mercredi 19 décembre 2012

Music For The Masses #9 - Les gens m'appellent l'idôle des jeunes (2) - One Direction : Take Me Home.

Je me rappelle encore la première fois que... bon non ok, je vais pas refaire la même... il n'empêche que je peux me targuer d'avoir eu l'opportunité de connaitre les One Direction avant la grosse majorité des pucelles françaises qui déversent des tonnes de liquide séminal en écoutant leurs chansons.
Un petit rappel s'impose donc avant de parler de l'album plus en détail puisque la formation du groupe est assez particulier. Les 5 garçons sont issus de la saison 7 du X-Factor anglais (l'original, le vrai, le pur), le plus gros télé-crochet du pays, un show énorme à l'américaine qui ne ressemble en rien à nôtre version (qui est surement plus proche de celle des pays de l'est), un divertissement avec des moyens colossaux, capable de fédérer même les plus réticent grâce à son montage, une bonne dose de mise en scène (difficile de croire que certaines interventions des candidats ou du jury ne sont pas écrites tant c'est du gros n'importe quoi à certains moments) et des guests toujours plus prestigieux (les soeurs Minogue, Geri Halliwell, Nicole Scherzinger...). Pour résumer le principe des castings à ceux qui vivraient dans une grotte depuis les 10 dernières années, il se déroule en 3 étapes au bout desquelles 3 finalistes sont retenus dans chaque catégories pour les lives (Filles, Garçons, Groupes et + de 25 ans).
En arrivant aux castings, au départ, les cinq futurs membres du groupe ne se connaissaient absolument pas, ils auditionnent seuls et sont finalement recalés au bout de la 2e étape (le bootcamp). Mais Simon Cowell (créateur, producteur de l'émission et proxénète en chef de la télé-réalité anglaise) décide de leur faire une proposition qui peut sembler un peu bizarre pour nous mais qui est très courante dans le show : qu'ils s'associent tous les 5 pour former un groupe (un boys band, même si on peut contester le terme, tout dépend de la définition que l'on en a, c'est pas vraiment ce qui a le plus d'importance) qui s'appellera One Direction.
Emballé c'est pesé, les garçons acceptent, se hissent jusqu'aux primes et se payent le luxe d'échouer aux portes de la finale. Peu importe, ceux qui ont suivi l'émission se sont bien rendu compte que si Cowell est un peu fossoyeur sur les bords, il a réussi son coup : le groupe s'est déjà bâti une réputation et une popularité assez solide outre-manche pour que leur premier album soit attendu de pied ferme.
Un an plus tard, lorsque "What Makes You Beautiful" pointe enfin le bout de son nez sur le net, l'essai est transformé, le titre est conforme à ce qu'on pouvait attendre d'eux; mais, même si l'album s'est bien vendu, je dois avouer qu'il ne m'a pas enthousiasmé plus que ça et que je le trouve assez faiblard, surtout à cause d'un trop plein de titres trop éléctro, malgré des ballades plutôt convaincantes. Et il y a un autre facteur un peu chagrinant et que les fans n'ont pas manqué de remarquer : si Liam, Harry puis Zayn se taillent la part du lion sur l'album, les deux autres sont presque oubliés et font figure de choristes.

Après ce récapitulatif des épisodes précédents, on peut enfin passer aux choses sérieuses avec ce deuxième album, sorti il y a tout juste un mois et demi et introduit par un premier single logique. "Live While We're Young" est presque une copie conforme de "What Makes You Beaufitul", un titre pop-rock énergique, fun, enjoué, qui s'incruste facilement dans la mémoire et se fredonne presque immédiatement; le titre faisant presque office d'hymne pour le groupe, le choix était tout à fait logique et gagnant. Au delà de ça, le clip (qui montre le groupe s'amuser en vacances) est assez intéressant par les changements au sein du groupe qu'il révèle : qu'il s'agisse de la coupe de cheveux très courte de Liam (qui ne lui va pas tant que ça), de Zayn qui semble avoir affiné (et être le devenu le membre le plus cute du groupe), mais surtout de la discrétion du presque omniprésent Harry Styles, comme un rééquilibrage en réponse au premier album.
Après une entrée en matière réussie, il était logique que pour le second single le groupe propose quelque chose de différent; la ballade "Little Things" (écrite par Ed Sheeran, grand pote de Harry et auteur hors pair dans cet exercice) parvient à montrer la maturité (toute relative, comme toujours quand on parle de pop mainstream) du groupe dans un très joli titre tout en acoustic et sans verser (trop) dans la mièvrerie.

L'album se partage donc toujours entre gros tubes pop et ballades pour cœur de guimauves; "Kiss You" fait parti de la première catégorie et en est un fier représentant, c'est catchy, la mélodie pop est juste parfaite, ça devrait faire un futur gros single. "C'mon, C'mon" reprend le pari de l'éléctro dans la veine du premier album, à la différence qu'ici le groupe a su garder une base pop et que les deux se marient bien sans pour autant donner un vulgaire titre dance/pop; c'est le cas d'ailleurs de tous les titres similaires qui font le pari d'être un peu plus rythmé, avec en point d"orgue "I Would", écrit par les McFly. On se souvient que sur le premier effort, Tom Fletcher et ses camarades avaient déjà signé "I Want", un titre qui portait immédiatement la patte McFly et c'est justement ce qui posait problème : lorsque l'on écrit un titre pour un autre groupe (qui plus est s'il joue dans un registre quasi similaire au vôtre) il faut savoir l'adapter à l'identité du destinataire, hors avec "I Want" on avait un titre qu'on aurait clairement vu chanter par le groupe qui l'a écrit, pas une mauvaise chanson mais bien trop similaire pour pouvoir vraiment être apprécié à sa juste valeur. Avec "I Would" les 5 anglais évitent de réitérer la même erreur, et même plus que ça, prouvent qu'ils sont encore de très bons faiseurs de mélodies pop tant le titre est l'un des meilleur de l'album, rythmé sans oublié ses origines pop, et on en vient presque à se dire que s'ils voulaient naviguer du coté de quelque chose de plus éléctro avec leur dernier album, on aurait préféré qu'ils pondent des morceaux comme celui ci (mais ceci est un autre débat que l'on aura dans quelques mois).
On  a quelques frayeurs quand débute "Rock Me", on se dit que les 1D vont nous pondre leur "We Will Rock You" et puis finalement le refrain parvient à effacer les doutes. On pourra faire la grimace lorsque Louis joue les fausset sur "Change My Mind" mais là encore, après quelques écoute, on finit par adhérer à cette autre jolie ballade, dont les chœurs finaux devraient faire leur effet en live.

Après ces 9 premiers titres, on traverse une espèce de ventre mou; non pas que les morceaux suivants soient mauvais mais ils semblent un cran en dessous du reste, à commencer par l'autre ballade de Ed Sheeran qui rate le coche cette fois ci et tombe dans les travers évoqué un peu avant : on imagine plus facilement Sheeran interpréter cette chanson plutôt que le groupe auquel elle ne convient pas vraiment. "Back For You" est un peu anecdotique et malheureusement "They Don't Know About us" remporte le prix du plus mauvais morceau à cause de ses paroles extrêmement clichés et d'un style hybride, le cul entre deux chaises, qui ne sait pas trop de quel côté pencher, plomber sur la fin par les envolées ridicules de Zayn : je ne sais pas qui a eu cette idée mais par pitié, trouvez les responsables et exécutez les.
La version basique de l'album se conclue par une ballade sympathique qui, si elle n'atteint pas les sommets de ses grandes sœurs reste dans une tradition assez curieuse de fin d'album bouclée par un titre mineur, récurent chez plusieurs groupes.

Ensuite, si tu es beaucoup plus fan que la plus fan de tes copines (et s'il te reste encore de l'argent après avoir été voir 5 fois le dernier Twilight), tu peux te payer la version deluxe nommée "Limited yearbook edition" et composée de 4 titres bonus qui valent la peine de débourser quelques euros en plus : 4 gros tubes pop qui s'incrustent dans les tympans et dans le cerveau avec un délicieux entêtement, 4 titres qu'on a envie de foutre en replay et de refredonner cet été... perso j'ai une petite préférence pour "Nobody Compares" mais ils sont tous les quatre de qualité AOC.
Maintenant si tu te demande si tu peux envier les japonais qui ont plus de titres bonus parce que les mangeurs de sushis aiment les bonus, la réponse est oui et non. Au départ, les trois bonus japonais m'en ont touché une sans bouger l'autre; et puis finalement, "Magic" concurrence bien les bonus européens tandis que "Truly, Madly, Deeply" et "Irresistible" (encore écrit par les McFly) sont de jolies ballades qu'on aurait bien vu à la place de certains morceaux moyens de la fin de l'album simple.

