mercredi 7 décembre 2011

Music For The Masses #1 - Hadouken : Music For An Accelerated Culture (2008) - For The Masses (2010)



Aujourd'hui plus que jamais, le clivage mainstream/ indépendant & underground déchaine les passions. Il est de bon ton de fustiger la facilité des groupes mainstream, de louer la supériorité musicale des groupes indés et UG face à la superficialité de ces groupes qui passent en radio.
Et pourtant, les deux camps peuvent coexister en tout pacifisme et harmonie.
Dans les eaux boueuses du mainstream, il y a aussi des bonnes choses.



Hadouken est un groupe anglais qui a émergé en 2008 avec un premier album plébiscité par les critiques et la jeunesse anglaise. Directement rattaché à ce mouvement nu-rave dont ont fait parti notamment les Klaxons et qui est pratiquement mort-né, le groupe (dont l'âge moyen n'est pas très élevé et qui sont très fluo-kids dans le style) propose une musique entre rock et éléctro, puissante, dopée par le phrasé hip-hop de leur chanteur James Smith.
Au premier abord, Hadouken à tout pour énerver, surtout les nombreux détracteurs du courant nu-rave. On dira que la musique de Hadouken veut trop passer en puissance, quelle est destiné à ces "ignobles fluo-kids" qui écoutent cette "ignoble musique nu-rave" pour teenager voulant se sentir hype...
La vérité c'est que Hadouken est une pute. Pas une pute de luxe comme les poulains de l'écurie Kitsuné, juste une pute tout simple, aguicheuse, qui remue du cul pour attirer le client, parfumé comme une vendeuse de chez Séphora. Elle a des manières un peu vulgaire, un peu putassière, mais on va pas lui reprocher, c'est une pute. Et la seule chose qu'on demande à une pute, c'est de nous donner du plaisir. Et sur ce plan là, Hadouken fait les choses vraiment bien.



La musique est efficace, puissante, certes musicalement parlant y'a rien de bien recherché, mais les mecs ont tout compris : leur musique est calibré pour plaire à la jeunesse du XXIe siècle. Aucun teenager ne peut résister. Ils ont le sens de la formule efficace, vaguement contestataire, mélodiquement addictif et dévastateur comme le krokodil en Sibérie.
Pourtant au détours de certains titres, le groupe prouve qu'il sait composé de vrais mélodies, et pas juste de l'éléctro-rock-hip-hop surboosté aux stéroïdes : Driving Nowhere par exemple sur le premier album ou House Is Falling sur le second laissent entrevoir un vrai potentiel pour des mélodies pop.
Hadouken c'est un peu comme si Crystal Castles avait des relations sexuelles arrosée de viagra avec les Klaxons, comme si les feu Test Icicles s"offraient un gang-bang avec Atari Teenage Riot, comme si les mecs de Prodigy venaient partouzer avec ceux de N.E.R.D, comme si on venait de découvrir l'enfant illégitime de Bomfunk MC's (ne crachez pas sur ce truc, les 90's ont enfanté des trucs bien plus dégueus) et Pendulum.
On va quand même pas cracher dessus.







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