jeudi 15 septembre 2016

Vive le Brexit (Profitons en pour nous débarrasser à jamais de ces connards d'Anglais) #1 - Live review X-Factor S13E01.

OUI!!
Soyons honnête, alors que toute l'Europe qualifie le Brexit de désastre ou de tragédie, nous choisissons de danser sur le cadavre fumant de la Grande Bretagne.
Réjouissons nous : nous n'avons pas besoin de ces connards arrogants d'Anglais.
La meilleure raison qu'on puisse donner à un éventuel bombardement nucléaire du Royaume Uni : leur télé-crochet de plus célèbre, le bien nommé X-Factor, qui parvient à compiler en 3 mois le pire de leur petite île merdique.

Créé en 2004 par le tristement célèbre Simon Cowell (fossoyeur en chef de l'industrie musicale britannique, équivalent anglais de notre Pascal Nègre, allure constante de maquereau inchangée depuis plusieurs décennie...), l'émission qui n'a cessé d'attirer les critiques de tous bords ne s'est pas arrangée avec les années.

Alors, cette année, alors que l'émission fête sa 13e saison d'horreurs en tous genres, on a décidé de faire une review complète de la saison, se sacrifiant pour le bien public.


Allez, c'est parti pour cette nouvelle saison du show le plus surgonflé d’Angleterre (et peut être même du monde) ; parce que oui, sachez le, la caractéristique principale de l'émission, c'est de ne pas lésiner sur les gros effets ou les grosses ficelles larmoyantes ou pleines de bons sentiments hypocrites.
Et chaque saison n'échappe pas à la règle : il faut commencer fort, le X-Factor ce n'est pas seulement une émission, c'est un rêve, une chance, un espoir (pour un peu, on croirait qu'il vont guérir le SIDA et la faim dans le monde).
Donc l'intro de cette saison ressemble à une pub pour Disneyland  (mais si vous savez, cette pub où les gamins n’exagèrent pas du tout leur joie).
On nous montre donc des gamins (et aussi des parents, parce que X-Factor se regarde en famille, comme on fête Noël, c'est plus qu'une émission, c'est une institution, eh ouè), l'air ébahit devant l'annonce du gagnant de la finale (alors ils ont choisi Leona Lewis pour la caution raciale, One Direction pour la caution pucelle, et James Arthur pour la caution plus mature, les autres gagnants peuvent aller se faire foutre, de toute façon on ne se rappelle pas d'eux).

X-Factor, pourvoyeur de bonheur cathodique depuis 2004, ça fait réver....

On retrouve ensuite nos mêmes petites têtes blondes, mais devenues grandes, qui nous expliquent entre autre que chaque petite fille rêve d'être dans un girl band (c'est l'évidence même) ou bien que voir One Direction leur a fait comprendre que des "gens comme nous avaient une chance", dixit les jumeaux Brooks, qui n'ont rien gagné du tout puisqu'ils ont été éliminé avant les lives en 2014 (alors on comprends pas bien ce qu'ils veulent dire par "des gens comme nous" mais on imagine que ça signifie "très mignons mais avec le Q.I d'un meuble Conforama").

Après cette introduction tire larme, plus mièvre qu'un épisode de Violetta, place aux audition proprement dites (parce que les bons sentiments, c'est bien sympa, mais on est venu voir des gens qui chantent mal et qui se font humilier par 4 ratés à l'air hautain).
Le fidèle Dermott O'Leary est de retour à la présentation et bon, on peut pas dire grand chose sur lui vu qu'il fait quand même bien son boulot (et ça doit pas être facile dans un pays avec un taux de débilité si élevé). J'avoue, Dermott (que je surnomme affectueusement "Dermott mon pote"), c'est à peu près le seul truc que j'apprécie dans cette émission... et je suis content de ne plus voir la sale gueule de Olly Murs et sa potiche à coté (même s'ils ont l'air bien sous tout rapport et que c'est probablement des gens sympas, mais je ne peux pas les encadrer... ne me jugez pas hein, j'ai le droit de ne pas être parfait aussi).
Dermott nous fait faire le tour du propriétaire, on dirait Stephane Plaza mais en plus sobre (par sobre, je ne veux pas dire le contraire de "saoul" hein... quoique...)