Bilan des courses : les One Direction frappent enfin un grand coup et pondent un album pop digne de ce nom après le (un peu) décevant Up All Night. Certes, l'album n'est pas exempt de faiblesses et certains titres sont bien meilleurs que d'autres mais dans l'ensemble, Take Me Home est un album vraiment réjouissant, qui se réécoute en boucle sans lasser et évite l'écueil de venir fricoter avec la dance. Le groupe a compris qu'on leur demandait d'être un groupe de pop et embrasse le genre à pleine mains. Si certains les ont comparés aux Backstreet Boys ou aux N'Sync, c'est plutôt vers un autre "groupe de garçons" que je ferais la comparaison, bien plus proche géographiquement. Les One Direction sonnent par ci par là comme Busted, si le groupe de James Bourne n'avait pas splitté et avait survécu jusqu'en 2012. C'est un gros compliment venant de ma bouche, sachant le respect que j'ai encore pour Busted.
On sait que l'Angleterre a un gros passif pop et je ne parle seulement des Beatles mais au niveau d'une période plus contemporaine, c'est quand même le pays qui a enfanté Busted au début des années 2000 puis McFly, qui conserve le trône de la pop mainstream anglaise depuis presque 10 ans; aujourd'hui, les McFly ont grandis, ils approchent tranquillement de la trentaine, leurs fans aussi ont grandi et même s'ils squattent toujours les podiums ou le top 10 des charts, on sent bien que l'émulation des débuts est retombée. Bien sûr, Tom Fletcher et ses potes ont encore de bons restes mais après 5 albums dont un dernier qui s'est un peu égaré, peut être y'a t'il une place à prendre et les 1D sont bien placés pour jouer les héritiers... Pour pouvoir répondre avec certitude, il faudra attendre le prochain album de The Wanted en mars puis celui des McFly cet été, alors on pourra faire le bilan.


dimanche 9 décembre 2012

Comic Box #2 - X Factor : The Mountaintop (2002)




Parmi les nombreuses familles de l'univers Marvel, les X-Men ont toujours été ceux qui était le plus ancré dans la réalité sociale, ceux qui symbolisaient le miroir des discriminations et des inégalités de toutes sortes. Mais au fil des années et des auteurs, cette dimension a fini par se perdre et les mutants sont devenus de banals super-héros comme leur comparses.
Lorsque Grant Morrison arrive sur la série X-Men, on sait d'avance qu'il va se passer des évènements importants et le premier, c'est que l'auteur écossais ramène sur le devant de la scène les thèmes sociaux longtemps oubliés, quitte a ôter leur costumes aux petits protégés du Professeur X pour les troquer contre une simple veste en cuir; Morrison part d'un postulat simple à comprendre et logique : les mutants vont se multipliés dans les années à venir, ils représentent la prochaine évolution de l'humanité et donc, à terme, finiront par supplanter les humains. Une prise de position claire, qui permettait un sous-teste plus mature, tout en gardant l'éternelle approche super-héroïque (rappelons que Xorn, Cassandra Nova ou la bataille contre les Shi'ar sont de sacré morceaux de bravoure et de spectacle qui ont marqué le run de l'auteur).
Mais ce que Momo a mis en place n'a pas seulement bénéficié à sa seule personne, d'autre ont pioché dans ce nouveau terreau fertile pour y écrire leurs histoires et comme parfois au sein de Marvel, on trouve des petites pépites qui ne font pas de vagues et qui parviennent à se démarquer de la production parfois trop uniforme.




C'est le cas de cette mini-série écrite et dessinée par deux inconnus Jeff Jensen et Arthur Ranson. La série qui ne compte que 4 épisode porte la mention "X-Factor" mais n'a rien à voir avec les incarnations passées qui ont officié sous le même nom ou celles à venir, et n'a surtout pas grand chose à voir avec le reste de l'univers Marvel, ni même avec quoi que ce soit d'autres, sinon avec X-Files par certains aspects.
The Mountaintop prend place directement dans le contexte mutant de l'époque, en raison de la question mutante qui devient de plus en plus prépondérante, le gouvernement met en place une division spéciale du FBI, dans laquelle officient les deux protagonistes de l'histoire : Aaron Kearse et Catherine Gray, des personnages qui font leur première apparition ici ; un duo d'enquêteur qu'on rapprochera évidemment de Mulder et Scully mais aussi de tout un tas d'autres duo qui se sont illustrés dans diverses séries policières. Parce que c'est bien là que l'histoire puise ses influences tant cette mini-série est à l'opposé des codes habituels du comics, puisqu'on ne verra quasi pas de têtes connues (tout au plus quelques X-Men le temps d'une case par-ci par-là) et parce que le scénario est celui d'une enquête policière, avec ses rebondissements et ses complots : la découverte d'un mutant crucifié sur la pancarte qui marque l'entrée d'Hollywood va être l'occasion de mettre à jour une société en plein bouleversement.




Le scénario est très cinématographique et brasse un nombre inimaginable de thèmes allant des minorités raciales (très présentes, on cite ouvertement Martin Luther King, Malcolm X...) aux minorités sexuelles (l'homosexualité n'est pas ouvertement évoqué mais elle reste présente en filigrane, rien qu'avec le cadavre crucifié du début qui rappelle l'affaire Matthew Sheppard) en passant par l'extrémisme religieux. Il est d'ailleurs souvent question de l'Église, notamment à cause du passé de l'un des personnages principaux, fervent croyant que l'existence de mutant entraine dans une remise en question de ses conviction, tandis que sa collègue garde encore les plaies de la mort de son nouveau né, que son pouvoir mutant de pyrokinésie activé trop tôt a tué; les événements passés des personnages influence leur opinion sur la question et est aussi important que le reste du scénario.




Difficile de rendre hommage à sa juste valeur la qualité de cette mini-série tant elle est riche et vaste dans les sujets qu'elle évoque sous couvert d"une simple enquête policière. Mais c'est là la magie de Marvel, quelquefois on parvient à trouver des petits bijoux qui n'auront jamais de suite et font trop souvent figure de rareté dans un univers comics parfois un peu répétitif.   

lundi 3 décembre 2012

Dix Manches #2 : Coz my body's too bootylicious for ya babe!

LI.) LE RÉSUMÉ DES ÉPISODES PRÉCÉDENTS DE LA SEMAINE (DE LA SAGA LA + LOL  DE L'ANNÉE)

Ça fait plus de 2 semaines qu'ils s'entredéchirent avec une violence insoutenable, dans une grande saga familiale qui ferait passer Dallas pour un épisode de Beyblade : Jean François Copé (aka le populiste de Meaux) et François Fillon (aka le prisonnier de Matignon) tentent tous les deux d'accéder au trône de l'UMP, le siège de chiottes le plus convoité de droite.
Le dimanche 18 novembre, les militants UMP (c'est à dire ceux dont le revenu est supérieur à 5000€ par mois et qui se déplacent en jet privé pour aller faire leur course...) étaient cordialement invités à élire leur guide spirituel  président, eux qui vivaient encore avec le souvenir nostalgique de Nicolas Sarkozy, le mec qui leur a fait perdre toutes les élections pendant 5 ans mais pour qui ils seraient toujours prêt à s'émasculer sur simple demande.
Vers 20h, alors qu'une infime partie des bureaux de votes ont été dépouillé, Copé annonce le premier sa victoire avec un nombre de voix d'avance égale à son égo démesuré. L'ex-premier ministre (aisément reconnaissable aux valises qu'il a sous les yeux, qui font parfois penser au goitre d'Édouard Balladur) réplique quelques minutes en annonçant sa victoire avec un nombre de voix d'avance plus raisonnable.
Le scrutin a visiblement été entaché de nombreuses fraudes (ce qui n'a rien de bien étonnant, le vote des morts est une spécialité de Droite), ce qui n'empêche pas l'hydrocéphale Copé d'être déclaré vainqueur par la désormais célèbre COCOE (que personne ne connaissait avant ce jour fatidique).
Fillon n'est pas prés à lâcher le morceau, d'autant qu'il sait bien que son rival à tricher comme un porc, mais il finit par accepter sa défaite à demi-mot, non sans un arrière gout rance au fond de la bouche (comme quand vous avez passer la nuit à vous perfectionner dans l'art si délicat de l'ass-to-mouth ).
Quelques jours plus tard, le perdant se rend compte que les voix des dom-toms n'ont pas été comptabilisé et que la réparation de cette erreur le ferait probablement gagner. En face l'Iznogoud de l'UMP refuse de rendre son trône ou n'importe qu'elle autre solution qui remettrait en question la taille de son sexe son statut de meneur de la révolution nauséabonde.
Alors Alain Juppé, le plus vieux, le plus sage d'entre eux, celui qui connait tous les petits secrets de son parti et qui ne dira rien même sous la torture, se pose en médiateur. La rencontre entre les trois hommes échoue lamentablement parce que Copé s'accroche plus désespérément à sa (pseudo) victoire que Marc Dutroux à une mineure. Juppé lâche l'affaire, il est trop vieux pour ces conneries et surtout il est plus intéressé par la mairie de Bordeaux que par cette querelle de pacsés.

