mercredi 19 décembre 2012

Music For The Masses #9 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (2) - One Direction : Take Me Home.

Je me rappelle encore la première fois que... bon non ok, je vais pas refaire la même... il n'empêche que je peux me targuer d'avoir eu l'opportunité de connaitre les One Direction avant la grosse majorité des pucelles françaises qui déversent des tonnes de liquide séminal en écoutant leurs chansons.
Un petit rappel s'impose donc avant de parler de l'album plus en détail puisque la formation du groupe est assez particulier. Les 5 garçons sont issus de la saison 7 du X-Factor anglais (l'original, le vrai, le pur), le plus gros télé-crochet du pays, un show énorme à l'américaine qui ne ressemble en rien à nôtre version (qui est surement plus proche de celle des pays de l'est), un divertissement avec des moyens colossaux, capable de fédérer même les plus réticent grâce à son montage, une bonne dose de mise en scène (difficile de croire que certaines interventions des candidats ou du jury ne sont pas écrites tant c'est du gros n'importe quoi à certains moments) et des guests toujours plus prestigieux (les soeurs Minogue, Geri Halliwell, Nicole Scherzinger...). Pour résumer le principe des castings à ceux qui vivraient dans une grotte depuis les 10 dernières années, il se déroule en 3 étapes au bout desquelles 3 finalistes sont retenus dans chaque catégories pour les lives (Filles, Garçons, Groupes et + de 25 ans).
En arrivant aux castings, au départ, les cinq futurs membres du groupe ne se connaissaient absolument pas, ils auditionnent seuls et sont finalement recalés au bout de la 2e étape (le bootcamp). Mais Simon Cowell (créateur, producteur de l'émission et proxénète en chef de la télé-réalité anglaise) décide de leur faire une proposition qui peut sembler un peu bizarre pour nous mais qui est très courante dans le show : qu'ils s'associent tous les 5 pour former un groupe (un boys band, même si on peut contester le terme, tout dépend de la définition que l'on en a, c'est pas vraiment ce qui a le plus d'importance) qui s'appellera One Direction.
Emballé c'est pesé, les garçons acceptent, se hissent jusqu'aux primes et se payent le luxe d'échouer aux portes de la finale. Peu importe, ceux qui ont suivi l'émission se sont bien rendu compte que si Cowell est un peu fossoyeur sur les bords, il a réussi son coup : le groupe s'est déjà bâti une réputation et une popularité assez solide outre-manche pour que leur premier album soit attendu de pied ferme.
Un an plus tard, lorsque "What Makes You Beautiful" pointe enfin le bout de son nez sur le net, l'essai est transformé, le titre est conforme à ce qu'on pouvait attendre d'eux; mais, même si l'album s'est bien vendu, je dois avouer qu'il ne m'a pas enthousiasmé plus que ça et que je le trouve assez faiblard, surtout à cause d'un trop plein de titres trop éléctro, malgré des ballades plutôt convaincantes. Et il y a un autre facteur un peu chagrinant et que les fans n'ont pas manqué de remarquer : si Liam, Harry puis Zayn se taillent la part du lion sur l'album, les deux autres sont presque oubliés et font figure de choristes.

Après ce récapitulatif des épisodes précédents, on peut enfin passer aux choses sérieuses avec ce deuxième album, sorti il y a tout juste un mois et demi et introduit par un premier single logique. "Live While We're Young" est presque une copie conforme de "What Makes You Beaufitul", un titre pop-rock énergique, fun, enjoué, qui s'incruste facilement dans la mémoire et se fredonne presque immédiatement; le titre faisant presque office d'hymne pour le groupe, le choix était tout à fait logique et gagnant. Au delà de ça, le clip (qui montre le groupe s'amuser en vacances) est assez intéressant par les changements au sein du groupe qu'il révèle : qu'il s'agisse de la coupe de cheveux très courte de Liam (qui ne lui va pas tant que ça), de Zayn qui semble avoir affiné (et être le devenu le membre le plus cute du groupe), mais surtout de la discrétion du presque omniprésent Harry Styles, comme un rééquilibrage en réponse au premier album.
Après une entrée en matière réussie, il était logique que pour le second single le groupe propose quelque chose de différent; la ballade "Little Things" (écrite par Ed Sheeran, grand pote de Harry et auteur hors pair dans cet exercice) parvient à montrer la maturité (toute relative, comme toujours quand on parle de pop mainstream) du groupe dans un très joli titre tout en acoustic et sans verser (trop) dans la mièvrerie.

