Si le dégout du monde suffisait à lui seul à conférer la sainteté, je vois pas comment je pourrais eviter la canonisation.
mercredi 5 janvier 2011
Second Report part 2 : I Am A Woman In Love.
Qui plus est l'aéroport c'est devenu plus contrôlé que si vous entriez rendre visite à Hannibal Lecter à Alcatraz depuis que des abrutis de terroristes barbus ont décidé de faire un remake de 24, je ne sais jamais ce que je peux emmener, ce que je peux garder sur moi, ce que je dois laisser dans ma valise... on finira par être obligé de prendre l'avion à poil (et je suis même pas contre je crois, Benway est totalement pour, il dit que ça lui rappellera le Cap D'agde ).
Arrivés après un trop long voyage pendant lequel je n'ai cessé de prier pour que l'avion ne s'écrase pas.
— Avec la chance qu'on a tous les deux, si on arrive sain et sauf, ce sera un miracle, dis-je à Benway alors qu'on survolait la Méditerranée.
— Moi je dis que tout est affaire de destin, je me suis toujours préparé à mourir, je n'ai pas peur.
— Moi je veux juste pas crever en allant assister à un putain de match de foot à la con, et qui plus est en ta compagnie.
Atterrissage à Cape Town, un chauffeur nous attendait, un panneau avec nos noms dessus entre les mains (écrit par un médecin parkinsonien visiblement), pour nous escorter jusqu'à nôtre hôtel.
— Alors, quels sont vos pronostics pour cette coupe du monde? nous demanda le chauffeur pendant le trajet.
— On est là pour couvrir l'événement, pas pour faire des pronostics : croyez moi, qui que ce soit, je m'en fout royalement!!
— Et puis les esclaves ça ne parle pas sans autorisation, rajouta Benway.
—Benway, l'Apartheid est terminé depuis 60 ans.
— Et alors !? On dirait le nom d'une grande chaine de supermarché.
— C'est les lois raciales en Afrique, la suprématie des blancs, toussa toussa, c'est terminé...
— Oh merde, l'esclavage a été abolie!? T'as été prévenir Nike, je suis pas certain qu'ils soient au courant.
Je le regardais droit dans les yeux.
— Quand je te parle, j'ai envie de me suicider soudainement.
— Je sais, j'ai généralement cet effet là sur les gens; ou ça, ou ils ont soudainement envie de me faire l'amour...
Le regard que je lui adressait en disait long sur mon degré de lassitude.
— ... ou les deux...
— Je n'ai même pas envie d'imaginer une seule seconde.
— Vous êtes en couple?
Le chauffeur parlait sérieusement, derrière ses lunettes à double foyers, manquant de nous envoyer ad-pâtres à chaque virage. Je savais que ce voyage allait être un cauchemar.
— Ne me faites pas regretter le bon temps des colonies, vous êtes payé pour conduire, pas pour faire des commentaires.
— Pas assez, me répondit-il simplement.
Je voulais bien le croire mais je n'y étais pour rien : on devrait penser à engager des chauffeurs muets.
Après avoir évité de justesse la chute dans un ravin et un camion citerne en face, nous arrivâmes sain et saufs à l'hôtel, je commençais à croire aux miracles.
La suite est logique et prévisible : un vrai calvaire. Non seulement l'Afrique du Sud c'est étouffant en été, et bourré de moustique plus dangereux qu'une pute à Pigalle, j'ai perdu 7 kilos en quelques semaines à force de crapahuter à droite et à gauche pour couvrir ces putains de match, mais en plus on a eu droit à aucun traitement de faveur : hôtels premiers prix, chambres parfois plus proches d'une cellule de garde à vue... les joueurs de l'équipe de France ont eu droit de choisir leur repas et d'imposer certaines conditions (une pute aveugle pour Ribéry par exemple), pas nous, un comble vu le spectacle qu'ils ont offert par la suite.