II.) LES REBONDISSEMENTS DE LA SEMAINE (DE LA SAGA LA + CHIANTE DE CETTE FIN D'ANNÉE).


La Commission Nationale des Recours (la fameuse CONARE) réexamine le dépouillement du scrutin et redéclare Copé vainqueur (ce qui n'est pas trop difficile quand la moitié de la fameuse commission vous est favorable) cette fois avec une avance considérable (quant à savoir comment l'écart s'est creusé, c'est l'un des mystères sur lequel les Experts tenteront de plancher très bientôt) et décide pour des raisons là encore fumeuses de ne pas prendre en compte les fameux dom-toms oubliés (de là à dire que c'est parce qu'ils sont noirs, il n'y a qu'un pas...). 

Entre Copé qui pense toujours qu'il sera président en 2017 (c'est dire s'il est con) et Fillon qui refuse de s'avouer vaincu aussi facilement, le divorce est prononcé. L'ex-premier ministre décide de faire bande à part et créé une nouvelle branche à l'intérieur de son parti : le RUMP (qui en anglais signifie "la croupe"...comme quoi ils ont vraiment un humour de merde). Cette scission et la menace d'un recours en justice exaspère le futur secrétaire général du FN qui n'aime pas qu'on remettre en cause son autorité (même quand celle ci a été acquise au moyen de fraudes tellement grosse que même Laurent Gbagbo n'a pas osé les utiliser).
Sarkozy, qui pensait se la couler douce en faisant des conférences sur "comment couler un pays en 5 ans" rémunérées le prix d'un rein, sort de son silence, lui a qui n'a pas été inquiété par la justice dans l'affaire Bettencourt, et parvient à trouver un semblant d'accord qui durera 12h.
Maintenant, les deux hommes sont à peu près d'accord sur l'utilité d'un nouveau vote, ou au moins dans l'immédiat sur la tenue d'un référendum sur l'utilité un nouveau vote (il devrait peut être faire un référendum sur l'utilité du référendum lui même, on sait jamais), sauf que Jean François Copé exige la dissolution du RUMP (parce qu'il a un gros complexe de supériorité) et juge trop dangereux la tenue de nouvelles élections avant 2014, François Fillon lui a évidemment répondu d'aller se faire enculer, ce qui a profondément choqué son adversaire (dont on connait la profonde et étrange aversion pour le rapport anal).
Au final, si c'était marrant au début, on en a maintenant plus grand chose à foutre et on a hâte qu'ils se trouvent un président et qu'ils changent de musique, parce que nous aussi on a autre chose à foutre.


III.) L'INÉVITABLE RETOUR  DE LA SEMAINE .


Enfin, l'hiver pointe le bout de son nez pile au début du mois de décembre et comme chaque année, dès que les températures commencent à tomber en dessous de zéro et que quelques centimètres de neige recouvre les routes, le pays semble paralysé. C'est comme si chaque année, les français redécouvraient qu'il existe une saison appelée l'hiver. Bienvenue en France, le seul pays dans lequel le froid et la neige au mois de décembre, ça fait la une du journal de 20h


IV.) L'OPPORTUNISTE DE LA SEMAINE.



Après avoir offert son soutient à François Hollande lors du deuxième tour de la présidentielle, Jean Luc Melenchon n'a cessé de critiquer l'actuel président sur à peu près l'ensemble de sa politique. Mais Jean Luc n'est pas idiot, il sait que municipales seront là plus vite qu'il ne le pense et qu'il faut aussi qu'il envisage son avenir politique.
 Alors, surement galvanisé par la cote de popularité de plus en plus basse du chef du gouvernement, pas son manque de prise de position claire et par les revers infligés à ses alliés écolos, il se dit qu'il a des chances de tirer son épingle du jeu et fonde une nouvelle doctrine politique : l'écosocialisme. En gros le socialisme avec l'écologie comme noyau central, ne produire que ce dont on a besoin, éviter le surplus...comme ça il essaie ouvertement de draguer les écolos qui font de la figuration au gouvernement et qui aimeraient peut être qu'on les écoute plus attentivement, les déçus de la politique de Hollande pas assez à gauche, ses alliés communistes qui le soutiennent (donc dans l'ombre Joseph Staline) et éventuellement ceux qui en ont marre que l'UMP joue à la Guerre des Boutons et n'approuve pas forcément le virage droitier du parti : on a rarement vu quelqu'un manger autant à tous les rateliers, ce qui risque d'être assez dur pour lui quand la réalité viendra le rattraper. 


V.) LE CONNARD DE LA SEMAINE.


Le connard de la semaine est, une fois n'est pas coutume, à l'UMP (qui finira par avoir le président qu'il mérite, un connard donc), il s'appelle Nicolas Dhuicq, il est député de l'Aube (donc mon département, ce qui fait toujours plaisir) et a lié homosexualité et terrorisme grâce au raccourci le plus foireux qu'on ait entendu jusqu'à maintenant.
Jugeons donc sur les paroles : "...souvent le terroriste a un défaut : il n'a jamais rencontré l'autorité paternelle le plus souvent, il n'a jamais eu de rapport avec les limites et avec le cadre parental, il n'a jamais eu la possibilité de savoir ce qui est faisable et non faisable, ce qui est bien ou mal. N'y a t-il pas une certaine contradiction, Mr le ministre, dans vos propos et ceux de vôtre gouvernement, alors que vous cherchez désespérément à reposer un cadre, un sens, une symbolique, à dans le même temps vouloir soutenir un projet de loi qui va jusqu'à rayer le mot "père" du code civil. Par la même, vous provoquerez dans les années à venir la confusion, la confusion des genres, le déni de la différence des sexes et la psychose."
Eh ben, autant d'acharnement sur une décision qui fait quand même parti des bases de nôtre démocratie (l'égalité pour tous donc), on se demande bien d'où vient cette peur irraisonné de la sodomie chez les mecs de l'UMP.
Bon c'est pas nouveau, on avait déjà eu droit au parallèle entre homosexualité et pornographie (Philippe Lelouche), pédophilie (Lionel Luca et ses nombreux amis), zoophilie (Brigitte Barèges) et n'oublions pas nôtre maitre à tous Christian Vannestes, nôtre cricri d'amour, qui a notamment qualifier les gays, de malades, de pervers, de drogués et autres joyeusetés (on va pas toutes les faire, on en a pour la nuit). On vient donc de nous offrir une nouvelle comparaison, celle du terrorisme, nous apprenant par la même un lourd secret : Oussama Ben Laden était donc en réalité gay. Merci l'UMP!!

VI.) L'ANNIVERSAIRE DE LA SEMAINE.


Big up aux 80 ans de Jacques Chirac, qui nous manque beaucoup : il était nettement plus drôle que Jean François Copé et François Fillon. Je me dis que, peut être, la solution de sauvetage du naufrage UMP est là, sous nos yeux : Chirac revient en politique, il est élu président en 2017, le pays sombre mais dans la joie et la bonne humeur chiraquienne... ou alors s'ils veulent de nouveau tricher à des élections, ils demandent l'aide de Charles Pasqua s'ils veulent faire les choses correctement. Ah, l'époque béni du RPR!...

VII.) LA VICTOIRE DONT TOUT LE MONDE SE FOUT DE LA SEMAINE.

Enfin, après des semaines et des semaines de compétitions pendant lesquelles des stars en manquent de pubs ont essayé de danser une samba sur Vogue de Madonna ou un slow sur Tu veux mon zizi de Franky Vincent, après des semaines de pronostiques qui voyaient Estelle Lefébure gagner d'avance (France Dimanche, masters en divination) ou Amel Bent (ce qui semblait logique puisque les deux précédents gagnants étaient des artistes RNB au Q.I de loutre pleine), c'est Emmanuel Moire qui a gagné la 3e édition de Danse Avec Les Stars, animée par le couple d'animateur le plus chiant du PAF. On en est encore à se demander comment un homo échappé d'une comédie musicale que tout le monde a oubliée a pu triompher sur TF1 et je ne vois pas deux explication plausibles : soit c'est la magie de Noël, soit c'est un signe que la fin du monde est vraiment proche.


