On commençait à désespérer, on est au mois d'avril et encore aucun album potable à se mettre sous la dent, ça devenait inquiétant par rapport à une année 2010 pas dégueu. Alléluia, mieux vaut tard que jamais, l'arrivé des beaux jours et de la chaleur estivale apporte avec elle un lot d'album à déguster sans modération et parfait pour les vacances qui sont déjà un peu avec nous, en avance.
A commencer par le nouvel album de The Pain of Being Pure at Heart, "Belong" continue à creuser le sillon twee-pop du groupe de Brooklyn, ça ressemble beaucoup au premier album et c'est tant mieux, ça sent l'adolescence, la liberté, l'amour naissant et les peines de cœurs qui nous feront rire dans 1 mois : c'est bon d'avoir à nouveau 15 ans.
Dans la catégorie retour gagnant, celui de Metronomy dont l'éléctro-pop nous avait enchanté en 2008 (sacré putain d'été : Foals, Friendly Fires, Late of the Pier, MGMT, These New Puritans... je rêve d'un été comparable moi) et qui revient donc avec "The English Riviera", album un peu plus sage mais plus maitrisé, où l'on retrouve le charme du groupe de Joseph Mount dans une version un peu plus pop, agrémenté parfois de clavier plus cold ("She Wants" ou le tubesque et dansant "The Bay" qui va faire remuer nos petits corps tout engourdis dans la voiture en partant pour la plage); on retiendra aussi le mega titre qui sent l'été, "Everything Goes My Way" et sa ritournelle pop sucré et fraiche à voix féminine qui trotte immédiatement dans la tête au point qu'on en redemande.
Et pour finir en beauté, les mormons les plus célèbres du Minnesota, le couple emblématique du slowcore grisailleux qui à hanté nos nuits turbulentes et grisailleuses, Alan Sparhawk et Mimi Parker de Low revienne quatre ans après le sombre et béliqueux "Drums & Guns" vers des horizons plus ensoleillés; le titre de l'album est dans ce sens très éloquent, "C'Mon", c'est tout ce qu'attend ce nouvel album, le plus accessible du groupe, dépouillé de l'éléctronique du précédent album ou des guitares rutillantes de "The Great Destroyer", le groupe renoue avec un certain slowcore mais semble évolué vers la lumière : nos coeurs hivernaux sont un peu déçu mais nos hormones estivales sont ravie de retrouver Low qui a visiblement enfin trouvé l'espoir, la preuve sur "Especially Me", beau à en pleurer et même pas triste.
Si l'été 2011 ressemble à cette entrée en matière, nul doute qu'on a hâte d'y arriver.
Si le dégout du monde suffisait à lui seul à conférer la sainteté, je vois pas comment je pourrais eviter la canonisation.
lundi 25 avril 2011
Some songs feel like butter, some songs sounds like cake.
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