Parce que c'était bien ça le nerf de la guerre. J'avais vaguement suivi les qualifications mais j'avais assisté à l'affaire la plus grave de l'année : "La main de Thierry Henry", et je me rappelle être soudainement passé du bleu au vert (si un jour j'ai été bleu d'ailleurs, la patriotisme ça n'a jamais été trop mon truc, mais l'anti-patriotisme non plus) et avoir rejoins le camp irlandais après avoir vu sur BFM TV un adorable et cutinou petit irlandais expliquer en français et avec un accent plus fuckable que jamais (accent qui ne vaut évidemment pas celui de Dougie qui quoi qu'il fasse est fuckable, même quand il est déguise en hôtesse de l'air) qu'on avait triché.
Benway avait acheté plein de pop-corn en France pour l'occasion et se marrait déjà avant que les choses sérieuses commencent : il était loin de se douter que ça allait dépasser ses plus grandes espérances.
— Tu vas voir, vu comment on a réussi à se qualifier, ça va être la Coupe du Monde la plus mémorable à laquelle on va assister. Si on gagne, on sera accueilli en dieux pour être parvenu à réaliser l'impossible, si on perd, même Sakineh qui va bientôt se faire lyncher en Iran aura un supplice beaucoup plus supportable.
C'est donc en accord avec tous les pronostics nationaux (et les prédictions des voyants et autres marabouts, étonnement justes ce jour là) que l'on s'est vautrés lamentablement, dans le déshonneur le plus navrant, en continuant à se complaire dans la merde comme des bons sado-maso; la France entière avait oublié la grippe A et la crise financière aussi vite qu'une pute lituanienne oublie son quatorzième client de la journée dans la chaleur moite d'une chambre d'hôtel miteuse (comme la nôtre quoi, un peu tendance geôle colombiennes, le style préféré d'Ingrid), seul comptait désormais l'honneur sportif perdu et trainé dans le caca.
Je découvrais soudainement un pays dans lequel un sport collectif sur-payé était devenu plus crucial qu'une élection présidentielle, les français s'offusquaient brusquement du salaire des footballeurs parce que 50 millions par mois, s'ils gagnent c'est acceptable, mais s'ils perdent c'est se foutre de la gueule des honnêtes gens.
La suite de cette saga plus prévisible qu'un épisode des "Feux de l'Amour" a continué en coulisse : excuses ridicules, remake des Révoltés du Bounty, indiscrétions vulgaires... le pauvre Raymond mangeait sévère, battant le record de baisse de popularité la plus rapide, devant Nicolas Sarkozy lui même qui avait tant d'effort pour être aussi détesté.
Moi je les regardais s'agiter en pensant "on a l'équipe qu'on mérite d'une certaine manière", tout le vent qu'ils brassaient me semblait vain, vide, autant que le monde et les gens qui m'entouraient. Cette coupe du monde ne m'avait pas fait changer d'avis sur le football; je rentrais à l'hôtel, lassé et blasé par tout ce spectacle de la médiocrité médiatisée, en me demandant comment TF1 parviendrait à faire pire avec Secret Story.
Je m'endormais finalement avec l'intime conviction, de plus en plus prégnante, que la fin des temps était pour bientôt et que dieu merci ce serait un soulagement.
Une sonnerie de portable me réveilla, pas la mienne mais celle de Benway, "My Heart Will Go On" de Céline Dion, j'avais connu mieux comme réveil musical mais ce cher bon docteur a toujours des sonneries aussi merdiques : il m'avait expliqué qu'il avait choisi celle ci pour ne jamais oublier que son pays était en train d'emprunter la même trajectoire que le Titanic, en train de couler.
— Je tiens à vous prévenir tout de suite, qui que vous soyez, vous avez intérêt à avoir une raison valable de me réveiller aussi tôt, sinon vous encourrez une malédiction qui vous poursuivra toute votre vie.