L'album se partage donc toujours entre gros tubes pop et ballades pour cœur de guimauves; "Kiss You" fait parti de la première catégorie et en est un fier représentant, c'est catchy, la mélodie pop est juste parfaite, ça devrait faire un futur gros single. "C'mon, C'mon" reprend le pari de l'éléctro dans la veine du premier album, à la différence qu'ici le groupe a su garder une base pop et que les deux se marient bien sans pour autant donner un vulgaire titre dance/pop; c'est le cas d'ailleurs de tous les titres similaires qui font le pari d'être un peu plus rythmé, avec en point d"orgue "I Would", écrit par les McFly. On se souvient que sur le premier effort, Tom Fletcher et ses camarades avaient déjà signé "I Want", un titre qui portait immédiatement la patte McFly et c'est justement ce qui posait problème : lorsque l'on écrit un titre pour un autre groupe (qui plus est s'il joue dans un registre quasi similaire au vôtre) il faut savoir l'adapter à l'identité du destinataire, hors avec "I Want" on avait un titre qu'on aurait clairement vu chanter par le groupe qui l'a écrit, pas une mauvaise chanson mais bien trop similaire pour pouvoir vraiment être apprécié à sa juste valeur. Avec "I Would" les 5 anglais évitent de réitérer la même erreur, et même plus que ça, prouvent qu'ils sont encore de très bons faiseurs de mélodies pop tant le titre est l'un des meilleur de l'album, rythmé sans oublié ses origines pop, et on en vient presque à se dire que s'ils voulaient naviguer du coté de quelque chose de plus éléctro avec leur dernier album, on aurait préféré qu'ils pondent des morceaux comme celui ci (mais ceci est un autre débat que l'on aura dans quelques mois).
On  a quelques frayeurs quand débute "Rock Me", on se dit que les 1D vont nous pondre leur "We Will Rock You" et puis finalement le refrain parvient à effacer les doutes. On pourra faire la grimace lorsque Louis joue les fausset sur "Change My Mind" mais là encore, après quelques écoute, on finit par adhérer à cette autre jolie ballade, dont les chœurs finaux devraient faire leur effet en live.

Après ces 9 premiers titres, on traverse une espèce de ventre mou; non pas que les morceaux suivants soient mauvais mais ils semblent un cran en dessous du reste, à commencer par l'autre ballade de Ed Sheeran qui rate le coche cette fois ci et tombe dans les travers évoqué un peu avant : on imagine plus facilement Sheeran interpréter cette chanson plutôt que le groupe auquel elle ne convient pas vraiment. "Back For You" est un peu anecdotique et malheureusement "They Don't Know About us" remporte le prix du plus mauvais morceau à cause de ses paroles extrêmement clichés et d'un style hybride, le cul entre deux chaises, qui ne sait pas trop de quel côté pencher, plomber sur la fin par les envolées ridicules de Zayn : je ne sais pas qui a eu cette idée mais par pitié, trouvez les responsables et exécutez les.
La version basique de l'album se conclue par une ballade sympathique qui, si elle n'atteint pas les sommets de ses grandes sœurs reste dans une tradition assez curieuse de fin d'album bouclée par un titre mineur, récurent chez plusieurs groupes.

