Il y a quelques semaines de cela, un ami évoquait au détours d'une conversation le nom de ce saint homme qu'est David DeCoteau.
Injustement conspué par les cinéphiles de tout bords, relégué sur la TNT (le soir même, je tombais sur l'un des volet de Brotherhood, très tard dans la nuit, sur NRJ12), DeCoteau n'en a pas moins inventé un genre à part entière : le soft porn gay d'horreur, soit un budget ridicule pour de jeunes éphèbes qui se baladent en sous-vêtement blanc avant de se faire zigouiller.
Des films qui révèlent toute leur saveur avec une bande de potes assez ouverts d'esprit, gay friendly (ou qui se cherchent encore sexuellement) et beaucoup d'alcool à côté.
Mais David DeCoteau a beaucoup tâtonné avant de trouver sa propre sa voix, et ses premiers films n'était pas encore forcément emprunts de cet homo-érotisme sous-jacent.
Reprenons donc les choses depuis le début.
En 1986, Dreamniac lorgne quand même beaucoup du côté de Freddy Krueger... et l'affiche même sur son affiche, délicieusement 80's. Sauf qu'ici, le grand brulé est remplacé par une succube, pas forcément super joli.
Résumer le scénario du premier film de DeCoteau est déjà en lui même un calvaire; parce qu'il faut bien l'avouer, on comprend pas exactement tout... et même on s'en fout un petit peu parce que je crois que les scénaristes (enfin la scénariste visiblement) eux mêmes n'ont pas tout compris à leur histoire.
Adam est un garçon qui n'a pas beaucoup de chance dans la vie, déjà parce qu'il ressemble à une version 80's de Tobey McGuire (ce qui est loin d'être d'être un cadeau vous en conviendrez), ensuite parce qu'il est sensé être musicien dans un groupe de Heavy Metal. Il faut bien avouer que le jeune Adam n'a pas vraiment le profil pour jouer du métal (essayer d'imaginer Tobey McGuire jouant du Métallica... vous avez compris maintenant).
Cette vie trépidante lui cause quelques soucis de sommeil : Adam fait des rêves chelous. C'est d'ailleurs par l'un de ses rêves qui commencent le film : un mec nu traverse un couloir embrumé pour se diriger vers une lumière rose, comme celle d'un vieux sex-shop la nuit; en fait, il rejoint une meuf à poil dans la douche, qui lui roule une pelle comme si elle avalait un plat de spaghettis, avant de lui lacérer le dos.
Ouais, on sait pas trop ce qu'il prend le pauvre garçon mais c'est puissant.
Sa copine s'inquiète un peu pour lui, de le voir tout seul dans cette maison alors pour le consoler, elle fait l'amour avec lui sur une musique sirupeuse digne d'un boulard du dimanche soir sur M6.
Ensuite, on sait pas exactement trop si il prononce une invocation ou s'il s'agit des paroles de l'une des chansons, mais notre joyeux luron invoque une succube.
La suite du film se résume à un groupe de jeunes qui baisent avant de se faire tuer par la méchante succube, et au début par le fumeux concept de l'illusion entre rêve et réalité (qui sera complètement abandonné en cours de route).
Dreamaniac accuse son age et trahit bien (le pire de) son époque. Entre les vêtements cheap (dont le fameux pull Mir Laine rose), la B.O ignoble et le scénario très simpliste...
On retrouve l'obsession du réalisateur pour les confréries étudiantes et pour les mecs en petite tenue, encore que ce soit pas encore vraiment flagrant et qu'il y'en ait un peu pour tous les gout (même si la succube est loin d'être ultra bonasse et qu'il s'améliorera par la suite sur ce point).
Mais on notera tout de même des meurtres qui s'améliorent progressivement et des sfx pas trop dégueu, surtout sur la fin (la scène de la perceuse dans la main est plutôt réussie et assez gore).
On retiendra aussi cette fameuse définition du succube "It's a succubus. That means she fucks men and then she kill them. Not always in that order" (ça résume assez bien le truc).
