Si le dégout du monde suffisait à lui seul à conférer la sainteté, je vois pas comment je pourrais eviter la canonisation.
lundi 20 septembre 2010
Constant Shallowness Leads To Evil [5] - Gold Is The Metal (With The Broadest Shoulders) (1987)
Gold Is The Metal (With The Broadest Shoulders) est l'album qui conclut la période "industrielle" de Coil, et a toujours été considéré comme les chutes de studio non utilisées sur le précédent Horse Rotorvator. Pourtant le groupe semblait considéré cet album comme un album à part entière, indépendant des autres;
malgré cela, on ne peut pas totalement donné tort à la théorie des "chutes", pas seulement parce qu'on retrouve certains titres du précédent opus dans des versions différentes, mais parce que Gold Is The Metal se rapproche énormément de ses deux grands frères.
On y retrouve donc des titres qui aurait pu figurer dans Horse Rotorvator ou Scatology, une musique industrielle agressive, bruyante et très apocalyptique (Paradisiac, Golden Hole), les surprises venant de titres plus apaisés comme le nocturne et envoutant "Cardinal Point" dans lequel les cordes lancinantes se voient accompagnées d'un chœur à la fois spectral mais magnifique, le très court "Boy In The Suitcase" est un titre lorgnant plutôt du coté d'une pop/new wave avec le chant de Peter Christopherson, d'autres comme "Either His Or Yours" ou " The Wheal" marient l'électronic et l'industriel pour montrer un coté plus apaisé et mélodique, tandis que "Hellraiser" est l'un des morceaux de la bande originale du film éponyme de Clive Barker.
A la base, Coil avait noué une entente cordiale avec l'écrivain grâce à Steve Thrower qui l'avait rencontré, et devait composé la bande originale du film; mais Barker cèdera finalement aux louanges de Hollywood, Hellraiser devenant le ratage que l'on connait.
La B.O composée par Coil se retrouvera sur un album à part la même année nommé "The Unrealeased Themes For Hellraiser" (sous titré "The Consequences Of Raising Hell") et le constat est sans appel : les titres du groupe sont bien plus qu'une simple B.O, des pièces froides, claustrophobiques et angoissantes qui collent bien plus à la vision de ce que devait être Hellraiser à la base.
Gold Is The Metal ne semble peut être pas forcément indispensable à première vu mais forme une espèce de continuité avec ses deux prédécesseur et recèle quelques pépites au milieu de "chutes" plus qu'honorable.
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