Même si elles ont enfanté l'Eurodance (soit l'une des pires injures musicale de tous les temps, pire que le RNB), les 90's encule à sec toutes les autres décennies.
Je vais l'avouer tout de suite : mon cœur d'ado à saigné comme une petite pucelle qui vient de se faire larguer par son premier petit ami parce que celui ci a préféré sortir avec Cynthia, cette pute de 4e qui n'avait pas d'appareil dentaire, quand j'ai entendu ce titre pour la première fois.
Oui j'ai un peu honte mais comme je suis gay, j'ai des excuses (et peut être que ça explique du coup tout ça).
Je n'étais pas un immense fan des Spice Girls (c'était des meufs, je préférais les boys bands bien sûr) mais quand je réécoute aujourd'hui cette chanson et que j'entends les première paroles "Do you still remember, how we used to be" ou celles du refrain, mon cœur se serre encore et mon esprit menace de construire une machine à remonter dans le temps pour retourner dans les 90's.
Je pense que c'est potentiellement l'une des plus belle chanson qui existe, et l'un des plus beau clip : chaque fois que je vais en forêt, je m'attends un voir un Rubik's cube avec des fées qui en sortent.
Ce clip nous montre aussi une époque révolu : celle où l'on pouvait laisser 2 mômes se balader en forêt sans craindre pour leur sécurité (à moins que ce clip ne soit un spot de prévention contre les fées pédophiles mais là, je suis en train de saccager mon enfance alors j'arrête)
Alors "Spice Up Your Life" c'est le versant "Wannabee" du groupe, soit un titre plus énergique et rythmé. Le titre vaut surtout pour sa vidéo, ambiance SF voir Sucker Punch avant l'heure, les Spice Girls nous la joue UBIK et nous apprenne qu'on conduit un vaisseau spatiale comme on jouerait à un jeu vidéo : pure génie.
Et puis y'a pas à tortiller du cul pour chier droit : toutes les 5, elles enfoncent faciles toutes les Little Mix du monde.
Si le dégout du monde suffisait à lui seul à conférer la sainteté, je vois pas comment je pourrais eviter la canonisation.
dimanche 10 mai 2015
lundi 9 février 2015
Music For The Masses #35 / Les gens m'appellent l'idole des jeunes #28 : Stereo Kicks : Blank Space (Taylor Swift cover)
A la recherche désespérée de l'héritier des One Direction qui tarde à apparaitre, la réponse pourrait s'appeler Stereo Kicks. Tout droit échappé du X-Factor version anglaise (celle là même qui a révélé les 1D donc), Stereo Kicks est un boys band assez expérimental puisque composé de pas moins 8 membres.
Alors que parmi les 8 sélectionnés, un tri devait être fait, Simon Cowell a finalement décidé de garder le groupe tel quel, faisant un pari risqué sur l'avenir; sa logique est simple : 8 garçons, autant de possibilité différentes de séduire un large public (féminin), y'en aura pour tous les gouts (même les mauvais).
Si le grand nombre de membres me laisse encore sceptique, leur performances durant la dernière saison de l'émission m'avait laissé encore plus dubitatif, Louis Walsh échouant quais chaque semaine à trouver la bonne voie.
Cette reprise de Taylor Swift est donc une assez bonne surprise puisque j'ai l'impression que coaché par les bonnes personnes, le groupe montre enfin un potentiel jusque là invisible.
Bon on pourrait quand même élaguer et en virer deux (Barclay et Charlie) mais y'a du mieux, c'est déjà ça de pris. Quant à savoir s'ils peuvent vraiment faire figure de nouveau "boys band à la mode", ça c'est encore moins sûr, les vues de cette première performance live avec un son correct étant loin d'être mirobolantes après 3 semaines : on jugera vraiment lors de la sortie du premier titre original.
Alors que parmi les 8 sélectionnés, un tri devait être fait, Simon Cowell a finalement décidé de garder le groupe tel quel, faisant un pari risqué sur l'avenir; sa logique est simple : 8 garçons, autant de possibilité différentes de séduire un large public (féminin), y'en aura pour tous les gouts (même les mauvais).