VIII.) L'ARRET QUI FAIT PLAISIR DE LA SEMAINE.





On se demande ce qui est passé par la tête des directeurs de France 2 quand ils ont cru un instant qu'une émission humoristique avec Anne Roumanoff sauverait la case horaire juste avant le JT de 20h. Roumanoff et les Garçons était passée de quotidienne à hebdomadaire le dimanche soir, à une heure où un le taux de dépressif qui regardent la télé est plus élevé que jamais, elle est désormais complètement annulé. Il faut dire déjà qu'avec Willy Rovelli en humoriste et des vannes éculées sur le lifting de Sheila, le miracle c'est qu'elle soit restée aussi longtemps. On trouvera quand même une grosse qualité à cette émission (et à son humoriste en chef) : elle relance le débat sur l'euthanasie.


IX.) LE BUZZ POURRI DE LA SEMAINE.

Le Gangnam Style de Psy provoquera t'il la fin du monde? C'est ce qu'affirme un étudiant en littérature de la Renaissance en se basant sur une prophétie de Nostradamus. "Du matin calme la fin viendra, une fois le nombre de cercles alignés à neuf sera, le cheval qui dansera", tout dans cette prédiction semble indiqué que la fin du monde surviendra si le clip de Psy atteint le milliard de vue sur YouTube d'ici le 21 décembre.
Comme tout est bon pour parler de l'Apocalypse, de nombreux médias ont repris la vidéo sans même chercher un minimum sur le net; et s'ils l'avaient fait, ils auraient découvert que tout ceci n'était qu'un délire entre potes, que la prophétie n'existe pas et que le fameux étudiant n'en est pas un. La vidéo a elle atteint plus de 200 000 vues en une semaine. Rien de bien étonnant quand on sait que des mecs ont décortiqué un clip de Lady Gaga pour prouver qu'elle était un Illuminati, sauf que eux l'ont fait sérieusement.

X.) LA VIDÉO DE LA SEMAINE.



Les Hot Chip nous rappelle que, sous leurs airs virils, les footeux sont des tapettes dans la vidéo de Don't Deny Your Heart.



mardi 27 novembre 2012

Music For The Masses #8 -Les gens m'apellent l'idôle des jeunes (1) - Justin Bieber : Believe.




Je me rappelle encore la première fois que j'ai entendu parler de Justin Bieber, la première fois que j'ai vu Justin Bieber tout court d'ailleurs. C'était en plein après midi, il y a 2 ans, le ciel était bleu, le soleil brillait, rien ne laissait présager un tel drame; la télé était allumé sur MTV et c'était la première fois que je voyais son visage d'ado pré-pubère tête à claque alors que la grosse majorité de la planète nageait encore en pleine innocence. La première réflexion qui m'est venu à l'esprit en entendant "One Time" c'est "cette daube va se vendre par paquet de 100"... je devrais songer à me reconvertir en producteur parce qu'effectivement, quelques mois plus tard, Bieber vendait son album plus vite qu'un receleur intelligent écoulerait des photos dédicacées de Nicolas Sarkozy à un congrès UMP.
Depuis Bieber a grandit, il est passé de gosse à mèche à star de la pop prétentieuse/jouet sexuel de Usher, le clip de Baby est la vidéo YouTube la plus vue au monde (en passe d'être détrônée par le Gangnam Style de Psy...pas certain qu'on y gagne au change), une société opportuniste a créé une poupée gonflable à son effigie et depuis qu'il a 18 ans, on est beaucoup à pouvoir enfin avouer que, si on en a rien à foutre de ses chansons, on cracherait pas sur la possibilité de se la taper, sans passer pour des pervers sans morale...




Mais comme nous sommes ici pour la musique (pour les fakes porno du "chanteur", vous avez des doigts, cherchez bien sur le net) et avec son troisième album (si on compte l'inutile album de Noël) Justin affirme en quelque sorte son autorité et se dirige vers quelque chose qui lui correspond surement plus. Terminé les histoires de premier amour et d'innocence, le canadien à grandi et souhaite visiblement le faire savoir : c'est un peu le message envoyé avec Boyfriend, le premier single qui joue la carte de la sensualité, du lover produit par Usher... et c'est bien le problème.
Believe a un problème majeur, l'album est tiraillé entre deux styles complètement opposés : d'un côté la pop qui a lancé le garçon, de l'autre le RnB qu'il semble beaucoup plus apprécier perso, et c'est cette dernière tendance qui s'impose malheureusement.
Le RnB est un genre certes très populaire mais musicalement à chier la plupart du temps, ils sont rares les artistes à être parvenu à extraire quelque chose de potable de ce "rap pour clubber". Et Bieber est loin d'être un génie (enfin je devrais plutôt parler des mecs qui écrivent et composent ses chansons derrière) . Boyfriend est donc musicalement très pauvre mais vocalement c'est aussi très faible et on sent bien que le chanteur est en pleine mue, parce que ce n'est pas le seul titre sur lequel il prouvera que ses performances vocales sont très limitées (sur Take You par exemple, pas désagréable mais il devait probablement avoir une extinction de voix lors de l'enregistrement); on passera sur les paroles qui sont aussi assez ridicules : je sais bien qu'on attend pas de lui qu'il ponde du Baudelaire, mais un minimum de "maturité" n'a jamais fait de mal, on a pas forcément besoin de chanter l'amour comme si on avait 13 ans.
Le reste des titres RnB est tout aussi insupportable, mention spéciale à Right Here dans lequel l'ado pré-
pubère et son comparse de rappeur Ludacris se sentent obligé d'en faire des caisses.




Bieber s'en sort beaucoup mieux sur les titres dance/pop qui, sans révolutionner le monde, se révèlent plutôt efficaces. Sauf qu'à chaque fois, un petit truc vient enrayer la machine et c'est souvent l'irruption d'un ersatz de rappeur en plein milieu : All Around The World, As Long As You Love Me, Beauty And A Beat (avec l'infâme et effrayante Nicky Minaj dont les raisons du succès m'échappent encore)  : c'est visiblement une structure musicale que je ne comprends pas mais c'est quand même se tirer une balle dans le pied.
Le reste de l'album est surtout composé de titres sans grand intérêt : Fall ressemble à du Jesse McCartney dans la mélodie (ce qui est loin d'être un compliment), Be Alright et Beleive sont des ballades chiantes en guise de conclusion.




 Il y'a ensuite à boire et à manger (et un peu à vomir) sur les titres bonus. Love Me Like You Do a tout pour être imbuvable, entre les intonations de lover et sa mélodie très pauvre mais étrangement ce n'est pas si mauvais que ça, même si on retrouve encore une partie rappée en plein milieu, dont on se contrefout; Hey Girl et Out Of Town Girl rejoignent les limbes dans lesquelles végètent les morceaux qu'on oublie aussitôt; Fairytale accueille une guest star qui semble vouloir faire un concours du môme le plus tête à claque avec le canadien en la personne de Jayden Smith (qui va vite devenir aussi casse couille que son mauvais acteur de père); Maria remporte haut la main le prix du morceau de merde avec sa rythmique fabriquée à base de sons de vibreur de portable.
A l'inverse She Don't Like The Light est presque le meilleur titre de l'album finalement : un titre dance parfaitement assumé, efficace, tubesque, sans rappeur pour phagocyter le potentiel du morceau...même constat pour Just Like Them, même si pour ce titre il peut remercier les 90's (et il est pas le seul ces derniers temps à piller cette décennie) : si seulement Bieber restait dans ce registre, il deviendrait presque acceptable à mes yeux.




Justin est bel et bien parti vers des contrées moins juvéniles et souhaite monter qu'il a grandi et s'est émancipé. Son virage RnB n'est pas vraiment une surprise quand on a Usher comme mentor mais malheureusement il est beaucoup plus convainquant dans les titres dance, trop rares sur l'album. Il est surtout devenu un petit prétentieux et dans un univers où sa place est très disputée et où les artistes dans son genre ont une durée de vie très courte, je ne suis pas certain que le canadien ne finisse pas très vite pas lasser, même si le RnB est un genre qui a toujours le vent en poupe. Et quand on est obligé d'inventer une histoire fantaisiste de toute pièce pour lancer son nouveau clip, c'est déjà mauvais signe : l'avenir dira si j'ai (encore une fois) raison ou non.

jeudi 20 septembre 2012

Music For The Masses #7 - L'attaque des clones (pedobear approved).