Enfin vient le moment tant attendu de la présentation des 4 jurés de la saison.
Louis Walsh rempile, puisqu'il semble qu'il n'ait pas grand chose d'autre à faire (et on n'a jamais vraiment compris à quoi il servait, on s'est dit que Simon Cowell devait le sortir de sa maison de retraite par bonté d'âme mais ensuite on s'est rappelé que Simon n'avait pas d'âme), Sharon Osbourne revient (Sharon c'est un peu votre tante lesbienne extravagante, qui a bond fond mais qui peut devenir super embarrassante quand elle est bourrée et qu'elle tente de se taper vos amis), Nicole Sherzinger remplace Cheryl Cole dans le rôle de la pouf de service (parce que cette dernière est partie se taper Liam Payne, après avoir bien profité de l'argent de ses deux premiers maris dont elle a divorcé et qu'elle n'a donc besoin ni de thunes, ni de notoriété; au moins, on sait maintenant que ce n'est pas Liam qui est le cerveau du groupe et que les "valeurs familiales", ça fait beaucoup de mal aux neurones), et enfin, le proxénète de service, Simon Cowell, lunette d'aviateur, sourire enjôleur et barbe de 120 heures (ce qui fait 5 jours mais je voulais encore faire une rime en -eur).

Oui, j'ai oublié, on ne lésine pas non plus quand il s'agit de vendre le jury


Avant les auditions, petit détour par la foule en liesse devant la scène, parce que les anglais aiment beaucoup se faire remarquer et passer pour des demeurés à la télé. Et c'est toujours un grand moment de bonheur pendant lequel on peut admirer la classe des habitants (et aussi annuler votre prochain voyage à Londres en réalisant soudainement que ce n'est pas une bonne idée et que vous valez mieux que ça).

Toute la classe anglaise résumé en une photo

Le jury se retrouve donc dans les backstage, l'occasion de montrer tout leur talent pour les ronds de jambes, à base d’accolades, d'embrassades, de vannes pas drôle, de Louis Walsh qui s’esclaffe de la manière la moins naturelle possible et de Simon Cowell qui débarque, ovationné par ses 3 camarades comme s'ils avaient vus Michael Jackson ressuscité (alors qu'ils n'ont cessé de se tirer dans les pattes dans le passé) : tout ça donne envie de régurgiter le repas du soir au visage du premier venu.

Avant de démarrer les castings proprement dit, rappelons l'une des spécificité récente de l'émission : les badauds peuvent squatter les backstages et regarder les prestations sur un écran géant, l'émission ne se privant pas pour nous montrer leur réactions, elle aussi pas du tout écrites. 

Allez hop, premiers participants, c'est un groupe (tant mieux, plus on est de fous...) :

YES LADS (Band) : 5 garçons dans le vent... et avec un peu d'acné et des têtes de cul, tous ce qu'on aime. Les garçons se présentent en se filant des surnom à la manière des Spice Girls, ce qui ajoute encore un peu plus au ridicule et à l'envie de vomir qu'ils suscitent.
Ils reprennent le dernier titre de Justin Timberlake (aka le meilleur tube de cet été) et parmis les 5, seuls Sonny sait chanter correctement, ce qui tombe bien puisque c'est aussi le seul qui soit baisable.
Le jury est clément et leur file 4 "yes", ce qui n'a pas tellement d'importance puisqu'ils n'iront pas jusqu'en en finale (croyez en mon flair légendaire).


Parmi ces 5 garçons, 1 seul est digne d’intérêt, sauras-tu le retrouver?

On remarquera l'expression de Simon Cowell au moment où Sonny se met à chanter, expression que l'on pourrait qualifier de "si tu était un Big Mac, je t'aurais déjà avalé en entier" (si vous regarder attentivement son regard, vous vous apercevrez qu'il n'a vraiment pas d'âme).


ZACH DEVON (+25) : cheveux gras, visage rougeaud, lunettes peu esthétiques... pas de doute, nous sommes face à un grand classique de l'émission : le pauvre gars qui pense qu'il peut devenir une star (aussi parce que la prod qui l'a reçu en pré-casting lui a assuré) et qui va provoquer l’hilarité du jury, à grand coup de moquerie et de Simon Cowell show.

La version show business du sacrifice de l'agneau à Satan

Le pauvre arrive d'ailleurs face à un Simon en train de bouffer, ce qui ajouté à sa barbe laisse la désagréable impression qu'il n'en a rien à foutre (et c'est surement le cas). En plus, le candidat interprète sa propre chanson, tous les ingrédient sont donc réunis pour un désastre qui assurera la partie casserole de l'émission et permettra à Simon de dévoiler ses magnifiques talents d'acteurs.

Ou Nicole tente d'imiter le mérou, ou elle essaie de tester sa vision à rayons X
(laisse tomber, c'est de la fiction Nicole)

SAMANTHA LAVERY (girls) : Outre le fait qu'on peut faire des jeux de mots très marrants avec son nom de famille, Samantha a 16 ans, s'habille comme une Bratz (c'est à dire mal mais pas plus que la majorité des anglaises), chante bien mais un peu fort à mon gout : oui, je déteste les chanteuses qui hurlent quand elles chantent parce que je tiens à mes tympans, je suis trop jeune pour finir sourd (oui, Lara Fabian c'est à toi que je parle).
Sans surprise, elle obtient 4 oui, son grand père est content (mais ça lui ramènera pas ses cheveux), on passe à autre chose,vite.