Ensuite, si tu es beaucoup plus fan que la plus fan de tes copines (et s'il te reste encore de l'argent après avoir été voir 5 fois le dernier Twilight), tu peux te payer la version deluxe nommée "Limited yearbook edition" et composée de 4 titres bonus qui valent la peine de débourser quelques euros en plus : 4 gros tubes pop qui s'incrustent dans les tympans et dans le cerveau avec un délicieux entêtement, 4 titres qu'on a envie de foutre en replay et de refredonner cet été... perso j'ai une petite préférence pour "Nobody Compares" mais ils sont tous les quatre de qualité AOC.
Maintenant si tu te demande si tu peux envier les japonais qui ont plus de titres bonus parce que les mangeurs de sushis aiment les bonus, la réponse est oui et non. Au départ, les trois bonus japonais m'en ont touché une sans bouger l'autre; et puis finalement, "Magic" concurrence bien les bonus européens tandis que "Truly, Madly, Deeply" et "Irresistible" (encore écrit par les McFly) sont de jolies ballades qu'on aurait bien vu à la place de certains morceaux moyens de la fin de l'album simple.

Bilan des courses : les One Direction frappent enfin un grand coup et pondent un album pop digne de ce nom après le (un peu) décevant Up All Night. Certes, l'album n'est pas exempt de faiblesses et certains titres sont bien meilleurs que d'autres mais dans l'ensemble, Take Me Home est un album vraiment réjouissant, qui se réécoute en boucle sans lasser et évite l'écueil de venir fricoter avec la dance. Le groupe a compris qu'on leur demandait d'être un groupe de pop et embrasse le genre à pleine mains. Si certains les ont comparés aux Backstreet Boys ou aux N'Sync, c'est plutôt vers un autre "groupe de garçons" que je ferais la comparaison, bien plus proche géographiquement. Les One Direction sonnent par ci par là comme Busted, si le groupe de James Bourne n'avait pas splitté et avait survécu jusqu'en 2012. C'est un gros compliment venant de ma bouche, sachant le respect que j'ai encore pour Busted.
On sait que l'Angleterre a un gros passif pop et je ne parle seulement des Beatles mais au niveau d'une période plus contemporaine, c'est quand même le pays qui a enfanté Busted au début des années 2000 puis McFly, qui conserve le trône de la pop mainstream anglaise depuis presque 10 ans; aujourd'hui, les McFly ont grandis, ils approchent tranquillement de la trentaine, leurs fans aussi ont grandi et même s'ils squattent toujours les podiums ou le top 10 des charts, on sent bien que l'émulation des débuts est retombée. Bien sûr, Tom Fletcher et ses potes ont encore de bons restes mais après 5 albums dont un dernier qui s'est un peu égaré, peut être y'a t'il une place à prendre et les 1D sont bien placés pour jouer les héritiers... Pour pouvoir répondre avec certitude, il faudra attendre le prochain album de The Wanted en mars puis celui des McFly cet été, alors on pourra faire le bilan.


dimanche 9 décembre 2012

Comic Box #2 - X Factor : The Mountaintop (2002)




Parmi les nombreuses familles de l'univers Marvel, les X-Men ont toujours été ceux qui était le plus ancré dans la réalité sociale, ceux qui symbolisaient le miroir des discriminations et des inégalités de toutes sortes. Mais au fil des années et des auteurs, cette dimension a fini par se perdre et les mutants sont devenus de banals super-héros comme leur comparses.
Lorsque Grant Morrison arrive sur la série X-Men, on sait d'avance qu'il va se passer des évènements importants et le premier, c'est que l'auteur écossais ramène sur le devant de la scène les thèmes sociaux longtemps oubliés, quitte a ôter leur costumes aux petits protégés du Professeur X pour les troquer contre une simple veste en cuir; Morrison part d'un postulat simple à comprendre et logique : les mutants vont se multipliés dans les années à venir, ils représentent la prochaine évolution de l'humanité et donc, à terme, finiront par supplanter les humains. Une prise de position claire, qui permettait un sous-teste plus mature, tout en gardant l'éternelle approche super-héroïque (rappelons que Xorn, Cassandra Nova ou la bataille contre les Shi'ar sont de sacré morceaux de bravoure et de spectacle qui ont marqué le run de l'auteur).
Mais ce que Momo a mis en place n'a pas seulement bénéficié à sa seule personne, d'autre ont pioché dans ce nouveau terreau fertile pour y écrire leurs histoires et comme parfois au sein de Marvel, on trouve des petites pépites qui ne font pas de vagues et qui parviennent à se démarquer de la production parfois trop uniforme.