Si le grand nombre de membres me laisse encore sceptique, leur performances durant la dernière saison de l'émission m'avait laissé encore plus dubitatif, Louis Walsh échouant quais chaque semaine à trouver la bonne voie.
Cette reprise de Taylor Swift est donc une assez bonne surprise puisque j'ai l'impression que coaché par les bonnes personnes, le groupe montre enfin un potentiel jusque là invisible.
Bon on pourrait quand même élaguer et en virer deux (Barclay et Charlie) mais y'a du mieux, c'est déjà ça de pris. Quant à savoir s'ils peuvent vraiment faire figure de nouveau "boys band à la mode", ça c'est encore moins sûr, les vues de cette première performance live avec un son correct étant loin d'être mirobolantes après 3 semaines : on jugera vraiment lors de la sortie du premier titre original.
jeudi 1 janvier 2015
Music For The Masses #34 / Les gens m'appellent l'idole des jeunes #27 - One Direction : Four.
C'est désormais une tradition au même titre que le sapin de Noël ou le baiser sous le gui : chaque année, avec l'arrivée du froid, le boys-band le plus populaire de la planète balance son nouvel album comme une offrande à toutes les pucelles du monde qui prie les "5 dieux teenagers".
Mais cette année, le très logiquement nommé "Four" n'avait pas démarré sous les mêmes auspices que les précédents : "Steal My Girl", le premier single n'a pas autant enthousiasmé que ses grand frères...
C'est pas que le titre soit ultra dégueu, le savoir faire du single qui se retient facilement, et qu'on peut ensuite fredonner quand personne nous regarde sous la douche, est toujours là mais le feeling nettement plus pop qui contraste avec le coté plus rock de "Midnight Memories", le précédent album (qui passe d'ailleurs encore très bien et se bonifie même un peu avec le temps), m'avait laissé un peu plus dubitatif qu'auparavant. Et puis, il y avait surtout un autre problème emmerdant : la voix de certains membres semblaient méconnaissables. Si quelques fans, qui seraient prêt à s'entrouvrir les veines pour les défendre (ce qui est noble et compréhensible mais toujours un peu casse couille : ce n'est parce qu'on est fan d'un groupe qu'on est obligé de mettre son objectivité de coté) ont expliqué ça par une mue naturelle de leur voix, d'autres ont avancé l'hypothèse de l'auto-tune... la vérité se trouve probablement du coté de la deuxième solution : sans parler d'auto-tune, un filtre en post-prod parait une explication très plausible (sans que ce soit la faute du groupe).
Bon, finalement, au bout de quelques écoutes, sans atteindre l'efficacité d'un "Best Song Ever", ce premier single s'avère assez réjouissant si vous n'êtes pas trop exigeant.
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, si vous pré-commandiez l'album sur I-Tunes (donc sur le e-shop de Satan), vous receviez 5 titres en écoute exclusive, avant tout le monde... enfin pas avant les plusieurs milliards de fans qui avaient fait la même chose mais vous vous pouviez quand même vous la péter et ramener votre science (parce qu'écouter les titres avant les autres, ça sert avant tout à ça, on va pas se mentir); 5 titres qui confirmèrent bien la tendance amorcée : bye bye l'ambiance plus rock du troisième album, welcome un ton général nettement plus pop.
Mais attention, pas de retour en arrière pour autant : on ne parle pas d'une pop teenage à la "Take Me Home" mais d'une pop bien orchestrée, qui se situe dans la suite logique de la démarche d'évolution du groupe.
On sait que ça fait un moment déjà que les 5 garçons voudraient effacer l'étiquette un peu péjorative de boys-band qui leur colle à la peau pour être considéré comme un vrai groupe. Les 16 titres de "Four" ne sont pas surprenant en ce sens et vont dans la direction prise depuis le précédent album (qui affichait des compositions plus travaillées et moins directes). Sauf que cette fois, cette volonté pourrait bien fait figure de problème. Si Four n'est pas un mauvais album, loin de là, on ne peux s'empêcher de le trouver un peu décevant.
