Et au milieu de cette solitude, j'essayais de me rappeler celui que j'étais il y a 5 ans. Il y a 10 ans. Avant tout ça. Avant les pertes et les désillusions. Comme si le monde était un endroit meilleur à cette époque. J'essayais de retrouver cette part de moi qui pensais encore que tout était possible à ce moment. Était-je à la recherche d'une forme de nostalgie? Ou de vérité perdue? Oubliée? J'étais à la recherche d'une identité. D'un sens à la vie. Comme tant d'autres. C'est peut être ça la grande tragédie de l'être humain : l'absurdité de la vie. Nous sommes incapable de l'accepter et nous nous réfugions dans des fables, dans des mirages, pour se voiler la face. La religion, les phénomènes paranormaux, la fiction et le divertissement, l'amour... autant de dérivatifs pour l'esprit, pour éviter qu'il ne se confronte à la pénible réalité. Nous ne voulons pas être heureux, nous voulons avoir l'esprit occupé, peu importe la façon. Nous ne voulons pas été débarrassés de nos petits drames personnels parce que sinon, que resterait-il, sinon le terrifiant vide de l'existence.
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