Je regardais ma montre posée sur la table, il était 7h30 du matin.
— Monsieur, c'est Jeannine.
— Jeannine, que vous étiez conne, ça ce n'est pas une révélation, mais également suicidaire, ça c'est nouveau par contre.
— Toutes mes confuses Monsieur, mais je viens d'avoir un coup de fil de votre mère qui m'a chargé de vous transmettre un message : votre oncle Arthur vient de décéder dans un grave accident de mobylette, il a percuté un TGV.
— Jeannine, c'est la blague la plus nase qu'on m'ait faite.
— Ce n'est pas une blague Monsieur.
— C'est bien dommage! Je n'ai aucun oncle répondant au nom d'Arthur... ou bien si j'en ai un, je ne m'en rappelle plus, c'est donc sans importance. Vous m'appelez à cette heure-ci pour m'apprendre un truc aussi inutile ? Pourquoi vous appelez sur le portable de Benway ?
— Parce que le vôtre ne répond pas Monsieur.
— Je devrais vous virer Jeannine.
— J'en ai conscience Monsieur mais vous ne pouvez pas, je suis la seule qui ait acceptée de travailler pour vous ou qui ne soit pas encore défenestrer.
Cette conne avait tout à fait raison.
— Arguments plein de bons sens... Je me demande d'ailleurs pourquoi ? Vous devez avoir des penchants sado-maso il faut croire, ou alors vous êtes encore plus conne que je ne le pense Jeannine.
— Je ne saurais vous répondre Monsieur mais vous devez avoir raison.
— sur quel point : le SM ou la votre débilité profonde ?
— Un peu des deux surement Monsieur.
— Jeannine, vous avez quel âge ?
— 22 ans Monsieur.
— Comment peut on avoir 22 ans, être aussi bien gaulée et avoir un tel nom à la con ? Vos parents vous détestaient ?
— Je n'ai jamais pensé à leur demander Monsieur.
— C'est étonnant qu'avec le physique que vous trimballer, Benway ne vous ait pas encore harcelée.
— Il l'a déjà fait Monsieur, la dernière fois qu'il est passé devant mon bureau, il m'a dit texto "qu'il aimerait beaucoup me bouffer la tourte aux fruits de mer" et il a aussi montré ses talents de poète en faisant rimer mon prénom avec une partie de son anatomie.
— Bon, enfin quelque chose d'à peu près normal. Où est Benway d'ailleurs ?
Je me levai en direction de la salle bain à l'intérieur de laquelle j'entendais du bruit, la porte n'était pas fermée, je réprimais un haut le coeur en rentrant.
— Un problème Monsieur ?
Benway était nu dans la douche, accompagné d'une africaine, une prostitué probablement, à laquelle il manquait un bras.
— Les joies de l'exotisme mec, tu devrais essayer !!
Je fermais la porte et retournais m'asseoir sur le lit en essayant de ne pas vomir et d'ôter ces affreuses images de ma tête.
— Non aucun problème Jeannine, juste la chaleur du pays qui a dû taper un peu trop fort. On sera bientôt de retour, il n'y a plus grand chose à dire maintenant, ce n'est plus de nôtre ressort... Oh et Jeannine, la prochaine fois que vous m'appelez Monsieur et que vous me donnez l'impression d'avoir 50 ans, je vous bute, pour de vrai.
— Oui Monsieur.
Elle raccrocha avant que j'ai pu ajouter autre chose, me laissant avec la conviction définitive qu'elle était vraiment très conne. Je me recouchai pour me réveiller quelques heures plus tard, Benway était allongé juste à coté de moi, je le fixai avec un air mi-effrayé, mi-consterné.
— Quoi !?
— Rien, laisse tomber! On se casse aujourd'hui, j'en peux plus de cet enfer, de la chaleur et des ballons rond, de n'importe quelle ballons d'ailleurs.