Un peu comme le succès (inexplicable) de Paranormal Activity a fait croire que n'importe quel attardé mental avec une caméra HD chez lui pouvait faire du cinéma, le succès de Justin Bieber a laissé croire à tous les puceaux de 15 ans du monde entier qu'on pouvait devenir une star de la chanson, à condition d'avoir une assez belle gueule pour faire mouiller les dindes pré-pubères qui couinent devant Twilight.
Conor Maynard a 19 ans, en parait facilement 5 de moins et se prend pour le Justin Bieber anglais. Son premier clip transpire la prétention, ce qui nique à peu près le peu de crédibilité qu'on pouvait lui accorder : difficile de croire que le pauvre garçon est un caïd et un tombeur, on a plutôt envie de lui foutre des tartes, juste pour le plaisir.


On a du mal à croire qu'il est anglais tant on ne décèle absolument rien de britannique dans sa musique, ce qui finalement n'est pas étonnant puisqu'à défaut de pouvoir se payer Usher comme mac, c'est Ne-Yo (un rappeur dont à peu près tout le monde se fout donc) qui devient son proxénète mentor.
Et si ses titres ne sont pas plus casse couille que ceux du canadien qui lui sert de modèle, les intentions sont claires dans cette deuxième vidéo : réussir par le mimétisme.


Chercher une vidéo de Justin Bieber et cherchez les 7 différences : même accoutrement, même décor, même binôme, même gestuelle...la crédibilité en moins (et je n'ai pourtant aucune sympathie particulière pour la feuille d'érable).
Il faut dire qu'avec la démocratisation d'Internet ces 5 dernières années, la (pseudo) crise de l'industrie de la musique et le pouvoir de YouTube, il suffit qu'un teenager upload une vidéo de lui en train de chanter la dernière daube en tête des charts mondiaux pour trouver un groupe de producteur plus avide de chair fraiche que des vautours.
C'est donc la même chose qui est arrivé à Austin Mahone, qui devrait encore plus plaire à tous les pédophiles encore en liberté puisqu'il a l'air d'avoir 12 ans. Après avoir posté des vidéos où on le voyait dans sa chambre en train de reprendre ses tubes préférés (et d'arborer un joli appareil dentaire qu'il n'a plus aujourd'hui...quand j'étais au collège, tu pouvais essayer, t'arrivais pas à choper avec une voie de chemin de fer sur les dents), il adopte donc les mêmes vêtements ridicules, les mêmes gestes incompréhensibles et la même attitude pathétique.


Mais que s'est-il passé? Lénine, relève toi, ils sont devenus fous!
Quand j'avais 15 ans, je jouait aux pogs, je fantasmais sur mes camarades de classes, je me masturbais en repensant aux vestiaires après le cours de sport et j'essayais de ramener des notes correctes pour pas me faire déchirer par mes parents, mais je n'envisageais pas de devenir le prochain Lil Wayne.



mercredi 18 juillet 2012

Comics Box #1 : Nova #1-3 par Dan Abnett & Andy Lanning (2007)



La méga saga cosmique Annihilation a relancé en 2006 la branche cosmique de Marvel en proposant un épopée spatiale d'une qualité inespérée et aux conséquences marquantes. Outre la mort de Thanos, l'offensive d'Annihilus a aussi décimé le Nova Corps et propulsé au premier plan un héros dont tout le monde se foutait : le terrien Richard Rider aka Nova.
Le personnage inventé en 1976 par Mark Wolfman et John Buscema a toujours peiné à intéresser les lecteurs jusqu'à ce qu'il trouve une certaine notoriété au sein des New Warriors dans les années 90 puis finisse  par retomber dans l'anonymat.
Avec la destruction de l'ensemble du Nova Corps (pendant Marvel du Green Lantern Corps de DC puisque les centurions Nova sont chargés de protégé l'univers en patrouillant dans l'espace), l'anecdotique Richard Rider devient soudain un héros d'envergure cosmique, doté des pleins pouvoirs d'une armée entière et qui finira d'ailleurs par mettre fin à la guerre contre le tyran vert.
C'est donc le duo Abnett/Lanning qui se charge de propulser le nouveau héros dans une série attitrée, pas forcément les scénaristes les plus connus dans le milieu du comics mais des mecs qui ont quand même sur leur CV des travaux pour 2000 AD, la très célèbre (et très bonne) revue de science-fiction britannique. Un duo qui deviendra par la suite la tandem en charge de l'ensemble des aventures cosmique de Marvel.
Mais revenons donc à ces premiers épisodes, qui se situent juste après Annihilation.

Dans le tout premier, les scénaristes prennent le temps de nous montrer ce qui a changé pour Nova, guide par Woldmind, la conscience et l'héritage de Xandar, planète du Nova Corps dévastée pendant la guerre, comment celui qui n'était encore qu'un gamin quelques temps auparavant doit gérer cette toute puissance, seul désormais à essayer de régler les problèmes de l'univers et surtout les contrecoups de la récente bataille. Rider poursuit sa route d'appel de détresse en appel de détresse, réglant les menaces le plus vite possible, sans s'accorder une seule minute de répit. Nova est encore un jeune chien fou que la présence de pouvoirs auxquels il n'a encore jamais été confronté rend impatient mais plus que tout conscient des responsabilités qui lui incombent, voir même trop exigent, comme si son rôle dans la mort d'Annihilus, comme si sa transformation en un être puissant l'avait rendu beaucoup trop sérieux.
L'épisode est vraiment très intéressant parce qu'il n'a rien d'un prologue classique : il est la continuité des récents événements et il s'attache beaucoup plus à nous décrire l'état d'esprit de Nova plutôt que de la faire s'affronter une énième menace.



Les deux épisodes suivants forment un tout cohérent et ramènent Richard Rider sur sa planète natale, la Terre.
Prenant conscience (mais un peu contraint) qu'il a besoin de repos et puisqu'il a accidentellement atterri sur Terre, Rider décide de rendre visite à ses parents. Et ce qui au départ devait être de douces retrouvailles se transforme très vite en cauchemar. Rider est parti longtemps dans l'espace, un endroit où CNN ne capte pas très bien et beaucoup de choses ont changés sur Terre, notamment parce que nous sommes en plein post-Civil War. Abnett et Lanning n'étaient pas forcément obligés d'inclure leur série dans le crossover annuel de l'éditeur , ils auraient pu tranquillement laisser Nova dans l'espace mais ils se sont rappelés que leur personnage principal avait été membre des New Warriors, c'est à dire les responsables de la tragédie de Stamford qui a engendré la loi de recensement : l'occasion donc de faire se confronter le tout puissant Nova avec des problèmes bien plus à terre. et plus on avance, plus le pauvre Richard Rider tombe de Charybde en Scylla : ses anciens camarades sont morts, son ancienne école est à l'abandon, de soit disant super-héros mettent des civils en danger en tentant de l'arrêter... les deux scénaristes soulignent l'effrayante absurdité du nouveau statut de son ancien monde, montrant que les choses ont changés pendant son absence, ses propres parents influencés par l'opinion générale ont peur de lui ou ne le tiennent pas en haute estime... Les problèmes qu'affrontent le pauvre Nova sont d'une nature différente de ceux qu'il rencontre lors de ses missions spatiales mais elles sont bien pires parce qu'elles touchent à l'affect, à ses souvenirs, à son bonheur passé : les enfants sont devenus des adultes dans un monde trop adulte, l'insouciance est mort, comme un relent de 11 septembre soudain... la conclusion est logique et très triste : certes, Rider le dit lui même, il se sent seul, écrasé par le poids des responsabilités au milieu du grand vide de l'espace mais ce monde est devenu fou.