C'est le cas de cette mini-série écrite et dessinée par deux inconnus Jeff Jensen et Arthur Ranson. La série qui ne compte que 4 épisode porte la mention "X-Factor" mais n'a rien à voir avec les incarnations passées qui ont officié sous le même nom ou celles à venir, et n'a surtout pas grand chose à voir avec le reste de l'univers Marvel, ni même avec quoi que ce soit d'autres, sinon avec X-Files par certains aspects.
The Mountaintop prend place directement dans le contexte mutant de l'époque, en raison de la question mutante qui devient de plus en plus prépondérante, le gouvernement met en place une division spéciale du FBI, dans laquelle officient les deux protagonistes de l'histoire : Aaron Kearse et Catherine Gray, des personnages qui font leur première apparition ici ; un duo d'enquêteur qu'on rapprochera évidemment de Mulder et Scully mais aussi de tout un tas d'autres duo qui se sont illustrés dans diverses séries policières. Parce que c'est bien là que l'histoire puise ses influences tant cette mini-série est à l'opposé des codes habituels du comics, puisqu'on ne verra quasi pas de têtes connues (tout au plus quelques X-Men le temps d'une case par-ci par-là) et parce que le scénario est celui d'une enquête policière, avec ses rebondissements et ses complots : la découverte d'un mutant crucifié sur la pancarte qui marque l'entrée d'Hollywood va être l'occasion de mettre à jour une société en plein bouleversement.




Le scénario est très cinématographique et brasse un nombre inimaginable de thèmes allant des minorités raciales (très présentes, on cite ouvertement Martin Luther King, Malcolm X...) aux minorités sexuelles (l'homosexualité n'est pas ouvertement évoqué mais elle reste présente en filigrane, rien qu'avec le cadavre crucifié du début qui rappelle l'affaire Matthew Sheppard) en passant par l'extrémisme religieux. Il est d'ailleurs souvent question de l'Église, notamment à cause du passé de l'un des personnages principaux, fervent croyant que l'existence de mutant entraine dans une remise en question de ses conviction, tandis que sa collègue garde encore les plaies de la mort de son nouveau né, que son pouvoir mutant de pyrokinésie activé trop tôt a tué; les événements passés des personnages influence leur opinion sur la question et est aussi important que le reste du scénario.




Difficile de rendre hommage à sa juste valeur la qualité de cette mini-série tant elle est riche et vaste dans les sujets qu'elle évoque sous couvert d"une simple enquête policière. Mais c'est là la magie de Marvel, quelquefois on parvient à trouver des petits bijoux qui n'auront jamais de suite et font trop souvent figure de rareté dans un univers comics parfois un peu répétitif.   

lundi 3 décembre 2012

Dix Manches #2 : Coz my body's too bootylicious for ya babe!

LI.) LE RÉSUMÉ DES ÉPISODES PRÉCÉDENTS DE LA SEMAINE (DE LA SAGA LA + LOL  DE L'ANNÉE)

