BLACK SWAN de Darren Aronovski
Avant de décider de regarder Black Swan, il fallait déjà faire abstraction de trois problèmes de taille : Darren Aronovski en réalisateur + Nathalie Portman le saule pleureur en actrice principale + Vincent Cassel (celui étant l'obstacle le plus difficile à surmonter). Une fois dépassé cette horrible appréhension, il faut réussir à se taper jusqu'au bout un film de 2 heures ultra chiant sur une danseuse qui pète un câble.
Même si on sent les influence Argento ou Polanski dans le film, ça ne suffit pas à éveiller l'intérêt pour un scénario qui a du potentiel mais qui ne parvient jamais à décoller. Cette psychologie de comptoir et tous ces symboles métaphoriques (le passage de l'enfance à l'âge adulte par la découverte du désir sexuel et bla,bla,bla, Freud inside) appuyés de manière lourdingue laissent complètement froid et ne parviennent jamais à susciter l'excitation ou l'emballement. On regarde le film se dérouler devant nos yeux en commençant progressivement à se demander si cette merde va durer encore longtemps.
Arrivés à la moitié, on est désespéré parce que justement il reste encore une heure à supporter et qu'on sent que ça va être long : impression confirmée lorsque Nathalie Portman se touche sur son lit puis vire lesbienne érotique dans une scène.
On souffle, on regarde sa montre, on pense à autre chose (aux bons films qu'on a vu dernièrement par exemple), et puis arrive la scène de danse finale qui aurait pu sauver le film et être sublime mais qui se révèle être comme le reste du film : chiante, quelconque, naze. Tout le long de Black Swan, il manque une espèce de grâce pour emporter le film et le spectateur qui reste sur le bord de la route et ne parvient pas à décoller même avec la meilleur volonté du monde.
2/10



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