Si le dégout du monde suffisait à lui seul à conférer la sainteté, je vois pas comment je pourrais eviter la canonisation.
jeudi 30 septembre 2010
Constant Shallowness Leads To Evil [10] - Stolen And Contaminated Songs (1992)
Stolen And Contaminated Songs est à "Love Secret Domain ce que "Gold Is The Metal..." etait à "Horse Rotorvator", un album de chutes, les retombées de son grand frère, fait de versions alternatives de titres que l'on retrouvait dans le précédent et d'inédits dans la même veine.
A l'origine, cet album ne devait être disponible qu'à travers le mailorder du groupe et limité à 2000 copies mais sera rendu disponible en commerce.
Globalement, celui ci, même s'il montre encore des traces d'acid, est beaucoup plus posé, moins fou puisque seul le premier titre "Furthur" est typiquement dans la continuité de LSD.
Le reste se compose essentiellement de titres musicaux et éléctroniques comme "NASA-Arab" qui dévoile en compagnie de certains autres titres une musique éléctronique spatiale; des morceaux plus experimentaux ("Wrim Wram Wrom", "Her Friend The Wolves"), du jazz à tendance psyché avec "Omlagus Garfungiloops"...
Mais les titres les plus intéressants sont ceux qui s'éloignent de l'éléctronique pour aller défricher des terrains plus proche de la période moon music soit les courts et envoutants "Original Chaostrophy" et "Corybantic Ennuy", minimaux, fragiles et nocturnes.
Stolen And Contaminated Songs reste associé à son prédécesseur par la musique éléctronique qu'il déploie mais s'en éloigne progressivement par un ton moins enjoué, l'humeur n'est plus à la fête mais aux retombées.
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