Pourtant, difficile de résister à certains titres, dont l'énergie l'emporte facilement : "Ready To Run", la power ballade "Where Do Broken Hearts Go" écrite par Harry Styles, la bonne humeur communicative de "Girls Almighty" (l'un des meilleur morceau de l'album), on peut en dire de même de "No Control" ou de "Stockolm Syndrome". Mais les titres les plus efficaces se trouvent dans les bonus, qui comprennent, semblerait-il, les morceaux composés avec les fameux guests qu'on nous a promis mais non mentionnés ans les crédits (1975, Good Charlotte, Naughty Boy et McFly), ce qui laissera tout le loisir aux plus calés de retrouver quel artiste à composé chacune des chansons (bon pour 1975, c'est assez flagrant, on miserait sur le pas très bon "Illusion" pour Naughty Boy, à cause de son feeling un peu RNB au début, pour les 2 autres on hésite encore. "Change Your Ticket" bénéficie largement de la présence des très bons 1975, qui prouvent qu'ils ne sont jamais aussi bons que dans ce format pop à la mélodie enrichie en vitamine C (en témoigne leur déjà très sympa "Girls"); "Act My Age" fait figure de vrai conclusion en beauté et réussit ce que d'autres titres n'ont fait qu'à moitié : éloigner le groupe encore un peu plus de leur statut de Boys Band, sans pour autant gommer leur identité.
Bon, alors me direz-vous, où se situe le problème? Le premier, c'est l'absence de vrais bonnes ballades : "18" est sympa mais un peu classique, j'aime bien Ed Sheeran mais c'est un peu son problème, ses titres écrits pour les One Direction se capte direct; "Fools Gold" et "Night Changes" sont tout aussi sympa mais pas vraiment poignante, ni marquante (pas comme ont pu l'être "Strong" ou "Little Things" par exemple); "Spaces" commence de manière un peu clichesque mais efficace mais se vautre dès le pré-refrain et s'enfonce dans un refrain ultra convenu et plat. Finalement seul la petite ritournelle pop que représente 'Fireproof" s'en sort bien (mais peut-on vraiment la considérer comme une ballade) et "Once In A Lifetime" mais cette dernière à le petit défaut de ne jamais vraiment décoller, ce qui est un peu frustrant puisque ça lui enlève un peu d'intérêt.
Le second problème est un peu plus complexe : à force de vouloir s'éloigner de ce qu'ils sont et qu'ils veulent renier, les One Direction ne sont-ils pas en train de perdre leur fraicheur? Si certains titres donnent au premier abord envie de les réécouter en boucle, je me suis surpris à me lasser assez vite de cet album, les titres trouvent vite leur limites. Et surtout, si certains morceaux sont très efficaces, je ne suis pas convaincu qu'ils fonctionnent très bien en live (voir leur prestation assez limite sur "Steal My Girl" dans la dernière saison de X-Factor), parce qu'ils semblent conçus pour des "vrais groupes" (je veux dire par là, "des groupes dont les membres jouent de leurs instruments sur scène"). Les 1D sont un boys-band et il n'y a rien de honteux à ça, c'est même pour ça qu'on les aime, les One Direction ne seront jamais One Republic ou McFly et c'est tant mieux.
Si Four est loin d'être un mauvais album, il semble avoir une durée de vie bien plus courte que les autres efforts précédents du groupe. A trop vouloir gommer leur identité boys band, les garçons pourrait bien perdre ce qui fait leur charme. Les One Direction sont pourtant toujours loin devant leurs concurrents, et pour le moment, toujours aucune alternative crédible en vue (Stereo Kicks ne fonctionnera jamais, et les 5 SOS, s'ils semblent bien parti, sont encore loin d'atteindre la popularité de leurs ainés). Alors que les rumeurs de carrière solos continuent d'aller bon train et d'être aussitôt démenties (et on sait, que si/lorsque ça arrivera, tout le monde ne montera pas à bord du train du succès, Harry et Zayn étant les 2 favoris pour réussir en solo), tout ça laisse songeur pour l'avenir et tous les yeux sont braqués sur le prochain album, qui à n'en pas douter devrait encore proposer quelque chose de différent.
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