mardi 9 février 2010

Make a change, kill your dog.



Welcome back, vous êtes toujours en France, la pays où l'on ne chercher plus de pétrôle, on a carrément entrepris des fouilles archéologiques de grande ampleur, on y cherche peut être la source profondément entérrée de la connerie qui frappe le pays, un fléau mortel qui fait des ravages.
On s'est remis des fêtes de fin d'année, on a digéré le foie gras, la dinde, le champagne, les chants de noël et les cadeaux pourraves qu'on essaye de revendre sur e-bay, bonne année, bonne santé et nia, nia, nia.
Bon allez encore 2 ans à tenir avant DSK à la présidence (spoiler inside, c'est un peu comme les révélations sur la dernière saison de Lost, sauf que c'est encore plus prévisible), remarquez quand je dis DSK à la présidence c'est pas que ça m'enchante plus que ça hein, un prété pour un rendu, mais on a atteint un tel niveau d'absurdité que s'en est devenu effrayant.
Pour cette année 2010 qui s'annonce fabuleuse, on remarquera une tendance générale, celle de la régression : la France est de plus en plus rapidement en train de régresser vers un âge très ancien de la stupidité, à croire qu'on cherche à gagner le prix de la connerie universelle.
La connerie française se distingue par quelques symptômes facilement indentifiables :

1.) Le débat sur l'identité nationale (qui finira par imposer le maroual au petit déj dans toutes les écoles...lulz...on rigole, on rigole, mais on voit pas le danger, copyright : mon ancienne DRH, qui avait un humour très particulier, en particulier dans les relations sado-masochistes... la seule qui comprendra c'est bien elle, mais je doute fort qu'elle passe par ici).
Le gouvernement voir très mal la burka et le nicab, parce qu'en France, même si on rigole beaucoup c'est pas le carnaval (c'est plutôt la foire au n'importe quoi), donc sous prétexte d'un argument sécuritaire (on revient toujours aux fondamentaux) qui veut qu'on entre pas masqué dans un lieu public, le gouvernement aimerait bien que tout le monde dévoile son identité secrête dans les banques, les mairies, au monoprix du coin... (Peter Parker a révélé la sienne lors de Civil War et on voit ce que ça lui a couté). On aimerait aussi interdire le nicab parce que c'est une mesure rétrograde pour la femme, et parce que tout le monde pense que c'est les méchants maris musulmants qui obligent leur épouse à la porter. D'où cette très bonne initiative de l'émission Cactus sur Paris Première, d'inviter une femme portant le nicab...et le faisant pour des convictions religieuses (ce n'était pas le méchant mari qui l'esclavagisait); soudain, tout les acquis des différents invités tombaient en morceaux (un peu comme un môme qui découvre que le Père Noël n'existe pas), surtout ceux de la fidèle militante de Ni Putes, Ni Soumises, eternelle combattante des droits de la femme, qui se voyait gentilement rétorquer de se méler de ses affaires vu qu'on ne lui avait rien demandé (ce qui n'est que justice, vu le nombre de militants asso qui veulent defendre des minorités quand parfois on ne leur a rien demandé du tout : l'excès de zèle c'est stupide, même pour une noble cause). Le plus drôle c'etait quand même de voir l'étroitesse d'esprit des différents invités, toute position confondue (droite, gauche, journaliste, politique, rappeur, militante, décorations d'intérieur...) en essayant de se la jouer defenseur des opprimés alors que la jeune femme ne cessait de leur expliquer que c'était un choix personel, du même ordre que celles qui rentre dans les ordres chrétien et font voeu de chasteté et etc : oui on trouve tous ça dommage et on adhère pas, mais c'est un peu le principe de la liberté. Sachant, rapellons le, qu'il n'y a en tout et pour tout que 367 femmes en France à porter le nicab... sur 65 millions d'habitants, soit un pourcentage complétement misérable. Rappelons egalement qu'aucun incident n'a jusqu'au jour d'aujourd'hui été signalé implicant le port du nicab, aucun terroriste ou criminel ne s'est servi de ce vétement pour commetre des actes répréhensibles... cherchez la logique.
A la base il s'agissait du débat sur l'identité nationale, à l'arrivée c'est devenu un débat sur le port du nicab dans les lieux public : comment d'un point A nous sommes arrivés à un point Z en ignorant complétement les autres points entre, une leçon que seul le gouvernement Sarkozy est capable d'enseigner.

2.) La relaxe de Villepin dans le procès Clearstream.
La saga de l'hiver, avec des acteurs aussi mauvais que l'été sur TF1, et on essaye toujours de nous faire croire que la justice est la même pour tout le monde... la suite est prévue pour 2012.

3.) Les régionales qui finiront dans le rouge.
C'est une constante en France, gouvernement de Droite/ régionale de Gauche, ça fait partie des grands mystères de la vie, avec cette grande question qui consiste à se demander comment Pascal Obispo a pu un jour vendre des albums et comment il peut continuer à en vendre : les voies de l'industrie du disque sont impénatrable.

 4.) Le double salaire de Henry Proglio.
No Comment.