Et si vous pensez qu'à la fin, il y a un duel gigantesque entre les protagonistes du film et le succube, vous allez être déçu : un mec sort de nul part et demande gentiment à madame le succube d'arrêter ses conneries, comme si elle avait 9 ans (véridique).
Bref, Dremaniac est hautement dispensable, assez laid et même pas vraiment drôle au second degré. Si DeCoteau montre qu'il quand même été formé à bonne école (il a appris aux cotés du grand Roger Corman) et qu'il sait produire des effets visuels plus que correct, l'ensemble est quand même trop cheap pour vraiment rester mémorable.
Si le dégout du monde suffisait à lui seul à conférer la sainteté, je vois pas comment je pourrais eviter la canonisation.
mercredi 27 novembre 2013
mercredi 20 novembre 2013
Music For The Masses #23/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes #16 - The Wanted : Word Of Mouth.
Par où commencer concernant The Wanted, qui arrive à la fois au bon et au mauvais moment.
Au bon, parce que l'époque est plus que jamais favorable aux boys band ou à tout autre formation musicale à dominante masculine; au mauvais parce que malheureusement pour eux, les One Direction sont arrivés au même moment et que la comparaison leur est forcément défavorable.
Alors oui, la différence, c'est que les cinq garçons de The Wanted n'ont pas eu la chance d'avoir un gros télé-crochet comme tremplin, ce qui explique peut être en partie pourquoi leurs deux premiers albums ne sont pas vraiment sorti du cadre de la Grande Bretagne. Ce troisième album, qui devait s'appeler Third Strike au départ, et qui devait sortir normalement il y a déjà un an avant d'être repoussé, est l'album qui doit leur permettre de diffuser leur musique à l'échelle mondiale.
Sauf que jusque maintenant, je peux pas dire que leurs deux premiers efforts soit vraiment digne d'intérêt. J'aurais d'ailleurs du mal à vous en parler parce que je n'en ait rien retenu, si ce n'est les singles et deux titres qui se baladent par là. Et pas de chance pour eux, Word Of Mouth est à l'image du reste : globalement mauvais et chiant.
Commençons au moins par les points positifs : ils savent quels sont les titres les moins à chier et ont donc conscience qu'il faut les foutre en single. On retrouve donc "Chasing The Sun", "Satellite" ou encore "I Found You" qui sont des titres plutôt sympa, bien rythmés et assez catchy pour s'imprégner durablement dans le tympan, surtout ce dernier qui restera pour moi surement leur meilleur titre.
Bon ça veut aussi dire qu'il faut se taper l'insipide "Walks Like Rihanna" (même si je peux comprendre ce qu'ils leur a semblé correct dans ce titre) et le dernier single en date "Show Me Love", qui commence par des violons bien mièvre et continue sur une mélodie et des paroles tout aussi neuneu.
D'ailleurs, les ballades c'est pas trop leur truc. Faut bien dire que quand on choisi une direction assez dance, c'est difficile de faire dans l'émotion. Si vous cherchez une ballade correcte à vous mettre dans les esgourdes, vous allez être déçus : tout au plus pourra t-on sauver "In The Middle" si on est pas trop exigent, ou bien "Could This Be Love" qui ,malgré sa mièvrerie et ses mélodies qui rappellent des truc bien vieillots, peut encore passer par rapport au reste.
Pourtant le groupe essaie de pondre de l'émotion digne de ce nom avec "Heartbreak Story", en ayant visiblement conscience qui leur faudra se séparer de leur côté éléctro pour y parvenir, mais alors ils deviennent d'un chiant : si jamais il sorte ce titre en single, qu'ils fournissent le Red Bull avec.
Bon, tout n'est pas à jeter et à de rares moments, quand ils parviennent à allier l'efficacité dance avec le sens de la mélodie pop, on trouve des belles choses, comme sur "Drunk Of Love", et surtout avec "Summer Alive" (pour moi, le meilleur titre de l'album); ces deux titres ont beaucoup de similarités : ce sont deux morceaux entrainant, enjoués, et qui parviennent à trouver un bon équilibre.
