jeudi 19 juin 2014

Music For The Masses #30 / Les gens m'appellent l'idole des jeunes #23 : Austin Mahone - The Secret.



Décidément, 2014 est une année de merde, une année de déception. Après l'échec du premier album de The Vamps, le jeune texan Austin Mahone (qui convoite la place très prisée de Justin Bieber depuis que celui ci n'en finit plus de faire sa crise d'adolescence et semble bien parti pour suivre une chemin qui mène droit au rap) était le second challenger à tenter sa chance sous le signe de la pucelle.



Austin c'est à la base un ado qui ,comme beaucoup d'autres de sa génération, passe son temps à faire des reprises diverses et variées puis à les poster sur Youtube, arborant par là même un joli appareil dentaire (par respect pour lui, je ne posterais pas de photo incriminante...même si Austin est l'un des rares à pouvoir porter un appareil dentaire sans trop affecter son level de cutenesse [désolé pour les néologismes, anglicismes, c'est mon post, mon blog, je fais ce que je veux (y compris foutre des parenthèses à l'intérieur d'autres parenthèses)]).
Repéré par un producteur (probablement un peu pédophile sur les bords, vous ne m'enlèverez pas de l'idée que l'industrie musicale pour pucelle fait très vampire avide de sang frais [pour être gentil (et hop encore des doubles parenthèses, aucun respect pour la langue française, Marine aide-nous)]), le jeune homme sort quelques titres anecdotique avant qu'on ne lui trouve une direction précise.



"What About Love", son premier "vrai" single (qu'on retrouve en bonus sur la version iTunes Europe) annonçait la teneur de cet EP (qui, en comptant les divers titres bonus des différentes éditions, ressemble presque à un album puisqu'on arrive à une dizaine de titres) : des influences 90's piochés dans des boys-band associées à une prod moderne.
On va pas se mentir, "What About Love" c'était sympa mais surtout grâce à sa vidéo et la jolie bouille de Austin qui fait le pitre, parce que le titre en lui même est certes pas dégueu mais loin d'être mémorable.
Et malheureusement, le reste de cet EP reproduit quasi à l'identique la formule.
Ainsi, si "The Secret" bénéficie d'une prod efficace, elle n'en est pas moins ultra lourdingue et ne change quasiment pas au fil des titres : "Next To You", "Secret" et "Can't Fight This Love" reprennent les influences boys-band couplées à cette prod ultra lourde propre à Red One, un peu comme si N'Sync et Backstreet Boys avaient copulé avec David Ghetta pour enfanter Austin Mahone (avouez que c'est effrayant).
"Mmm Yeah" (titre sans Red One aux commandes... je vais le préciser à chaque fois parce que c'est important) parvient à s'extirper de la masse grâce à une prod plus légère, plus pop et donc à un ensemble plus frais et moderne. Seul ombre au tableau pour ce morceau, l'infâme Pitbull (le rappeur qui perd tout son charisme quand il enlève ses lunettes, l'anti-Superman quoi) qui vient donner de la voix : je suis pas convaincu qu'il était vraiment nécessaire (à part pour la notoriété... qu'une tanche comme ça soit aussi célèbre, ça en dit long sur cette époque de merde...on vous conseillera donc de mater la lyrics vidéo du titre plutôt que la vidéo officielle qui ne ressemble à rien sauf à une accumulation de mauvais gout dans beaucoup de domaine, Pitbull était surement la plus grande [Allez hop, encore un petit coup, c'est gratuit]).
La version basique de l'album se conclue par une ballade (sans Red One encore) nommée "All I Ever Need" qui serait presque écoutable après cette avalanche de caca mais qui ne révolutionnera encore pas grand chose et qui rappelle encore des trucs plus anciens (même si je ne saurais vous dire quoi).



Les titres bonus ne relèvent pas le niveau, avec une power ballade dans la lignée du reste et un titre acoustique (l'acoustique c'est le truc le plus facile pour faire chialer la pucelle) qui ne parvient pas à masquer l'obsession de Red One pour le pire de la pop 90's.
Seul "U" (encore une fois, sans Red One) reste assez sympa à écouter avec son felling RNB Bieber style peut être mais nettement plus frais que le reste (je viens de dire qu'un titre RNB était bien, ça vous laisse une idée de la qualité du reste).