Ça fait plus de 2 semaines qu'ils s'entredéchirent avec une violence insoutenable, dans une grande saga familiale qui ferait passer Dallas pour un épisode de Beyblade : Jean François Copé (aka le populiste de Meaux) et François Fillon (aka le prisonnier de Matignon) tentent tous les deux d'accéder au trône de l'UMP, le siège de chiottes le plus convoité de droite.
Le dimanche 18 novembre, les militants UMP (c'est à dire ceux dont le revenu est supérieur à 5000€ par mois et qui se déplacent en jet privé pour aller faire leur course...) étaient cordialement invités à élire leur guide spirituel  président, eux qui vivaient encore avec le souvenir nostalgique de Nicolas Sarkozy, le mec qui leur a fait perdre toutes les élections pendant 5 ans mais pour qui ils seraient toujours prêt à s'émasculer sur simple demande.
Vers 20h, alors qu'une infime partie des bureaux de votes ont été dépouillé, Copé annonce le premier sa victoire avec un nombre de voix d'avance égale à son égo démesuré. L'ex-premier ministre (aisément reconnaissable aux valises qu'il a sous les yeux, qui font parfois penser au goitre d'Édouard Balladur) réplique quelques minutes en annonçant sa victoire avec un nombre de voix d'avance plus raisonnable.
Le scrutin a visiblement été entaché de nombreuses fraudes (ce qui n'a rien de bien étonnant, le vote des morts est une spécialité de Droite), ce qui n'empêche pas l'hydrocéphale Copé d'être déclaré vainqueur par la désormais célèbre COCOE (que personne ne connaissait avant ce jour fatidique).
Fillon n'est pas prés à lâcher le morceau, d'autant qu'il sait bien que son rival à tricher comme un porc, mais il finit par accepter sa défaite à demi-mot, non sans un arrière gout rance au fond de la bouche (comme quand vous avez passer la nuit à vous perfectionner dans l'art si délicat de l'ass-to-mouth ).
Quelques jours plus tard, le perdant se rend compte que les voix des dom-toms n'ont pas été comptabilisé et que la réparation de cette erreur le ferait probablement gagner. En face l'Iznogoud de l'UMP refuse de rendre son trône ou n'importe qu'elle autre solution qui remettrait en question la taille de son sexe son statut de meneur de la révolution nauséabonde.
Alors Alain Juppé, le plus vieux, le plus sage d'entre eux, celui qui connait tous les petits secrets de son parti et qui ne dira rien même sous la torture, se pose en médiateur. La rencontre entre les trois hommes échoue lamentablement parce que Copé s'accroche plus désespérément à sa (pseudo) victoire que Marc Dutroux à une mineure. Juppé lâche l'affaire, il est trop vieux pour ces conneries et surtout il est plus intéressé par la mairie de Bordeaux que par cette querelle de pacsés.

II.) LES REBONDISSEMENTS DE LA SEMAINE (DE LA SAGA LA + CHIANTE DE CETTE FIN D'ANNÉE).


La Commission Nationale des Recours (la fameuse CONARE) réexamine le dépouillement du scrutin et redéclare Copé vainqueur (ce qui n'est pas trop difficile quand la moitié de la fameuse commission vous est favorable) cette fois avec une avance considérable (quant à savoir comment l'écart s'est creusé, c'est l'un des mystères sur lequel les Experts tenteront de plancher très bientôt) et décide pour des raisons là encore fumeuses de ne pas prendre en compte les fameux dom-toms oubliés (de là à dire que c'est parce qu'ils sont noirs, il n'y a qu'un pas...). 

Entre Copé qui pense toujours qu'il sera président en 2017 (c'est dire s'il est con) et Fillon qui refuse de s'avouer vaincu aussi facilement, le divorce est prononcé. L'ex-premier ministre décide de faire bande à part et créé une nouvelle branche à l'intérieur de son parti : le RUMP (qui en anglais signifie "la croupe"...comme quoi ils ont vraiment un humour de merde). Cette scission et la menace d'un recours en justice exaspère le futur secrétaire général du FN qui n'aime pas qu'on remettre en cause son autorité (même quand celle ci a été acquise au moyen de fraudes tellement grosse que même Laurent Gbagbo n'a pas osé les utiliser).
Sarkozy, qui pensait se la couler douce en faisant des conférences sur "comment couler un pays en 5 ans" rémunérées le prix d'un rein, sort de son silence, lui a qui n'a pas été inquiété par la justice dans l'affaire Bettencourt, et parvient à trouver un semblant d'accord qui durera 12h.
Maintenant, les deux hommes sont à peu près d'accord sur l'utilité d'un nouveau vote, ou au moins dans l'immédiat sur la tenue d'un référendum sur l'utilité un nouveau vote (il devrait peut être faire un référendum sur l'utilité du référendum lui même, on sait jamais), sauf que Jean François Copé exige la dissolution du RUMP (parce qu'il a un gros complexe de supériorité) et juge trop dangereux la tenue de nouvelles élections avant 2014, François Fillon lui a évidemment répondu d'aller se faire enculer, ce qui a profondément choqué son adversaire (dont on connait la profonde et étrange aversion pour le rapport anal).
Au final, si c'était marrant au début, on en a maintenant plus grand chose à foutre et on a hâte qu'ils se trouvent un président et qu'ils changent de musique, parce que nous aussi on a autre chose à foutre.


