je vous épargne mon opinion sur Human After All dont tout le monde se fout).
Deux bons titres et deux clips géniaux entre la vie de chien et la danse d'Halloween... comment encore résister à la petite mélodie éléctro-pop de "Around The World" !!

Espace Schengen Je T'aime - Countdown To Eurovision 2013 #6 : Montenegro.



EZEK' : Ce qui est bien avec les pays de l'ex-Yougoslavie, c'est qu'on est jamais déçu, ils ont un sens de l'horreur et de l'insupportable inégalé, inné et fait maison, avec amour et beaucoup d'alcool frelaté.

DOCTEUR BENWAY :  Aaaaah ces pays de l'est, ils ont le sens de la fête!

samedi 6 avril 2013

Music For The Masses #10 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (4 - BONUS) - Justin Bieber : Believe Acoustic.


Quand y'en a plus, y'en a encore. Bieber avait déjà lancé le concept avec succès, il n'avait aucune raison de ne pas recommencer; et quand il y a toujours un peu plus de thunes à se faire en arnaquant de pauvres (?) pucelles sans défense mais avec un stock de liquide vaginal à écouler, on peut compter sur les producteurs pour saisir l'occasion au vol.

Justin reprend donc quelques uns des titres de son dernier album, armé d'une guitare acoustique (et parfois d'un piano) pour jouer les mecs sensibles. Au menu donc, 8 titres de Believe en version dépouillée, comme ça toutes les adolescentes de 14 ans pourront écouter l'album dans leur chambre, au fond de leur couette rose et des posters de leur idole (pendant que les autres écouteront l'album d'une oreille distraite en se branlant sur les fakes pornos qui pullulent sur le net, des montages photoshoppés au fond d'une cave en Roumanie, qui font durement travaillées vôtre imagination, sans quoi c'est peine perdue mais ceci est un autre sujet, je m'égare).
Le résultat est aussi chiant qu'on peut l'imaginer, des titres dance comme "All Around The World" en acoustique, ça n'a absolument aucun  intérêt autre que financier puisque émouvoir ce n'est pas ce qu'on leur demande. Des titres R&B moisi, même joué avec seulement une guitare, ça reste des titres merdiques.
Enfin l'avantage du coup, c'est que les ballades chiantes de l'album se retrouve ici dans des versions beaucoup plus audibles et convaincantes : "Be Alright" ou encore "Fall" (qui a en plus l'avantage d'être interprété en live), qui ne m'ont laissé aucun souvenir (mais vraiment aucun) sur la première version de l'album, deviennent des chansons cette fois qui atteignent leur but, sans laisser de souvenirs mémorables certes, mais c'est toujours ça de pris.


Comme le management ne veut pas trop être taxé d'opportuniste, ils ont quand même tenu à intégrer 3 nouveaux titres, histoire de justifier le prix surement exorbitant de cet EP déguisé. Trois titres acoustiques (ou presque) donc, histoire de ne pas non plus se faire accuser de tromperie sur la marchandise. "Yellow Raincoat" ne ressemble pas beaucoup à du Justin Bieber, et si le titre essaie visiblement de rendre le jeune canadien beaucoup trop sérieux, c'est pas désagréable à écouter (mais c'est surement dû au coté acoustique) sans être extraordinaire. "Nothing Like Us" est franchement chiante et on a l'impression d'avoir déjà entendu ce genre de truc bien trop de fois (on notera aussi que les 2 titres que je viens de citer sont les deux seuls à être écrit par Bieber himself, sans l'aide personne, ce qui laisse un aperçu de sa capacité à se débrouiller tout seul).
Finalement seul "I Would" sort du lot, surement parce qu'elle ne se prend pas trop au sérieux, évite la mièvrerie, échappe certes à la règle du tout acoustique mais comme ça va chercher du coté de la pop (visiblement d'après ce qu'on peut lire à propos du titre, ce serait de la neo-soul...ahahahaha, qu'est ce qu'on va pas inventer pour essayer de vendre un truc), c'est assez frais, enjoué, positif... merde, en fait c'est l'un des meilleur titre de JB.


Voilà, ça fait donc 8 reprises dont guère seulement deux vraiment intéressante (et encore) et trois titres originaux dont un seul de vraiment convainquant. si vous êtes intelligent, vous prenez juste "I Would" sur l'I-Tunes Store (ou autre boutique de musique en ligne, je vous oblige surtout pas à consommez Apple, je vous conseillerais même d'éviter si possible), vous pouvez vous passer du reste. Mais bon, si vous êtes une true belieber, et que vous aimez vendre un rein pour vous payer une telle escroquerie, je ne peux rien faire pour vous, je chronique juste les albums, je raconte beaucoup de conneries mais je fais pas de miracle.


mercredi 20 mars 2013

Music For The Masses #9 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (3) - Connor Maynard : Contrast..




Débarqué de nul part (enfin de nul part, de YouTube exactement, nouvelle niche pour producteurs opportunistes qui adorent débusquer de pauvres teenagers désespérés qui attendent de pouvoir faire comme leurs idoles), je n'attendais pas Connor Maynard au programme, mais comme il a sorti son premier album plus vite que je ne le pensais, voilà donc un autre concurrent au titre de poster boy pour pucelles mondiales.