CHRISTIAN BURROWS (boys) : Parmi les passages obligés chaque année, voici l'exemple du candidat à l'histoire personnelle tristounette qui va faire chialer le jury et sur lequel on va rajouter un fond musical émouvant pour tenter aussi de faire chialer les téléspectateurs.
Christian a donc une coupe en forme de brosse à chiottes, 3 soeurs et 2 frères (plus un qui est mort apprendra t'on après, ce qui fait donc 7 gosses si on compte Christian lui même : je serais maman, je ferais un test ADN pour savoir si mes parents n'étaient pas des lapins) et il ne chante pas si mal que ça; pourtant, Simon l'arrête, lui pose des questions comme si on était dans "Confession Intimes", puis lui demande de chanter une de ses chansons... c'est alors qu'on apprend qu'il a écrit une chanson sur son frère décédé quand il était jeune et c'est donc ce titre qu'il va interprété (il est fort ce Simon Cowell, pour un peu, je penserais que quelqu'un l'a rencardé avant mais c'est pas le genre de l'émission voyons).
Alors Christian chante très bien, tout le monde chiale, on fout "When We Were Young" d'Adèle en fond histoire que ce soit encore plus tire-larme, ça sonne beaucoup comme Ed Sheeran mais je suppose qu'il a des chances d'être sur les lives.



JAMES WILSON (+25) : Nouvel instant émouvant (aussi appelé "instant de la chouineuse pour petits cœurs sensibles") avec James, grand gaillard à l'allure country qui souffre de sa dyslexie et vit à l'écart du monde dans sa caravane (il lui faut pas grand chose, il doit être un peu émo sur les bords). Tout ça ressemble fort à une histoire monter de toute pièce (ou au moins un peu embellie).
Bien évidemment, James réussira à émouvoir le jury malgré son manque d'implication.
On notera l'élément de langage de Simon qui qualifie l’émission de "job interview", ça en dit long sur le personnage qui considère que les castings sont des entretien d'embauche.
Mais ce n'est pas la première fois que l'émission déglamourise (parce que oui, moi aussi j'ai le droit d'inventer des néologisme) ce qu'elle vend : plusieurs fois dans les saisons précédentes, Simon a rappelé qu'ils n'étaient pas seulement là pour trouver la nouvelle star de la chanson, pas seulement là pour trouver quelqu'un qui sache chanter mais aussi quelqu'un qui vendra des albums par camions entier (on est pas dans le temple de la finance européenne pour rien).

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RICHARD CHEN (boys) : C'est la première fois que je vois un noich avec l'accent anglais, ce qui est très déconcertant au premier abord.
Richard est plein de bonne volonté et considère que se faire humilier par 4 connards qui n'ont jamais fait grand chose de leur vie à part se faire de la thunes sur le dos des autres est une expérience excitante et unique : Richard est un con.
Et comme sa version de "Somewhere Over The Rainbow" ne ressemblait à rien, Richard retournera faire des pudding de riz (j'avais oublié que les anglais avaient aussi des goûts de chiottes dans le domaine culinaire) pour Simon, mais toujours avec le sourire.

Désolé Richard, continue à préparer les nems de Simon, c'est mieux
Petit interlude maquillage avant le prochain candidat et Nicole s'essaie (plutôt bien) à l'imitation : on reconnaîtra très facilement Britney ou Shakira. C'est par contre nettement moins réussi (et drôle) quand elle tente d'imiter Adèle (j'imagine que c'est plus dur d'imiter quelqu'un qui a plus de talent que soi même).
D'ailleurs je vous ai parlé de Cheryl tout à l'heure mais je n'ai pas tapé sur Nicole Sherzinger alors je vais le faire maintenant. 
Vous vous rappelez de Nicole Sherzinger? Mais si, celle qui faisait partie des Pussycat Dolls? Vous savez, ces filles qui essayaient de compenser la vacuité de leur musique par leur physique. Y'avait Nicole et... et les autres on ne s'en rappelle plus. Ensuite, elle a fait une carrière solo avec notamment le tube... ah ben non, impossible de me souvenirs d'un titre solo de cette pouf de luxe.