Ces deux épisodes sont d'une tristesse inouïe et ils sont aussi comme un reflet de la société d'aujourd'hui, ce qui les rend encore plus tristes et effrayants et en 48 pages, Dan Abnett et Andy Lanning viennent peut être d'analyser les retombées de Civil War de la plus belle des manières.
Finalement Nova est encore un gamin perdu qui est obligé de jouer les héros et même s'il possède toutes les qualités requises pour ce nouveau rôle, Richard Rider n'en reste pas moins un être humain : dans l'espace, personne ne vous entendra pleurer!

samedi 16 juin 2012

Music For The Masses #6/ Girls Do It Better #4 - Kylie Minogue : Let's Go To It (1991)



Avec ce quatrième album, Kylie continue sa collaboration avec ses anciens producteurs, tout en prolongeant sa volonté de prendre les choses en mains puisqu'elle participe personnellement à l'écriture de 6 des titres de cet album.
Musicalement, on sent une certaine volonté d'essayer de nouvelles choses, l'album navigue dans une pop nourrie de multiples influences et qui s'échappe une nouvelle fois de la variété ou de l'euro-dance dans laquelle elle aurait pu facilement se vautrer. Le seul problème, c'est que ça ne marche pas toujours.
Les deux premiers titres de l'album montrent bien la direction dans laquelle Kylie cherche à aller depuis le précédent album mais si les titres sont sympa à écouter, ils ne laissent pas de souvenirs mémorables dans l'esprit.
Ce qui n'est pas le cas de "Too Much For A Good Thing" qui utilise l'électronique à bon escient pour un titre sexy, aux mélodies vraiment intéressantes, moderne, efficace et jamais putassier. Si on regrette la présence trop prononcée des chœurs féminins au détriment de la voix de l'australienne, la chanteuse essaie et réussit son coup.
Pareil pour "Right Here, Right Now" ou "Live & Learn", titres dance-pop entrainants et sucrés, naviguant entre réminiscences 80's (ce qui n'est malheureusement pas un compliment) et modernité 90's. Il y a toujours des fautes de gout mais ces petits défauts sont contrebalancés par la voix de Kylie toujours aussi délicieuse et le tout sonne comme une pop très agréable.
Bon on passera sur le sympathique "Finner Feelings" qui fonctionne à moitié et on zappera "If You Were With Me Now" (en duo avec le chanteur Keith Washington, que personne ne connait et c'est très bien comme ça), grand pas en arrière pour une ballade sirupeuse qui vient rappeler le pire des premiers albums, l'anecdotique titre éponyme et le très mauvais "No World Without You".
L'album se termine par le gros hit "I Guess I Like It Like That" qu'on croirait conçu pour une coupe du monde, un titre simple, direct, en guise de conclusion pour un quatrième album qui souffle le chaud et le froid mais parvient quand même à laisser un bon souvenirs grâce à quelques petites pépites pop. 

vendredi 15 juin 2012

Music For The Masses #5 / Girls Do It Better #3 - Kylie Minogue : Rythm Of Love (1990)



Après un anecdotique second album, Kylie décide de prendre les choses en mains et de participer pleinement à l'élaboration du troisième. On garde le même trio de producteurs mais d'autres viennent aussi se greffer à l'écriture des morceaux et la jeune australienne elle même met la main à la pâte en co-écrivant deux des titres de ce "Rythm Of Love" : le résultat est plus que convainquant.
Kylie en avait marre de jouer les midinettes alors pour cette entrée dans une nouvelle décennie, qui sera notamment marqué par la prédominance de la dance, l'album se pare de mélodies toujours pop mais plus dansante, électronique, et porté par sa relation avec le leader d'INXS, Kylie se veut plus adulte, plus femme, plus sexy.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le son est bien dépoussiéré.
L'album sonne bien plus moderne, plus frais, le changement est notable et ça fait du bien aux oreilles.
Tout n'est évidemment pas de la même qualité mais mêmes les titres mineurs sont très agréables et dix fois meilleurs que sur le précédent album.
Step Back In Time est entrainant, catchy, gentiment remuant comme l'atmosphère de cet album, "Shocked" est LE gros hit voulu, puissant et sexy et mêmes la ballades "The World Still Turns" conserve une fraicheur pop agréable qui baigne la quasi totalité des morceaux.
Le reste baigne dans une pop mâtiné d'électronique avec parfois un charme un peu désuet mais toujours frais et agréable, avec notamment "Secrets" qu'on repasserait bien en boucle, comme l'album finalement qui s'enquille avec plaisir les après midi d'été, lorsque même le dernier Sunn o))) montre ses limites.
De loin le meilleur album de l'ère S.A.W.

dimanche 3 juin 2012

Dix Manches #1 : Tonight, I'll be a naughty girl.

L'été a (enfin) pointé le bout de son nez dans nos contrées, après plus d'un mois de pluie pendant lequel on désespérait moi et ce cher bon docteur de pouvoir montrer nos petits corps bronzés et musclés (comme aucune photos de nous de fuitera sur ce blog, on peut mentir à volonté).
Malgré l'apparition des orages et de la pluie et le début de Roland Garros (qui verra une nouvelle fois Rafael Nadal gagner parce que les autres joueurs n'ont pas de drogues aussi puissante que la sienne), n'oublions pas notre monde moderne et civilisé qui continue de tourner avec ou sans nous.

I.) LE TROUBLE FÊTE DE LA SEMAINE.

Christian Estrosi, actuel maire UMP de Nice

veut interdire les mariages bruyants dans sa ville, parce que c'est vrai, ces couples insupportables qui crachent leur bonheur à la face des célibataires et des divorcées, c'est intolérable. Donc plus de concerts de klaxons, de lancés de riz à la sortie des mairies, de cris de joies...

Il va donc devenir difficile de distinguer les veillées funéraires des mariages, dans le sud désormais.
Dans les détails, l'arrêté prohibe entre autre le "déploiement de drapeaux notamment étrangers", les "groupes de musique folklorique sans autorisation" ou bien encore le fait de "parader avec des banderoles ou des drapeaux"... Au cas où on aurait pas encore compris, c'est donc bien les mariages "étrangers" que veut stopper Estrosi, histoire d'être totalement en accord avec l'idéologie de plus en plus nauséabonde de son partie de mange-caca.
Cette nouvelle interdiction vient malheureusement s'ajouter à une longue liste d'autres arrêtés qui commencent à faire ressembler Nice à un monastère : interdiction de la consommation d'alcool sur les espaces publiques (un panaché sur la plage et hop, en taule), réglementation de l'activité des artistes de rues (vous savez, ces hippies de gauches qui joue du djembé devant le Franprix) et brigade anti-mendicité agressive... De là à dire qu'Estrosi est en train de virer totalitaire...

BO-BO-BONUS : LA PARITÉ DE LA SEMAINE


La tentation était trop forte pour Nadine, le pitbull (le chien hein, pas le rappeur en carton) de Tweeter, et comme à l'UMP, plus on est d'ordure, plus on rit, elle saute sur la première occasion de saluer son camarade (le bras levé bien haut, droit devant).

 Nadine ou mouk


Avec la charcuterie Morano, les nausées sont garanties.

2.) LE PSYCHOPATHE DE LA SEMAINE.


Non content de nous avoir enfanté Justin Bieber, le Canada nous balance cette fois ci un serial-killer sur la tronche. Luka Rocco Magnotta à une gueule d'ange (enfin ça dépend des photos), 29 ans, se la pète un peu trop parfois, a déjà tourné dans des pornos, et a démembré un étudiant chinois à Montréal, filmant le tout avant de poster la vidéo en ligne sur fond de New Order (un bon point pour lui au niveau musique). Il serait actuellement en France et recherché par Interpol ça va de soi. Le jeune homme aurait aussi commencé à se tailler une réputation avant ce meurtre en postant sur YouTube des vidéos dans lesquelles il butait des chats. Évidemment, ces cons de canadiens ne s'en sont pas soucié, se retrouvent avec un meurtre sur les bras et laisse filer le meurtrier, nous laissant le soin de l'arrêter nous mêmes (mais que pouvait-on attendre d'autre d'un pays déjà responsable de Anthony Kavanagh?).


3.) LA MAUVAISE PERDANTE DE LA SEMAINE.