5.) L'apparition télévisé de Nicolas Sarkozy qui répond aux français.
Toujours hillarant, surtout face à Laurence Ferrari, on sentait qu'il etait à deux doigts de se lever et de lui en retourner une. C'est une constante chez Sarkozy, cette sensation qu'il en faudrait peu pour ce qu'il se tranforme en Mister Hyde, c'est très drôle à chaque fois; on retiendra quand même une très belle phrase prononcée par le président lui même et qui restera comme la plus belle tirade qu'il ait dite en direct : "C'est comme dans un couple, quand on ne parle pas, 10 ans plus tard c'est la catastrophe", merci de résumer la politique française en une phrase aussi courte, effectivement c'est bel et bien la catastrophe.

 5.)Le meilleur pour la fin : Christine Boutin (après Vanneste recemment, Boutin aussi se lance dans la comédie) choqué par le court métrage "Le baiser de la lune", racontant l'histoire d'amour entre un poisson chat et un poisson lune et ayant pour objectif de prévenir l'homophobie dès le CM1/CM2. Et visiblement elle n'était pas la seule, puisque d'autres (invités sur le plateau de Cactus, again) ont visblement été très choqué qu'on parle d'amour entre deux poissons mâle à des mômes de fin de primaire, encore tout innocent et habitués aux Télétubbies : non mais c'est vrai quoi, expliquer au mômes ce que c'est qu'une levrette c'est autorisé (chose qu'ils savent surement déjà à la fin de la primaire, je doute qu'ils aient attendu le gouvernement pour apprendre) mais l'homosexualité, oh non jamais...non mais c'est vrai, des fois qu'en regardant ce court métrage, ils deviennent tous PD, vous vous rendez compte, c'est sale... on remerciera donc surtout Pierre Lellouche, avec son regard de bovidé sous tranxenne qui assimile l'homosexualité et la pornographie tout en avouant que son avis n'est absolument pas objectif parce que la recherche de la vérité, il s'en branle (rapellons que Pierre Lellouche est en couple avec ...Vanessa Demouy, tout s'explique donc). Saluons quand même les quelques invités qui se sont montrés intelligents tel Claude Askolovitch, Rokhala Diallo et la présentatrice Geraldine Muhlmann, aussi charmante et jolie qu'elle est intelligente (ce qui est assez rare pour être précisé)

Et en bonus, le président devrait faire des excuses publiques aux africains au nom de la France pour leur avoir envoyé des abrutis pareils.

Au delà de tous ces gags qui n'en finissent plus de nous faire rire, y'a quand même des trucs cool qui sont arrivés.
Tel le dernier album des These New Puritans, un quatuor brittanique révélé lors de l'été 2008, au cours de cette fameuse vague d'éléctro/rock sautillant qui avait submergé nos oreilles; on avait eu Late Of  The Pier, Friendly Fires, Foals qui s'étaient révélé les plus efficaces grâce à l'album "Antidotes", et ces nouveaux puritains, qui avaient remporté la palme du groupe à suivre : guitares plus sales, des tubes efficaces certes ("Elvis", "En Papier") mais une volonté d'experimentions et le phrasé hip-hop du chanteur, autant d'éléments qui avaient piqués notre curiosité. Ils sont donc de retour avec "Hidden", un album plus travaillé : orchestre de cuivre, minimalisme, experimentations mais sans prétentions auteurisantes, atmosphère menaçante, rythmes tribaux, un pied dans chaque camp. Un deuxième album qui confirme tout le bien que je pensais d'eux.



Le nouveau Massive Attack aussi est une très belle réussite. 7 ans après "100th Window" élaboré par 3D seul, Daddy G retrouve son comparse et une poignée d'invités prestigieux pour "Heligoland", la renaissance du collectif Massive Attack, un album plus ouvert, moins renfermé sur lui même que ne l'était les deux précédents. Et c'est bien simple, y'a rien à jeter. Si "Pray For Rain", avec la voix de Tunde Adepimbe de TV On The Radio et "Babel" que magnifie la voix enchanteresse de Martina Topley Bird, introduisent l'album de façon plutôt tranquille, "Spitting The Atom" démarre les choses sérieuses, Guy Garvey, chanteur de Elbow, fait sonner "Flat Of The Blade" comme des experimentations à la Radiohead, la voix de 3D sur "Atlas air" ou "Rush Minute" rapelle le Massive Attack de Mezzanine/100th Window... non, vraiment un très très bon retour : plus il tourne, plus il se bonnifie.



N'oublions pas non plus de jeter une oreille sur le dernier Beach House prénommé "Teen Dream" et sa pop onirique et classique,  le "Vexations" de Get Well Soon qui même s'il n'invente rien est plutôt agréable, et au "The First Days Of Spring" de Noah and The Whale qu'on avait découvert avec un premier album de folk songs ensoleillés assez inégal et qui revient avec un album de rupture amoureuse qui ne céde pas à la fatalité, un album plus cohérent et homogène et bien meilleur.







Bon allez, il est 4h du mat, Ben Frost passe en fond musical (je crois que je reviendrais prochainement [avec toute l'incertitude que possède la notion de prochainement pour moi] sur les oubliés de 2009) et j'ai des vieux fantômes à traquer.
Stay cool, have fun et wank every day.

Ezekiel - Futur idole pour maison de retraite 2.0

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