Nicole, c'est un peu le Laurent Gerra de l'Angleterre, même Q.I


CAITLYN VANBECK  (girls): Nouveau moment tire larme à base d'anecdote perso tristounette qui vous fera dire que la vie est dure mais qu'il faut se battre pour s'en sortir (et ouè, parce que X-Factor, c'est aussi une morale aussi profonde qu'une émission de Sophie Davant). Caitlyn a été harcelée à l'école et elle revient prendre sa revanche en faisant pleurer ses parents et le jury (enfin surtout Nicole, vous remarquerez que c'est toujours la meuf qui chiale).
Simon y va aussi de son anecdote personnelle en lui disant qu'elle lui rappelle Kelly Clarkson (dont personne ne se souvient non plus, ça tombe bien) et conclut en balançant cette phrase que seul un sage tel que Simon pourrait trouver "Parfois, quand les gens vous harcèle, c'est parce que vous êtes doué" (ou pas, ça peut aussi être juste parce qu'ils sont cons).
Alors, que vous vous soyez fait harceler à l'école, c'est triste et on compatit mais vous n'êtes pas obligé d'en faire votre chemin de croix personnel comme si vous étiez un vétéran du Vietnam hein, y'a des centaines de mômes qui se font/se sont fait harcelé à l'école, il ne bâtisse pas leur vie ou leur carrière là dessus (et surtout n'utilisez pas ça comme une raison de faire des vlogs et de devenir Youtubeuse, oui Enjoy Phoenix c'est de toit qu'on parle)

Perrie Edwards, enlèves ta casquette, on t'as reconnu


RYAN LAWRIE (boys) : Here comes another cutie. On va pas se mentir, le physique des candidats ça compte et Ryan est ce qu'il convient d'appeler communément "très mignon"... mais il a très mauvais gout en matière de musique puisqu'il choisit "Cecilia" de The Vamps (qui est juste une reprise remis au gout du jour et djeun's du titre de Simon & Garfunkel).
Il passe mais il n'ira pas beaucoup plus loin.
(Richard, mon numéro de portable est le 06...)

Pour voir Ryan dans la prochaine prod Helix Studio, tape le 1


MELISSA PEDRO : Quand vous n'avez aucune tragédie personnelle pour faire chialer le public, il vous reste la carte du couple moderne. Ici, Melissa (qui est probablement une brave fille) est l'exemple typique du couple multi-ethnique, qui montre que l'Angleterre est une terre d'accueil (qui nous refile ses migrants et dont les agressions racistes ont augmenté depuis le Brexit). en plus Melissa est institutrice, quel beau métier.
Melissa en fait des caisses quand elle chante, la prod insiste lourdement sur ses 2 enfants (ça marche de la même manière qu'avec les chatons), Melissa fait chialer Nicole, Melissa obtient 4 oui : c'est simple!



Non, le gamin ne tente pas de se transformer en Power Ranger (noir?),
il imite le X de l'émission


Ah, ensuite vient un autre classique de l'émission : celui où les jurés décident de faire une blague à Simon et de contester de manière subtile son autorité. Comment? En filant des oui à la pelle aux pires candidats. Et soudain, pendant 15 minutes, ce n'est plus X-Factor, c'est une sitcom pas drôle, avec un Simon qui fait semblant de ne pas être courant en exagérant de manière très naturelle sont ras le bol.
Pour le bien de la santé mentale de tous, on ne va pas s'attarder là dessus et juste vous montrer quelques images de ce à quoi vous avez échapper.


Elle sait plus quoi faire pour se faire remarquer Marine Le Pen

Voilà, ce premier épisode des castings se termine, vous pouvez désormais utiliser votre temps de cerveau restant pour des activités qui en valent la peine (comme jouer à Candy Crush Saga ou essayer d'invoquer Satan en prononçant Marion Maréchal Le Pen 10 fois devant un miroir).

Prenez soin de vous, ne mourrez pas tout de suite, c'est loin d'être fini. 


  

jeudi 10 mars 2016

Music For The Masses #36 / Les gens m'appellent l'idole des jeunes #29 : Austin Mahone - Dirty Work.



Austin Mahone, soit probablement le jeune chanteur le plus baisable sur le marché actuellement (mais il faudrait veillé à ce qu'il ne ressemble pas à une version jeune de son père parce qu'il en prend doucement le chemin), revient peu de temps après la grosse déception de son premier album. A t'il tiré des leçons? Il semblerait que oui à l'écoute de ce nouveau single, qui sans être follement original, se la joue assez sobre et décontracté, même s'il tente de cacher son manque d'imagination (Austin avec une bonasse dans un bureau) par un casting de freaks en tout genre : c'est pas un open space, c'est le cirque Bouglionne. Mais là où Justin Bieber s'obstine à vouloir jouer les Casanova en Calvin Klein, Austin joue la carte du mec simple et accessible, que tout le monde aime au bureaux et qui aime tout le monde, même les vieux chelous, même les nains exubérant, même les concierges sociopathes...
On dressera au moins un constat : Austin vieillit pas trop mal mais un peu vite, plus mûr, plus musclé aussi mais pas trop et de plus en plus poutrable. C'est d'ailleurs bien dommage qu'il garde ses vêtements.