jeudi 25 novembre 2010

Constant Shallowness Leads To Evil [12] - The Angelic Conversation (1994)



Coil a très souvent travaillé en colaboration avec Derek Jarman, cinéaste anglais underground à qui l'ont doit notamment le sublime Caravaggio, et cet album est le témoignage de leur première collaboration.
Le film de Jarman divisera surement autant que la B.O, puisqu'il ne consiste qu'en la juxtaposition d'une série de tableau homo-romantique/homo-érotique, sur une cadence ralentie.
L'album de Coil qui lui sert de fond sonore est à l'image du long métrage, une musique très lente, sensuelle, voire minimaliste, qui n'est pas sans rappeler parfois les tout premiers travaux du groupe ("Angelic Stations" et ses bruits de gongs accompagnés de bourdonnements rotatifs), une musique rituelle, quelques fois des bruits naturels (de l'eau sur "Escalation") et sur ces quelques étranges éléments, Judi Dench (l'actrice que l'on connait pour avoir joué le rôle de M dans les adaptations cinématographiques des James Bond) qui récite des sonnets de Shakespear, d'une voix hypnotisante.
Le rythme se fait soudain plus martial au milieu de "Escalation", et on notera aussi "Montecute" en conclusion qui se détache du lot mais reste une version épurée de "At The Heart Of It All" que l'on trouvait sur Scatology.
On peut trouver ça intéressant, curieux, poétique et envoutant, mais on peut très bien trouver ça très schiant aussi, c'est pas interdit, mais il n'y aura pas de demi mesure avec cet album qui est un sans vraiment en être.

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