Si vous étiez devant France 3 samedi soir (et si vous avez survécu jusqu'au bout aux commentaires à chier de Cyril Féraud et Mireille Dumas), vous aurez constatez que la France a une nouvelle fois perdu à l'Eurovision, et pire, qu'elle a terminé 22e sur 26, un score à chier puisque même Patricia Kaas avait réussi à faire mieux avec une chanson encore plus chiante. Rien de nouveau sous le soleil (discret) français; sauf que cette fois, la France avait pris ça à cœur, Anguun avait voyagé pour user de propagande dans différents pays, et la France voulait au moins le top 10. La déception est amère et l'échec passe donc très mal, d'autant plus que le pays n'a pas remporté l'Eurovision depuis 35 ans et le fameux "L'oiseau et l'enfant" de Marie Myriam. Alors Anguun accuse évidemment le copinage entre voisins (surtout chez les pays de l'est, ces enfoiré de communistes qui mangent des enfants) d'être responsable de ces déconvenues successives. 
On ne va pas nier un certain favoritisme pour les voisins (dues à des raisons géopolitiques autant que culturelles : il est logique qu'un pays aura toujours une préférence pour des titres proche de ses habitudes, il doit pas y avoir de nombreux français pour aimer le truc numéro 1 en Lituanie) mais ce phénomène n'influe que très minoritairement sur les résultats finaux puisque la Suède (grande gagnante cette année) n'a que 3 ou 4 voisins et le plébiscite est unanime.
La vérité c'est que la France est une grosse aigrie, qui choisi chaque année des tubes de merde, et qui ne devrait pas trop se plaindre en sachant qu'elle se classe seconde ex-æquo des pays ayant gagné le plus grande nombre de fois le concours (5 fois, égalité avec la Suède, le Royaume-Uni et le Luxembourg, seulement dépassé par l'Irlande, seule en tête). D'autres gros pays, comme l'Espagne qui n'a pas gagné depuis 1969 n'en font pas tout un plat (Bon eux ils ont le Football ou le Tennis pour se consoler, pendant que nous on a...le football féminin : bon ok, on a quand même des raisons de se plaindre en fait). 

4.) LA RÉALITÉ QUI DÉPASSE LA FICTION DE LA SEMAINE.


C'est officiel, après une saison 2 de Walking Dead bien moisie, les zombies prennent leur revanche IRL. A Miami, un homme nu a été abattu par la police alors qu'il dévorait le visage d'un autre homme nu (" Tiens, encore des PD, quand je vous disais qu'ils étaient dangereux! " Ceci était un communiqué de Christian Vanneste) en poussant des grognements. Les policiers ont du tirer plusieurs balles, une seule n'ayant pas suffi à arrêter sa fringale.
Bon, les médias ont déjà trouvé une explication toute faite, juste pour nous gâcher le plaisir : tout ceci aurait été causé par une nouvelle drogue; Mais on ne nous la fait pas à nous, et moi et ce bon Docteur ont a déjà sorti les armes, prêt à tirer sur le premier bouffeur de chair humaine.

Et dans une autre partie des États-Unis, un étudiant de 21 ans avoue avoir bouffer le cœur de son colocataire.
J'ai l'impression que l'été va être saignant : summer; bloody summer.

5.) LE LOOSER DE LA SEMAINE.

C'est fait, Mark Zuckerberg, le geek en mousse le plus inutile du XXIe siècle a introduit, non pas une fille sans la payer mais Facebook en bourse. Et ce qui devait être un succès dépassant celui de Google est devenu un gros fiasco puisque depuis près d'une semaine, l'action n'a cessé de chuter... Zuckerberg a eu les yeux plus gros que le ventre, ce qui vient donc prouver (si besoin était) qu'il est un gros tâcheron. Les investisseur ont du mal à croire en la capacité du réseau social d'être rentable sur le long terme. Au delà de ça, on peut saluer la clairvoyance des actionnaires sur leurs interrogations légitimes, puisqu'il est loin d'être certain que Facebook existe éternellement, quand d'autres comme Myspace à l'époque se sont vite vu devenir obsolète. Déjà que l'utilité de Facebook n'est pas bien grande, autant dire que la possibilité avancée de voir cette face de cul milliardaire de Zuckerberg couler plus vite que prévue est la meilleure nouvelle depuis...le test de paternité m'indiquant que je n'étais pas le fils de Nikos Aliagas.

6.) LA GUERRE D'HÉRITAGE DE LA SEMAINE.

Même lorsque Hitler est mort, dans son bunker, devant une rediffusion de "Tatort" (si vous ne savez pas de quoi je parle, c'est soit que vous travaillez donc que vous êtes l'un de ces connards chanceux qui ont été épargnés par la crise et donc vous méritez d'être battu à mort par un groupe de RMIstes, soit que vous vous faites décidément bien chier dans vôtre vie, et à ce moment là il est temps de vous remettre en question ou de vous pendre tout de suite avant de finir comme moi), il y avait du monde pour se partager son héritage (des colorations blondes et des conserves de choucroutes William Saurin). C'est un peu pareil à l'UMP qui, depuis le départ de leur chef spirituel, voit deux hommes s'affronter : d'un côté le prisonnier de Matignon pendant 5 ans (François Fillon, dont le nom de famille vous fait encore rire grassement si vous avez moins de 10 ans d'âge mental ou si vous êtes le fils adoptif de Jean Marie Bigard) et le lèche cul présidentiel attitré (Jean François Copé, qui lui n'a jamais fait rire qui que ce soit). Évidemment, entre la peste et le choléra, difficile d'être enthousiaste mais un sondage récent vient relancer les hostilité puisque une large majorité verrait plutôt l'ancien premier ministre futur candidat. Un sondage qui n'étonne que les lecteurs de Paris-Match (qui doivent aussi être les spectateurs de Secret Story) : comment peut-on imaginer une seule seconde prêter une quelconque crédibilité à un torche merde comme Copé, sérieusement... Même pour déconner, c'est pas marrant. Et pourquoi pas Nadine Morano secrétaire d'État! Oh wait...

7.) LE CHAT NOIR DE LA SEMAINE.

On savait qu'il y avait quelque chose de louche à l'UMP, cette fois on en est certain. Dans la 5e circonscription de "Meurtre et Moselle" dans laquelle se présente la poissonnière de droite, Nadine Morano, son adversaire du FN est subitement décédé. Olivier Prugneau, 52 ans, se définissait comme "un gaulliste de gauche" (on ne vous cachera pas qu'il avait un humour particulier) et a été retrouvé mort à son domicile.
On savait que Satan avait élu domicile dans un disciple de Sarkozy, on sait désormais lequel : y'a comme une odeur de souffre à droite.
(Une ancienne légende raconte que si vous prononcez "Nadine Morano" trois fois devant un miroir, elle apparait et vous émascule...véridique).

8.) LE DÉPART DE LA SEMAINE.

Comme quoi, il y a encore une étincelle d'intelligence à TF1 puisque Laurence Ferrari se barre. Il faut croire qu'elle a enfin compris qu'elle n'avait plus grand chose à foutre ici et qu'il fallait qu'elle quitte le navire avant qu'il ne sombre complètement (et qu'on danse sur son cadavre fumant en brulant des biographies d'Etienne Mougeotte). La désormais ex-présentatrice du JT s'en va rejoindre Direct 8 (elle devait donc être réellement désespéré) mais elle ne présentera pas "Voyage Au Bout De La Nuit" (ce qui doit être le fantasme de tous les insomniaques qui en ont marre de "Histoire Naturelle").
Dans le même temps, on apprend que Christophe Dechavanne a été victime d'un grave accident : sale temps pour les présentateurs de TF1 (et les mecs au Q.I inférieur à 50 : attention Benjamin Castaldi!) : ça ne m'étonnerais pas que Nonce Paolini ait prononcé Nadine Morano 3 fois devant le miroir.

9.) LE BOEUF DE LA SEMAINE.




Arthur Salles et Francisco Lachowski décident de reprendre en duo "Use Somebody" des Kings Of Leon et "No Woman No Cry" de Bob Marley. Les 2 garçons étant mannequins et originaires du Brésil, l'entente est parfaite et voir le très mignon Francisco Lachowski chanter, ça devrait éviter à la vidéo de trop passer pour du remplissage.


10.) LE CLIP DE LA SEMAINE.




Jack White poursuit ses aventures en solo, cette fois sous le pseudonyme Sixteen Saltlines, avec un premier clip qui donne le ton : qui a dit que les redneck ne savaient pas s'amuser.








samedi 28 avril 2012

The Amazing Spider-Man : le jour le plus long.



