mardi 1 février 2011

It's a small world after all.

ARRIETTY, LE PETIT MONDE DES CHAPARDEURS (de Hiromasa Yonebayashi) 



J'étais si l'on peut dire presque vierge de l'oeuvre de Miyazaki, les dessins-animés ayant tendance à me faire fuir et le buzz autour du cinéaste japonais encore plus; mais dans un moment d'infime bonté éternelle (qui n'arrive pas souvent, ça dépend des gens), j'ai finalement accépté d'aller voir ce film (adapté aux mômes de 6 ans rapellons le), en ne m'attendant pas à quoi que ce soit d'extraordinaire.
Comme quoi, les surprises existent toujours : Arrietty est bien loin du truc niaiseux que j'étais en droit d'attendre.
Même si le peuple des chapardeurs n'est pas franchement original (Gulliver someone ?), que la cellule familiale des demi-portions est assez classique (le père patriarche chasseur, la mère parano et l'ado curieuse), le fil décolle vraiment lorsque Sho apparait à l'écran et lorsque le jeune garçon et Arrietty entrent en contact : le choc des deux mondes amène quelque chose d'intéressant et d'un petit peu plus adulte, surtout à travers l'état de santé du garçon.
Rien de transcendant, mais l'émotion est là et c'est déjà pas mal, j'en attendait pas tant; c'est d'ailleurs dommage parce que quand Sho n'est pas là, on se fait un peu plus chier.
Toujours est-il qu'on ne pourra pas nier que l'animation des studios Ghibli reste toujours très jolie et constitue un avantage certain sur la 3D toute moche qu'on essaie de nous caser depuis 5 ans.

7/10

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