Mais le reste de l'album est tellement mauvais, souvent mièvre et surtout extrêmement vieillot, on a l'impression de se retrouver 20 ans en arrière. Ce n'est pas frais, ce n'est pas moderne.
Au delà du problème musical, ce qui cloche chez The Wanted, c'est surtout une impression globale d'absence complète de direction. Je pense qu'un boys band ne peut pas fonctionner sur le mode dance : quel intérêt pourrait-il y avoir à écouter des titres que beaucoup de DJ réussissent tout seul. Quand le groupe parvient à concilier la dance et la pop, comme je l'ai déjà dit, le résultat est plutôt réjouissant, mais on parle de 2 ou 3 titres sur un album de 19 morceaux, le reste on a l'impression d'avoir entendu ça des milliers de fois à la radio, en tellement mieux.
Et puis l'image du groupe manque cruellement de cohérence : quoi qu'on en dise, le physique des membres du groupe compte énormément dans ce genre de formation, et à part Nathan, les autres ont déjà l'air d'être trop vieux pour ça. Et c'est la même chose au niveau vocal : les solos de Nathan sont un vrai régal, mais le reste du groupe est un peu à la peine.
Ils leur faut très vite de vrais producteurs, quelqu'un derrière qui saura les orienter, qui saura trouver de vrais auteurs/compositeurs; si on regarde de plus près, on s'aperçoit que pour un seul titre, ils y a quelques fois presque une dizaines d'auteurs et aucun titres qui serait écrits par l'ensemble des membres du groupe lui même. D'où cette absence de cohérence et de cohésion au sein d'un groupe qui ne sait pas trop de quel coté pencher, avec une tendance musicale en totale opposition avec l'apparence du groupe.
En l'état, l'album est un gros ratage encore une fois, avec quelques morceaux qu'on pourra réécouter en repeat, mais un nombre impressionnant de déchets, sans vraiment de renouveau.
Au bon, parce que l'époque est plus que jamais favorable aux boys band ou à tout autre formation musicale à dominante masculine; au mauvais parce que malheureusement pour eux, les One Direction sont arrivés au même moment et que la comparaison leur est forcément défavorable.
Alors oui, la différence, c'est que les cinq garçons de The Wanted n'ont pas eu la chance d'avoir un gros télé-crochet comme tremplin, ce qui explique peut être en partie pourquoi leurs deux premiers albums ne sont pas vraiment sorti du cadre de la Grande Bretagne. Ce troisième album, qui devait s'appeler Third Strike au départ, et qui devait sortir normalement il y a déjà un an avant d'être repoussé, est l'album qui doit leur permettre de diffuser leur musique à l'échelle mondiale.
Sauf que jusque maintenant, je peux pas dire que leurs deux premiers efforts soit vraiment digne d'intérêt. J'aurais d'ailleurs du mal à vous en parler parce que je n'en ait rien retenu, si ce n'est les singles et deux titres qui se baladent par là. Et pas de chance pour eux, Word Of Mouth est à l'image du reste : globalement mauvais et chiant.
Commençons au moins par les points positifs : ils savent quels sont les titres les moins à chier et ont donc conscience qu'il faut les foutre en single. On retrouve donc "Chasing The Sun", "Satellite" ou encore "I Found You" qui sont des titres plutôt sympa, bien rythmés et assez catchy pour s'imprégner durablement dans le tympan, surtout ce dernier qui restera pour moi surement leur meilleur titre.
Bon ça veut aussi dire qu'il faut se taper l'insipide "Walks Like Rihanna" (même si je peux comprendre ce qu'ils leur a semblé correct dans ce titre) et le dernier single en date "Show Me Love", qui commence par des violons bien mièvre et continue sur une mélodie et des paroles tout aussi neuneu.
D'ailleurs, les ballades c'est pas trop leur truc. Faut bien dire que quand on choisi une direction assez dance, c'est difficile de faire dans l'émotion. Si vous cherchez une ballade correcte à vous mettre dans les esgourdes, vous allez être déçus : tout au plus pourra t-on sauver "In The Middle" si on est pas trop exigent, ou bien "Could This Be Love" qui ,malgré sa mièvrerie et ses mélodies qui rappellent des truc bien vieillots, peut encore passer par rapport au reste.