Connor Maynard peut aussi remercier MTV qui ont été les premiers à diffuser en boucle son premier clip, un premier clip loin de m'avoir emballé.
C'est pas qu'il soit mauvais ou méchant le pauvre garçon, loin de là, mais l'image que les producteurs semblaient vouloir donner ne correspondait pas vraiment à l'allure du jeune homme ; difficile de croire que Connor est un "bad boy" autour de qui toutes les filles gravitent comme des mouches autour d'un cadavre, difficile de croire que Connor aime les bastons, tant il a plutôt l'allure du gentil garçon qui se fait frapper par ses camarades de classe. C'est pas que je lui demande de jouer les victimes pour être plus crédible mais un peu plus d'humilité n'aurait surement pas fait de mal.
Et puis le clip du second single est venu donner une autre image, une autre vision de producteur, celle d'un clone de Justin Bieber. Même gestuelle, même accoutrement, même clip et même rappeur en carton à la fin du titre : difficile de ne pas voir la ressemblance... mais difficile d'en vouloir aussi au garçon quand il s'agit évidemment d'une démarche du management, qui comme n'importe quel autre vendrait leur mère pour un peu plus de thunes.
Au delà de ses petits défauts, on peut pas dire que ses deux premiers singles étaient foncièrement mauvais : de la dance/pop assez efficace, avec toujours ce côté mélodique typiquement anglais qui fait la différence avec les prod US. On peut dire la même chose de Animal et d'une bonne partie de l'album, qui privilégie d'ailleurs l'efficacité plutôt que l'émotion puisqu'on ne peut pas dire qu'on trouve vraiment de ballades poignantes, celles ci restant dans un registre dance, les autres étant inintéressantes et anecdotiques (Pictures ressemble bien trop à du Justin Bieber avec sa rythmique R&B, Just In Case est surtout juste chiante, idem pour Drowning).




Pour dire la vérité, Contrast est un album schizophrénique parce qu'il s'agit plus que jamais d'un album de producteurs : la première moitié est constituée de titres pop plutôt sympa avec des mélodies qui attrapent l'oreille, assez fraiche, pas trop putassière, grosso modo presque tout ce qui correspond aux titres produits par The Invisible Men (trio de producteurs talentueux), exception faite de Better Than You en duo avec l'infâme Rita Ora, jeune chanteuse de R&B intronisée nouvelle réussite musicale en Angleterre par des gens n'ayant surement aucun gout en musique (en même temps, pour apprécier du R&B, il faut avoir une presque absence totale de gouts musicaux potables mais ceci est un autre sujet...l'enfer doit être rythmé par du R&B je suis certain). Ceux produits par Pharell Williams sont dans la même veine, Pharell étant loin d'être un tâcheron, on pouvait se douter que la qualité serait là. Le reste est donc produits par diverses personnes visiblement assez médiocre parce qu'entre les titres simili Justin Bieber, et les trucs inintéressants, je serais eux je me reconvertirait dans le ravioli au cheval, il parait que c'est l'avenir en ce moment.




Le jeune Connor Maynard sort donc un premier album bien meilleur que ce à quoi je m'attendais, plutôt agréable à écouter, dans un mix entre pop et éléctro qui donne un album efficace mais qui malheureusement privilégie trop l'efficacité au détriment de ballades que l'on aurait aimé entendre et qui sont un peu indispensable pour un artiste qui compte s'adresser majoritairement à un public féminin.
Un bon premier album (aux 3/4) mais qui reste un peu faiblard, même si le son des titres les plus réussis parvient à être assez intéressant en ne jouant pas trop une carte putassière et racoleuse, en mêlant de manière assez fluide et mélodique dance et pop, influence 90's (on pense aux Backstreet Boys ou aux N'SYNC certaines fois) et sonorités plus moderne, tout en gardant une certaine identité.
Il faut absolument que les producteurs se débarrasse de cette volonté d'en faire une copie de Justin Bieber parce que ça ne fonctionnera jamais, qu'ils arrêtent d'aller chasser sur les terres du R&B et qu'ils parviennent à pondre des titres plus consistant, parce qu'on a vraiment l'impression d'être face à un premier essai et si celui ci est loin d'être mauvais, on peut pas dire qu'il donne envie d'être réécouter en repeat ou qu'il marque durablement l'esprit.
D'ailleurs les chiffres de ventes prouvent que si Connor Maynard a certes conquis son pays, il a encore de la marge dans les autres pays et il est encore loin de faire de l'ombre à son modèle ou aux One Direction.
On verra avec le deuxième album quelle direction les producteurs prendront et quels producteurs seront à la barre, et si le jeune Connor est appelé à durer.

mardi 15 janvier 2013

Oldies But Goodies #2 : Usher - U Got It Bad


Dieu sait que je n'ai pas une grande admiration pour Usher, simplement parce qu'il est responsable de la création de l'entité maléfique Justin Bieber; mais j'ai le plus grand respect pour ce titre de 2001.