III.) L'INÉVITABLE RETOUR  DE LA SEMAINE .


Enfin, l'hiver pointe le bout de son nez pile au début du mois de décembre et comme chaque année, dès que les températures commencent à tomber en dessous de zéro et que quelques centimètres de neige recouvre les routes, le pays semble paralysé. C'est comme si chaque année, les français redécouvraient qu'il existe une saison appelée l'hiver. Bienvenue en France, le seul pays dans lequel le froid et la neige au mois de décembre, ça fait la une du journal de 20h


IV.) L'OPPORTUNISTE DE LA SEMAINE.



Après avoir offert son soutient à François Hollande lors du deuxième tour de la présidentielle, Jean Luc Melenchon n'a cessé de critiquer l'actuel président sur à peu près l'ensemble de sa politique. Mais Jean Luc n'est pas idiot, il sait que municipales seront là plus vite qu'il ne le pense et qu'il faut aussi qu'il envisage son avenir politique.
 Alors, surement galvanisé par la cote de popularité de plus en plus basse du chef du gouvernement, pas son manque de prise de position claire et par les revers infligés à ses alliés écolos, il se dit qu'il a des chances de tirer son épingle du jeu et fonde une nouvelle doctrine politique : l'écosocialisme. En gros le socialisme avec l'écologie comme noyau central, ne produire que ce dont on a besoin, éviter le surplus...comme ça il essaie ouvertement de draguer les écolos qui font de la figuration au gouvernement et qui aimeraient peut être qu'on les écoute plus attentivement, les déçus de la politique de Hollande pas assez à gauche, ses alliés communistes qui le soutiennent (donc dans l'ombre Joseph Staline) et éventuellement ceux qui en ont marre que l'UMP joue à la Guerre des Boutons et n'approuve pas forcément le virage droitier du parti : on a rarement vu quelqu'un manger autant à tous les rateliers, ce qui risque d'être assez dur pour lui quand la réalité viendra le rattraper. 


V.) LE CONNARD DE LA SEMAINE.


Le connard de la semaine est, une fois n'est pas coutume, à l'UMP (qui finira par avoir le président qu'il mérite, un connard donc), il s'appelle Nicolas Dhuicq, il est député de l'Aube (donc mon département, ce qui fait toujours plaisir) et a lié homosexualité et terrorisme grâce au raccourci le plus foireux qu'on ait entendu jusqu'à maintenant.
Jugeons donc sur les paroles : "...souvent le terroriste a un défaut : il n'a jamais rencontré l'autorité paternelle le plus souvent, il n'a jamais eu de rapport avec les limites et avec le cadre parental, il n'a jamais eu la possibilité de savoir ce qui est faisable et non faisable, ce qui est bien ou mal. N'y a t-il pas une certaine contradiction, Mr le ministre, dans vos propos et ceux de vôtre gouvernement, alors que vous cherchez désespérément à reposer un cadre, un sens, une symbolique, à dans le même temps vouloir soutenir un projet de loi qui va jusqu'à rayer le mot "père" du code civil. Par la même, vous provoquerez dans les années à venir la confusion, la confusion des genres, le déni de la différence des sexes et la psychose."
Eh ben, autant d'acharnement sur une décision qui fait quand même parti des bases de nôtre démocratie (l'égalité pour tous donc), on se demande bien d'où vient cette peur irraisonné de la sodomie chez les mecs de l'UMP.
Bon c'est pas nouveau, on avait déjà eu droit au parallèle entre homosexualité et pornographie (Philippe Lelouche), pédophilie (Lionel Luca et ses nombreux amis), zoophilie (Brigitte Barèges) et n'oublions pas nôtre maitre à tous Christian Vannestes, nôtre cricri d'amour, qui a notamment qualifier les gays, de malades, de pervers, de drogués et autres joyeusetés (on va pas toutes les faire, on en a pour la nuit). On vient donc de nous offrir une nouvelle comparaison, celle du terrorisme, nous apprenant par la même un lourd secret : Oussama Ben Laden était donc en réalité gay. Merci l'UMP!!