Un EP pas très encourageant pour le futur album, plombé par un producteur incapable de faire autre chose que de repomper des trucs qu'on aimerait oublier et, une fois n'est pas coutume, pas du tout à la hauteur des quelques charmants singles entendus jusque là (entre "What About Love", "Mmm Yeah" et "Banga Banga", ça laissait entrevoir un futur plus brillant).
Après The Vamps qui laisse passer sa chance d'être le possible héritier des 1D (en pleine tourmente médiatique depuis que Louis et Zayn ont décidé de se filmer en train de fumer de la marijuana [la marijuana c'est mal, m'voyer].... ce qui n'était pas très intelligent de leur part [se filmer hein, qu'il fume de la marijuana c'est assez banal en sachant que les USA sont doucement en train de la légaliser un peu partout sur leur territoire] mais pas de quoi en faire un scandale. Les révélations sur le peu de bien qu'ils pensent de leur dernier bouquin étaient très révélatrices, mêmes si elles n'ont surprises que les plus teubés : tous le merchandising est décidé par le management, le groupe se contente acquiescer en public mais n'en pense pas moins en privé. One Direction goes rebelles, réjouissons-nous [mais ceci est un autre sujet]), Austin perd sa chance de devenir le "prochain Justin Bieber", c'est dommage parce qu'il semble plutôt sincère et honnête.



Que reste-il alors? Le joli minois de Mahone qui vient tout juste d'avoir 18 ans (c'est bon, vous pouvez donc fantasmer sur lui sans avoir mauvaise conscience) et qui reste nettement plus mignon et baisable que le Canadien, mais il faut qu'il pense à éviter les fautes de gouts vestimentaires comme capillaires (parce que parfois il ressemble à un mini Julio Iglesias le pauvre, y'a qu"à regarder cette affreuse pochette : qui a envie d'acheter un truc aussi laid, c'est quoi cette chemise, on dirait un ersatz mexicain de Justin Bieber ).
Malheureusement, niveau musique, c'est à nouveau une belle déception, à croire que les producteurs ne parviennent pas à engendrer d'héritier potables pour les grosses pop idols qui ont ouvert une nouvelle ère dans le mainstream musical, comme si à vouloir répéter la formule sans avoir l'air de faire du copier/coller, on ne parvenait pas à trouver de next big thing aussi intéressant et avec sa propre personnalité. Si les One Direction s'inspire forcément de manière indirecte de leurs ainés 90's que sont les Backstreet Boys, si Bieber n'est autre que le nouveau Jesse McCartney ou Aaron Carter, le groupe anglais et le chanteur canadien ont posé leur empreinte moderne sur ce genre que l'on pensait en désuétude, sur une cible qui manquait cruellement d'idole à vénérer.



Les tentatives pour trouver un futur remplaçant lorsque la place sera vacante semblent se heurter à un problème de taille : comment trouver une nouvelle formule aussi attrayante sans paraitre créer des clones? Brider par le succès énorme des leaders actuels, les nouveaux prétendants semblent apeurés par ceux-ci, manquant cruellement de personnalité excitante ou originale, coincés par un manque de prise de risque au niveau musical, qui les empêchent d'exister.
Le problème de Mahone se situe d'abord au niveau de la production musicale, Red One mixant de mauvaises influences avec une prod bien trop lourde, et au niveau de l'image ensuite : d'accord il est mignon et son naturel le rend attachant, mais ça ne constitue pas vraiment un trait de caractère. On ne sait pas trop qui il est encore, il manque d'aspérité, de coté sombre... les frasques de Bieber sont critiquables mais contribue à le rendre moins lisse alors que Austin est mignon tout plein mais est ce que c'est vraiment vendeur sur le long terme?
Pire, les managements aujourd'hui semblent ne pas vouloir prendre de risque : que ce soit pour Mahone ou The Vamps, on sent qu'il y a une sorte de stratégie progressive, une volonté de l'installer progressivement dans le paysage musical avant de vraiment rentrer dans le vif du sujet; d'où cette impression désagréable d'avoir affaire à un amuse-bouche, un EP histoire de tâter le terrain.
Il faudra quelque chose de bien plus consistant à l'avenir pour que le jeune texan ne sombre pas très vite dans l'oubli : avoir une belle gueule, ça ne dure pas toujours.

NB 1 : Austin à une qualité rare, c'est l'un de ces garçons qui sont nettement plus charmants et mignons au naturel que bien maquillé et coiffé.

NB 2 : J'ai limite honte d'être obligé de foutre la photo de la pochette de l'EP, tant je la trouve laide et tant elle ne rend pas grâce au garçon.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.