Nous chopâmes le premier avion pour la France, le fiasco footballistique nous suivait comme une trace de pisse concentrée, les journalistes anglais se foutaient allégrement de notre gueule, Benway leur avait rétorqué que lorsque l'on était pas capable de gagner contre l'Algérie, on évitait normalement de donner des leçons. Domenech était devenu une sorcière en plein de milieu de l'inquisition médiatique et c'était la grosse Roselyne qui était revenu au pas de charge envahir les écrans de télés.
— Je croyais qu'elle était ministre la santé cette conne.
— Ouaip, c'est Rama Yade la ministre des sports mais elle est moins drôle, ils auraient dû l'envoyer aux Indonésiens lors du tsunami.
—Elle va ptet essayer de leur refourguer ses piquouses, qui sait ça les aiderait peut être à jouer mieux.
Autant dire qu'on allait en avoir pour tout l'été, encore mieux que Dolmen : finalement, l'équipe de France de football était à l'image du pays, un beau bordel et une vrai catastrophe.
Retour en France par le premier charter trouvé : pendant nôtre absence, les choses avaient empirées comme prévue; retour au fondamentaux, aux marronniers de l'UMP, l'immigration donc : Hortefeux, Besson et Bertrand (la trinité diabolique : au nom de l'enflure, de l'ordure et de la pourriture, heil!) décident de renvoyer les roms dans leur pays, histoire de s'occuper un peu en attendant la rentrée.
J'ai toujours eu du mal à savoir d'où venait ces fameux roms : Roumanie ? Bulgarie ? Hongrie ? Enfin des contrées où on pratique la prostitution dès l'âge de 12 ans comme institution nationale, le snuff-movie, le trafic d'organe et le trafic d'être humain (genre Hostel ou A Serbian Film), les pays dans lesquels tu te couches le soir pour te réveiller le matin avec un rein en moins : des destinations charmantes pour mes prochaines vacances.
Le gouvernement venait donc d'inventer un nouveau concept bien particulier : l'expulsion volontaire, la meilleur blague de cet été.
— L'esclavage a été aboli en Roumanie ? me demanda Benway.
— Vu que la Roumanie fait partir de l'UE, je suppose que oui et que je suppose que l'esclavage a été aboli partout ou presque, pourquoi ?
— On aurait pu adopter un roumain pour en faire un esclave et remplacer Jeannine.
— Pourquoi tu veux remplacer Jeannine ?
— Elle refuse de coucher avec moi et donc d'assouvir mes pulsions de mâle et donc elle m'empêche de faire correctement mon travail : je bosse mal les couilles pleines.
Ma fatigue et ma lassitude ne diminuait pas, j'avais des envie de génocide quelquefois, j'aurais pu facilement commencer à m'entrainer sur Benway.
— Benway, t'aurais pas un truc contre les envies soudaines de terrorisme ?
— Euh, je sais pas, tu veux des somnifères, genre du Valium ou du Lexomil ?
— Non!! T'aurais pas un truc plus adéquat pour compenser l'absence d'un vaccin contre la connerie , un truc fun...
— LSD ou champis alors, un contact m'en a récemment ramenés d'Islande, ça pousse comme des pissenlits au bord du volcan.
— Vive le bio, va pour les champis.
J'avalais le remède miracle de Benway qui ne se fit pas prier pour m'accompagner. Une petite demi-heure plus tard, allongé sur le sofa, la TV en marche sur une énième rediffusion d'un Steven Seagal sur la TNT, Kylie Minogue m'apparut, se matérialisant soudainement dans des volutes de fumée et des effets pyrotechniques.
— Pourquoi est ce que c'est vous qui venez ? Quitte à pouvoir discuter avec des gens célèbres, j'aurais préféré Nietzsche ou Schopenhauer, surement plus adéquats pour résoudre mes problèmes...
— Ils sont morts.
— Quelle révélation ! Je sais qu'ils sont morts, et alors? Depuis quand des hallucinations doivent obligatoirement concernées des gens vivants ?