VI.) L'ANNIVERSAIRE DE LA SEMAINE.


Big up aux 80 ans de Jacques Chirac, qui nous manque beaucoup : il était nettement plus drôle que Jean François Copé et François Fillon. Je me dis que, peut être, la solution de sauvetage du naufrage UMP est là, sous nos yeux : Chirac revient en politique, il est élu président en 2017, le pays sombre mais dans la joie et la bonne humeur chiraquienne... ou alors s'ils veulent de nouveau tricher à des élections, ils demandent l'aide de Charles Pasqua s'ils veulent faire les choses correctement. Ah, l'époque béni du RPR!...

VII.) LA VICTOIRE DONT TOUT LE MONDE SE FOUT DE LA SEMAINE.

Enfin, après des semaines et des semaines de compétitions pendant lesquelles des stars en manquent de pubs ont essayé de danser une samba sur Vogue de Madonna ou un slow sur Tu veux mon zizi de Franky Vincent, après des semaines de pronostiques qui voyaient Estelle Lefébure gagner d'avance (France Dimanche, masters en divination) ou Amel Bent (ce qui semblait logique puisque les deux précédents gagnants étaient des artistes RNB au Q.I de loutre pleine), c'est Emmanuel Moire qui a gagné la 3e édition de Danse Avec Les Stars, animée par le couple d'animateur le plus chiant du PAF. On en est encore à se demander comment un homo échappé d'une comédie musicale que tout le monde a oubliée a pu triompher sur TF1 et je ne vois pas deux explication plausibles : soit c'est la magie de Noël, soit c'est un signe que la fin du monde est vraiment proche.


VIII.) L'ARRET QUI FAIT PLAISIR DE LA SEMAINE.





On se demande ce qui est passé par la tête des directeurs de France 2 quand ils ont cru un instant qu'une émission humoristique avec Anne Roumanoff sauverait la case horaire juste avant le JT de 20h. Roumanoff et les Garçons était passée de quotidienne à hebdomadaire le dimanche soir, à une heure où un le taux de dépressif qui regardent la télé est plus élevé que jamais, elle est désormais complètement annulé. Il faut dire déjà qu'avec Willy Rovelli en humoriste et des vannes éculées sur le lifting de Sheila, le miracle c'est qu'elle soit restée aussi longtemps. On trouvera quand même une grosse qualité à cette émission (et à son humoriste en chef) : elle relance le débat sur l'euthanasie.


IX.) LE BUZZ POURRI DE LA SEMAINE.

Le Gangnam Style de Psy provoquera t'il la fin du monde? C'est ce qu'affirme un étudiant en littérature de la Renaissance en se basant sur une prophétie de Nostradamus. "Du matin calme la fin viendra, une fois le nombre de cercles alignés à neuf sera, le cheval qui dansera", tout dans cette prédiction semble indiqué que la fin du monde surviendra si le clip de Psy atteint le milliard de vue sur YouTube d'ici le 21 décembre.
Comme tout est bon pour parler de l'Apocalypse, de nombreux médias ont repris la vidéo sans même chercher un minimum sur le net; et s'ils l'avaient fait, ils auraient découvert que tout ceci n'était qu'un délire entre potes, que la prophétie n'existe pas et que le fameux étudiant n'en est pas un. La vidéo a elle atteint plus de 200 000 vues en une semaine. Rien de bien étonnant quand on sait que des mecs ont décortiqué un clip de Lady Gaga pour prouver qu'elle était un Illuminati, sauf que eux l'ont fait sérieusement.

X.) LA VIDÉO DE LA SEMAINE.



Les Hot Chip nous rappelle que, sous leurs airs virils, les footeux sont des tapettes dans la vidéo de Don't Deny Your Heart.