Pourtant le groupe essaie de pondre de l'émotion digne de ce nom avec "Heartbreak Story", en ayant visiblement conscience qui leur faudra se séparer de leur côté éléctro pour y parvenir, mais alors ils deviennent d'un chiant : si jamais il sorte ce titre en single, qu'ils fournissent le Red Bull avec.
Bon, tout n'est pas à jeter et à de rares moments, quand ils parviennent à allier l'efficacité dance avec le sens de la mélodie pop, on trouve des belles choses, comme sur "Drunk Of Love", et surtout avec "Summer Alive" (pour moi, le meilleur titre de l'album); ces deux titres ont beaucoup de similarités : ce sont deux morceaux entrainant, enjoués, et qui parviennent à trouver un bon équilibre.
Mais le reste de l'album est tellement mauvais, souvent mièvre et surtout extrêmement vieillot, on a l'impression de se retrouver 20 ans en arrière. Ce n'est pas frais, ce n'est pas moderne.
Au delà du problème musical, ce qui cloche chez The Wanted, c'est surtout une impression globale d'absence complète de direction. Je pense qu'un boys band ne peut pas fonctionner sur le mode dance : quel intérêt pourrait-il y avoir à écouter des titres que beaucoup de DJ réussissent tout seul. Quand le groupe parvient à concilier la dance et la pop, comme je l'ai déjà dit, le résultat est plutôt réjouissant, mais on parle de 2 ou 3 titres sur un album de 19 morceaux, le reste on a l'impression d'avoir entendu ça des milliers de fois à la radio, en tellement mieux.
Et puis l'image du groupe manque cruellement de cohérence : quoi qu'on en dise, le physique des membres du groupe compte énormément dans ce genre de formation, et à part Nathan, les autres ont déjà l'air d'être trop vieux pour ça. Et c'est la même chose au niveau vocal : les solos de Nathan sont un vrai régal, mais le reste du groupe est un peu à la peine.
Ils leur faut très vite de vrais producteurs, quelqu'un derrière qui saura les orienter, qui saura trouver de vrais auteurs/compositeurs; si on regarde de plus près, on s'aperçoit que pour un seul titre, ils y a quelques fois presque une dizaines d'auteurs et aucun titres qui serait écrits par l'ensemble des membres du groupe lui même. D'où cette absence de cohérence et de cohésion au sein d'un groupe qui ne sait pas trop de quel coté pencher, avec une tendance musicale en totale opposition avec l'apparence du groupe.
En l'état, l'album est un gros ratage encore une fois, avec quelques morceaux qu'on pourra réécouter en repeat, mais un nombre impressionnant de déchets, sans vraiment de renouveau.
mercredi 6 novembre 2013
Music For The Masses #22 / Les gens m'appellent l'idöle des jeunes (15 - Preview) - One Direction : Story of my Life.
Après l'entrainant et très efficace "Best Song Ever", il était logique que le second single du 3e album du groupe, qui sortira fin novembre et s'appellera "Midnight Memories" (joli nom), soit une ballade. "Story of my Life" confirme donc ce que je pouvais penser du groupe : ils sont là et bel et bien pour durer.
Le titre fait penser parfois à "Little Things" et c'est l'occasion de voir que les membres du groupe vieillissent plutôt bien, mention spéciale à Louis qui, les cheveux en bataille et arborant une petite barbe, semble avoir choper le syndrome Zayn lors du précédent album (comprendre "il a maigri").
Bon le tout est un peu trop Harry centric mais donne furieusement envie d'écouter ce fameux 3e album.
samedi 2 novembre 2013
Music For The Masses #21/ Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (14 - Preview) : McFly : Love Is On The Radio.
Oooooooouuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(On entrera dans les détails plus tard...lors de la sortie de l'album...Mais ouiiiiiii quoi!!!!)
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