Depuis Février 2008 aux US (Juillet 2008 en France), les fans du comics Spider-Man se sont scindés en deux camps, suite à un arc fraichement accueilli.
Nous sommes en plein crossover Civil War, un événement annuel qui cette année fera beaucoup parler de lui par son retentissement dans l'univers Marvel : Mark Millar fait s'affronter héros contre héros autour d'une loi liberticide obligeant les supra-humains à se faire recenser.
Au cœur du conflit, 2 leaders s'affrontent : Captain America, défenseur de la liberté et Tony Stark, virant progressivement totalitaire.
Si l'évènement se répercute dans les différentes séries Marvel, l'homme- araignée est plus impacté que d'autres super-héros.
En cause les récents événements : Peter Parker, looser éternel (penchez vous sur son CV : petit geek pas franchement beau, amoureux de la plus belle fille de sa classe, souffre douleur de son lycée, ses parents sont morts, son oncle aussi et en partie à cause de lui, certains de ses proches sont morts, d'autres sont devenus des super-vilains... on peut difficilement plus poissard que Spidey) vient de ressusciter d'une mort violente (la saga assez moyenne "L'autre") et il est devenu le petit protégé du milliardaire Tony Stark, alias Iron Man (soit l'un des 3 piliers de Marvel avec Cap et Thor, excusez du peu) qui lui confectionne un jolie costume (un peu tape à l'œil cela dit), l'héberge lui et sa famille dans la fameuse Tour Stark et l'a même recruté pour les Vengeurs...
Tout va donc pour le mieux pour Peter Parker qui n'a jamais été aussi chanceux... mais qui va vite déchanter.



En effet, Tony demande une faveur au pauvre et naïf Parker : qu'il dévoile son identité en public pour donner l'exemple aux réfractaires.
Peter accepte donc de bon cœur, aidé par sa confiance aveugle dans ce père de substitution, sans se douter des conséquences désastreuses puisqu'il finit non seulement par se demander très vite s'il n'a pas fait une erreur, en constatant les penchants très totalitaires de son mentor (la fameuse prison de la Zone Négative, pendant Marvel de Guantanamo), en étant presque laissé pour mort après l'attaque violente des nouveaux Thunderbolts (si le Punisher ne lui avait sauvé [violemment] la vie, Peter ne serait plus de ce monde) et en découvrant très tôt qu'un contrat est placé sur sa tête par Wilson Fisk.
La suite est prévisible mais non moins dramatique : en fuite, Peter, MJ et Tante May se réfugie dans un hôtel; Peter évite un tir qui lui était destiné et celui ci atteint May Parker, alors dans un état critique. Peter désespéré reprend son costume noir et cède à la vengeance/violence, le climax est aussi sombre que l'humeur du héros, Straczynski (au scénario de la série depuis quelques années) fait des étincelles, le suspens est inouï...



Il est important de résumé ces épisodes, parce qu'ils sont très important pour comprendre le schisme engendré par la suite.
Alors que tout le monde se demande comment tout cela va se terminer, Joe Quesada, alors rédacteur en chef de Marvel, décide qu'un Peter Parker marié n'offre plus assez d'intérêt et de possibilités (théorie complètement stupide : il n'y a pas de mauvaises histoires, il n'y a que de mauvais scénaristes) et voudrait bien revenir à l'époque où le personnage n'était pas lié par les contingences des liens sacrés du mariage.
Mais les lobby chrétiens étant très influents outre-Atlantique, un divorce est purement impossible (totalement pas chrétien, hérétique même). Alors Joe décide d'appliquer la même méthode (fumeuse) qu'il avait déjà essayé quelques années auparavant sur le crossover House Of M : le coup de baguette magique (littéralement) pour effacer les récents événements.
Sauf qu'à l'époque, il avait fait appel à un scénariste à peu près compétent (Brian Michael Bendis, aujourd'hui bâtisseur en chef du Marvel Universe) au lieu de s'en occuper et que même si la vague surnaturelle de Wanda était de l'escroquerie, les choses ont été faites avec un minimum de soin et la pilule est passé.
Quesada n'étant pas Bendis, il fait apparaitre Méphisto d'on ne sait trop où pour passer un marché avec la "famille" aux abois (enfin plutôt avec Mary Jane) : il est d'accord pour sauver Tante May si eux sont d'accord pour annuler leur mariage (comprenez, Tante May vit mais dans cette nouvelle réalité, vous n'avez jamais été marié : l'incarnation d'un divorce magique a donc les traits du diable, psychologiquement parlant c'est révélateur).
Un peu forcé, Peter accepte, nous voilà donc dans Brand New Day, une nouvelle ère pour Parker qui sent bon (ou pas) le passé tant regretté par le gros Quesada : Peter vit de nouveau chez Tante May, qui ne sait de nouveau plus qu'il est Spider-Man, il travaille à nouveau au Buggle et à de nouveau des problèmes d'argent.
Spider-Man a bel et bien révélé son identité en direct à la TV mais les gens ne se souviennent plus de l'homme derrière le masque et Mephisto semble avoir fait un peu de zèle en ramenant le défunt Harry Osborn par exemple.



La suite ne sera qu'une succession de mauvaises histoires, mauvaises idées, avec le retour d'un Bouffon Vert like (Menace, un petit tour et puis s'en va : Marvel essaiera d'en faire un vilain de premier plan en le liant à la famille Osborn et puis le personnage finira aux oubliettes), de vilains complètement ridicules (une meuf en 2D, un mec qui tune des voitures, une yamakasi collection automne/hiver... seul Mr Negative semblera intéressant pour finir par devenir super relou sur la longueur, faute d'être exploité correctement) et d'un côté soap de plus en plus prégnant, avec parfois, ça et là, la présence d'une Mary Jane mystérieuse dont on ne sait pas trop exactement ce dont elle se souvient du passé effacé.
Marvel entretient le suspens et continue d'enchainer avec des scénars poussifs (Dan Slott n'étant pas un scénariste génial et signant la plupart des aventures, ceci explique cela) : seul New Ways To Die avec le retour de Romita Jr au dessin (parce qu'en plus d'un scénariste mauvais, les dessinateurs n'était pas franchement mieux parfois, Marcos Martin en tête) et American Son parvenait à sortir le lecteur de sa torpeur.



On en arrive donc au fameux "The Gauntelet", saga qui ne voudrait pas totalement assumer ce qu'elle est et qui, niveau opportunisme, rivaliserait presque avec "One More Day".
Sous prétexte d'une obscure vengeance fomentée par la veuve Kravinoff et sa fille, Marvel ramène sur le devant de la scène "les plus grands vilains de Spider-Man".
On verra donc l'homme-araignée combattre ses anciens ennemis avec plus (Electro, The Sandman) ou moins (le Lézard, le Vautour et surtout Mystério, complètement raté par Slott : Mystério étant un vilain très particulier, il demande une approche différente et un certain talent que Peter David par exemple avait eu à l'époque mais que Slott n'a d'évidence pas) de bonheur, jusqu'à "The Grim Hunt" qui voit nôtre "Gantelet" s'achever dans une certaine indifférence puisque ni le retour de Ben Reily (et sa mort), ni le retour de Kraven, n'auront suffit à masquer les faiblesses de l'histoire.



Nous voilà donc fin 2010, Spider-Man me fait royalement chier, je n'en attend plus grand chose mais je laisse quand même Quesada essayer d'expliquer son arnaque de 2008 dans "One Moment In Time", un arc qui promet d'éclaircir les zones d'ombres de l'action de Méphisto.
Pendant quatre long épisodes relativement chiant, Peter Et Mary Jane se retrouve pour tailler le bout de gras. On apprend donc ce qu'a susurrer exactement MJ à l'oreille poilue de Méphisto, pourquoi nos deux tourtereaux ne sont pas mariés (Et la raison est franchement hilarante : si c'était pour nous servir de telles excuses, c'était peut-être pas la peine d'en faire un événement) et comment la population peut ne plus se souvenir de l'identité de l'homme derrière le masque (Doc Strange a demandé à Stark et Richards de l'aider dans son entreprise d'amnésie) : en gros, Quesada essaye de nous prendre pour des cons une fois de plus, avec des explications qui, loin d'éclaircir les choses, ne font que les rendre encore plus confuses (MJ se rappelle t-elle toujours ce pacte faustien qu'elle a faite avec le diable?).
Encore pire, les dessins de Joe Quesada font ressembler Peter Parker à Titof (le comédien, pas l'acteur porno) et Mary-Jane à une espèce de grosse gourdasse mal dégrossie échappée de "Sex & The City" (et pas du tout au mannequin qu'elle est censé être), tandis que ceux de Paolo Riviera ne sont pas un cadeau.
Et en plus, ce même Joe Quesada a réussi à rendre Mary-Jane insupportable en la transformant en dinde pleureuse.



Dans cette volonté de redonner un intérêt qui n'était perdu que pour lui seul, Quesada a rendu Spidey complètement insipide.
Ce n'est pas ce reboot déguisé que je critique, c'est la façon de faire du gros Joe, qui a conclu un arc magistral par un foutage de gueule inégalé pour embrayé sur des aventures bien loin d'être excitante, tirant un trait sur des événements importants de la vie du tisseur.
Je veux bien qu'on me prenne pour un pigeon, mais je n'aime pas m'en rendre compte.