— Tu ne sais même pas à quoi ressemble Nietzsche ou Schopenhauer.
— Pas faux. Ils doivent ressembler à des barbus comme tous les philosophes.
— J'ai peut être l'air de Kylie Minogue en apparence, mais j'ai autant de connaissance que n'importe quel philosophe.
— Super !! J'ai toujours rêvé de poser des questions existentielles à une chanteuse pop australienne.
— Si tu continue à râler, je me casse, tu te démerdera tout seul !
— Ok,ok, c'est bon, je m'excuse. Bon, par où je commence ?
— Par le début, me répondit-elle d'un ton sarcastique, mais magnes-toi le fion, l'Australie c'est pas la porte à coté.
— Je suis tiraillé entre raison et passion.
— Je sens qu'on va en avoir pour des heures si ça commence comme ça.
— Je n'arrive pas à choisir entre deux personnes pour lesquelles j'ai des sentiments : d'un coté, le bon sens, avec une histoire commencée il y a pas mal mois, la certitude qu'il y a quelque chose entre nous deux et pas mal d'avantages... mais de l'autre il y a une chimère, que j'ai quitté il y a 4 ans à une époque où j'étais beaucoup moins adulte, que j'ai laissé involontairement avec des questions dont j'aimerais les réponses mais ce n'est qu'un spectre, une obsession dont la recherche a très peu de sens, je ne sais même pas si on est dans le même camp et pourtant je ne sais pas, je continue à m'y accrocher.
Kylie Miogue s'était transformée en Nick Cave, mais sa voix n'avait pas changée.
— Bon c'est un scénario pour série teenage post-Dawson, qu'est ce que tu veux que je te dise ? Tu te poses trop de question, les gens normaux décident et quand ils ont fait une erreur, ils se séparent et essayent avec une autre personne, c'est ce qui caractérise l'être humain, le droit à l'erreur. Tu ne peux pas te permettre de laisser échapper une occasion que tu tu attends depuis tant de mois, ce serait d'une très grande stupidité : essaye et tu verras, tu ne t'engages pas pour la vie, y'a aucun contrat de signé.
— Ça fait très "Théorie du Kleenex", je prend et je jette dès que je n'ai plus besoin.
— C'est exactement ça.
— Ça manque de finesse.
— La finesse est un luxe dont il faut parfois savoir se passer, c'est cruel mais la vie est ainsi, les règles qui régissent les rapports humains sont parfois...brutale, ce n'est pas moi qui les ai édicté; et je ne suis qu'une hallucination après tout, tu n'es pas obligé de suivre mes conseils, tu me poses une question, je te répond franchement. Autre chose ?
— Vous êtes Nick Cave ou Kylie Minogue ?
— Je suis Nick Minogue ou Kylie Cave, je ne suis rien, et je suis tout, je suis ce que tu veux que je soit.
— C'est ce que disais une actrice dans le dernier porno que Benway a maté.
I:l/elle disparu et je finit par m'endormir, pas plus avancé. Le retour à la réalité me ramena à une constatation : une fois de plus, chaque saison apportait avec elle son lot de nouveauté, de surprises; à chaque saison son événement étrange ou improbable, son lot de départ et de nouvelles histoires. Cette fois ci, le vent du changement était arrivé d'une direction bien improbable, inattendue : j'étais parti traquer un vieux fantôme dont j'avais retrouvé la trace, mais plus je cherchais, moins je trouvais, et une autre alternative s'était présenté, il me fallait maintenant choisir, et je ne parvenais pas à faire mon choix.
Il me faudrait tôt ou tard pourtant prendre une décision, et je continuais à faire languir le statut quo de peut de prendre la mauvaise.
Il y a certaines situation dans lesquels l'inconscient s'évertue à stagner pendant qu'une autre partie du cerveau souhaite avancer : l'être humain demeure une bien étrange machine.
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